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Les smartphones jouent les espions?

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Compagnon quotidien de près de 17 millions de français, le smartphone ne serait pourtant pas, selon la CNIL, leur ami le plus fidèle et ceci quelque soit l’OS (iPhone, Android, Windows Phone, BlackBerry). Pour Isabelle Falque-Pierrotin, Présidente de la CNIL « compte tenu de la place grandissante qu’occupe le smartphone dans la vie des français » il sera nécessaire de « sensibiliser les utilisateurs pour les aider à mieux sécuriser et maîtriser leurs données personnelles ». Ainsi, la CNIL a cherché à mieux comprendre les pratiques des Français (données stockées, conscience de la sensibilité de ces données, protection des dites données). L’étude de Médiamétrie “Smartphone et vie privée” réalisée pour le compte de la CNIL a donc sondé près de 2 315 utilisateurs de smartphones.

Priority Inbox ne fait-il que trier les emails ?

Priority Inbox, une fonctionnalité supplémentaire dans quel but ?

Depuis peu, les utilisateurs du webmail Gmail peuvent activer sur leur compte de messagerie une nouvelle fonctionnalité appelée Priority Inbox, un outil permettant de trier les emails par degré d’importance (faible, moyenne, haute) et selon divers critères : le rythme d’échange avec chaque contact, la proportion de réponse par destinataire ou encore le taux d’ouverture des emails.

Cette fonctionnalité n’a, en soit, rien de révolutionnaire et consiste simplement à appliquer des filtres.

Ce service a déjà su convaincre plusieurs utilisateurs, mais restons sur nos gardes. Serait-ce encore un tour du géant Google pour mieux connaître notre vie privée ? Priority Inbox est-il réellement pertinent pour tous les utilisateurs ?

La Belgique souhaite conserver les traces des communications électroniques pendant 2 ans

Selon un communiqué du journal De Tijd, le ministre de la Justice Stefaan De Clerck souhaite conserver pendant deux ans toutes les traces des communications électroniques. Cette volonté s’applique aux échanges par mails et du moment auquel une personne se connecte au réseau internet. Le but : faciliter le travail des enquêteurs judiciaires (policiers ou magistrats.)

Facebook, partagez avec modération

Plus de 200 millions d’utilisateurs actifs, un nombre qui témoigne de l’engouement spectaculaire pour le réseau social le plus certainement connu au monde. Victime de son succès, Facebook attise tout autant la malveillance de tiers qui réussissent à percer les faiblesses du site en terme de sécurité. Failles qui permettraient notamment d’extraire et d’exploiter les données personnels des utilisateurs. Cette convoitise s’explique par la richesse informative détenus par le site : l’ouverture d’un compte Facebook implique la saisie d’informations très personnelles. C’est données sont régulièrement alimentés par ses membres qui mettent à jour leur profil.

Facebook fournit quelques données sur le nombre d’applications générées via son site :

Trop de mails personnels sur son lieu de travail peuvent nuire à son auteur…

Sans doute l’aurez-vous entendu (ou lu) à maintes reprises sur le net et dans la presse: aujourd’hui il ne fait pas bon lire et répondre à ses mails personnels sur son lieu de travail. Et ce, même pendant les horaires de repas ou de pause…

Archivage & messagerie pro font bon ménage

La messagerie électronique est un pôle de communication majeure et indispensable pour l’entreprise, ceci est un fait. Le flux d’informations transmis via cet outil ne cesse de croître et vient même devancer les classiques échanges papiers . Rapidité de transmission, coût minime, etc. ses avantages ne sont plus à démontrer.

L’avenir des solutions de messagerie passe-t-il forcément par le tout en ligne ?

Avec l’importance que prend la messagerie électronique au sein des échanges quotidiens, professionnels ou non, les utilisateurs finissent par être de plus en plus exigeants sur les services qui leur sont proposés. La messagerie a même acquis un tel poids dans certaines branches d’activité que sa disponibilité en est devenue un poste hautement critique pour lequel toute coupure du service est inenvisageable. De telles contraintes (nécessitant d’importants moyens d’exploitation) rendent alors évident le besoin d’externalisation du service, dans certaines entreprises.

D’ailleurs, les grandes firmes américaines en font toutes le pari : l’avenir de l’informatique passe par la dématérialisation. Le premier représentant de ce courant de pensée est bien évidemment Google. L’Ogre de Mountain View investit plusieurs milliards de dollars par an (que ce soit directement en Recherche & Développement ou par le biais de rachats stratégiques d’autres entreprises) pour asseoir sa position de premier fournisseur de services complets sur Internet. Le but ? Que chacun puisse disposer de ses données personnelles et les échanger avec d’autres personnes à travers un espace virtuel, accessible n’importe où, n’importe quand. L’idée est affriolante, certes, mais s’accorde-t-elle vraiment aux besoins des utilisateurs ? Le tout en ligne est-il une solution réellement gérable et les utilisateurs sont-ils prêts à l’accepter ? Pas si sûr.

Les limites du modèle retenu

Des faits récents démontrent que les services en ligne sont loin d’être infaillibles. Si les ressources accessibles deviennent virtuellement illimitées grâce à Internet, dans les faits, elles reposent pourtant bel et bien sur des moyens matériels et humains qui se trouvent, eux, être limités et pour lesquels leur expansion ne peut être dictée que par les moyens financiers dont dispose la firme. L’un des derniers cas critiques de ces dernières semaines est sans aucun doute l’exemple fourni par le service MobileMe d’Apple. Pressé de fournir elle aussi un service de messagerie et d’outils collaboratifs en ligne, la firme à la pomme a choisi de refondre son ancien service .Mac en @me.com et le rendre disponible en même temps que la nouvelle version de son SmartPhone, l’iPhone 3G.

Mal lui en a pris ! Non seulement la transition de l’ancien service vers le nouveau s’est concrétisée dans la douleur (avec la perte de certains emails des utilisateurs de .Mac migrés sur MobileMe), mais nombre des nouvelles fonctionnalités promises se sont retrouvées inutilisables (synchronisation entre périphériques à la peine), quand ce n’était pas le service tout entier qui devenait inaccessible, sous le nombre important des connexions utilisateurs. Mais là où le bât blesse, c’est que le service, dépourvu de publicité intégrée, est facturé 79€ par an. Une affaire sensible qui a obligé son charismatique PDG, Steve Jobs, à prendre les choses en main, ce qui est un fait extrêmement rare dans l’histoire de la firme de Cupernito.

Autre cas, autre exemple, avec Google cette fois-ci. Du jour au lendemain, plusieurs utilisateurs de GMail et de ses services annexes, comme les Google Apps, se sont retrouvés dans l’incapacité d’accéder à la moindre de leur ressource. En cause : l’impossibilité pour eux de se connecter et d’être identifiés avec leur compte GMail. Or, comme ce dernier est à la base de toute l’identification aux différents services en ligne fournis par Google, les victimes du problème se voyaient privées de toute leur existence virtuelle. Plus de mail, plus de document bureautique, plus d’agenda, plus de Messagerie Instantanée. Durant 12h, toutes les preuves de leur existence chez Google et de leurs possibilités de communication avec les outils dédiés se voyaient supprimées.

Heureusement, le problème a été identifié et les utilisateurs ont pu retrouver leur connexion et l’ensemble de leurs données. Mais l’affaire aura eu le mérite de témoigner de l’excès de confiance qu’on peut accorder à une entreprise gérant l’ensemble des données utilisateurs, y compris lorsqu’elle s’appelle Google et qu’on sait qu’elle dispose pourtant d’un parc de machines serveurs titanesque, étendu à l’échelle de la planète. La question en inquiète même certains si l’on prend conscience du fait que, tel un Big Brother, Google se positionne aussi sur des services comme la téléphonie mobile et la géolocalisation (à travers son système de cartes Maps ou son logiciel Google Earth). On pourrait estimer qu’il s’agit là de pure paranoïa, cependant les dirigeants de Google semblent s’être eux-mêmes résignés à la puissance de leurs solutions et à l’omniprésence de leurs services.

Le pied sur le frein ?

Face à ces problèmes, et sans même évoquer l’impérative nécessité de disposer d’une connexion réseau haut débit, des mesures adaptées s’imposent et se développent. La duplication des données est une des réponses les plus évidentes, bien que l’accès instantané et en toute circonstance à ces données en constitue par la suite la difficulté majeure pour proposer une solution valable. C’est pourtant le pari que s’est fait fort de relever la société Inboxx, par exemple, en proposant pour les professionnels une solution d’archivage des emails et des pièces jointes qui les accompagnent. Une notion d’archivage qui n’est pas à confondre avec celle de la sauvegarde, comme se fait un devoir de le souligner le Président de la société Inboxx dans son article publié sur ITRmanager.com.

Une autre alternative qui apparaît peu à peu est celle développée curieusement par les grandes firmes américaines proposant justement en ligne tout ce dont devrait avoir besoin l’utilisateur. Curieusement, parce que l’alternative distribuée a pour but de rendre disponibles les données de l’utilisateur en mode déconnecté. Autrement dit, après l’installation d’un logiciel sur son système, l’utilisateur se retrouve avec une copie partielle des ses données sur son ordinateur, et il a la possibilité de les gérer depuis ce logiciel et non plus seulement depuis l’interface en ligne originelle. Cette réponse logicielle de firmes telles que Google ou Yahoo! est surprenante car elle amène donc à reconsidérer l’idée que toute la gestion des données puisse s’effectuer seulement en ligne.

Réelle réponse étudiée aux contraintes du tout en ligne ou subtile marche arrière déguisée ? Car après tout, comment s’empêcher de faire un rapprochement entre ces logiciels, censés apporter une fonction novatrice à la gestion des données en ligne, et les logiciels clients de messagerie, comme Thunderbird ou Outlook, qui fonctionnent déjà sur ce principe depuis plusieurs années ? Pourtant, ces grandes firmes croient beaucoup en ce type de solution logicielle, et ce n’est pas le récent accord conclu entre Canonical (l’éditeur de la célèbre distribution Linux Ubuntu) et Yahoo! qui démontrera le contraire, en intégrant dorénavant au système Linux le nouveau client Zimbra Desktop.

Finalement, les solutions logicielles retenues par les grandes firmes tendraient à prouver que les actuels logiciels de messagerie installés localement sur les machines ont encore plusieurs années devant eux. La réalisation des projets centrés sur une dématérialisation complète des ressources, des systèmes d’exploitation ou des moyens de communication sont sans doute prématurés, à l’image d’Aurora de la Fondation Mozilla, qui n’est encore justement développé qu’à l’état de projet. A ce titre, il sera intéressant de suivre les évolutions du plug-in Snowl, édité par la même fondation en version beta, et destiné à son navigateur phare comme une première tentative de rapprochement vers le concept d’Aurora.