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Serait-ce la fin de l’email ?

emaildeathNous utilisons tous la messagerie électronique. Mais notre rythme de “consommation” des télécommunications a changé. Nous sommes en permanence connectés grâce à nos ordinateurs ou nos téléphones portables.

Au sein de cette population toujours plus friande de mode de communication synchrone, pourquoi faudrait-il se satisfaire  d’une réponse à venir par email quand il existe des outils d’échange qui implique un feedback plus “immédiat” comme la messagerie instantanée ou plus “impactant” car illustré comme le permettent certains réseaux sociaux et blogs ?

Certains considèrent ces derniers comme initiateurs de la disparition future de l’email. Mais différents éléments viennent contredire cette hypothèse, nous laissant à penser que la mort de l’email n’est pas pour demain…

Nokia favorise la mobilité avec l’arrivée de terminaux à 100 euros

image nokia 2730Une fois n’est pas coutume de parler des nouveautés en matière de téléphonie mobile.
Attendu pour le 3ème trimestre 2009 sur le marché français, deux mobiles signés Nokia vont très certainement trouver leur public. Design et compact, ces téléphones annoncés à des tarifs très abordables proposent néanmoins l’essentiel des fonctionnalités requises aujourd’hui pour un mobile. L’un des ces mobiles est le 2730 Classic (prix de vente annoncé 109 euros TTC) dont voici un condensé de ses fonctions :

- accès haut débit 3G
- appareil photo 2 mégapixels
- compatible ovi mail (service de messagerie mobile de Nokia)
- 2Go de mémoire
- écran 2” (résolution 320×240 pixels)

En route vers une interface standardisée des services VVM

VVM, quid?
Abréviation de Visual Voicemail, VVM désigne la messagerie vocale visuelle. Sous cette terminologie, il faut comprendre un service de lecture de répondeur nouvelle génération. Les messages vocaux sont matérialisés sous forme d’une liste où figurent les auteurs et dates de réception de chaque message.

Ce service présente l’avantage d’optimiser la gestion des messages vocaux et d’en faciliter la lecture.  Pour consulter le énième message de votre répondeur, il n’est plus nécessaire d’écouter l’ensemble de votre  boîte vocale. Il vous suffit simplement de sélectionner le message désiré.
Si pour une raison quelle qu’elle soit vous avez besoin de réentendre le message, inutile de le ré-écouter en entier. Le service permet à l’utilisateur de sélectionner une séquence en particulier.
Fonctionnalité supplémentaire, la sauvegarde des messages : il est appréciable de pouvoir conserver sans manipulation aucune ses messages.

Arrivée en France des premiers “Google Phone”

Arrivée prochaine en France des HTC Dream et HTC Magic, téléphones mobiles possédant le système Android développé par Google et plusieurs partenaires.
Le HTC Dream sera commercialisé cette semaine chez Orange, le HTC MAgic chez SFR en Avril.

Ainsi Google débarque dans le monde de la téléphonie mobile et apporte ses services dans le monde de l’internet mobile. (messagerie Gmail, le logiciel de cartographie Google Maps, la messagerie instantanée Google Talk, la plateforme de vidéos YouTube, un accès direct au moteur de recherche.)

Pour plus d’informations sur cette actualité, consulter l’article disponible sur le site Comment ça marche.

Sortie prévue de l’IPhone chez SFR pour le 8 Avril

Suite à la levée du monopole d’Orange par le  Conseil de la Concurrence de Paris et après diverses tractations entre les opérateurs et Apple, l’opérateur SFR annonce depuis le 24 Février la sortie de l’IPhone à partir du 8 Avril. Il est bon de rappeller qu’Orange possédait le monopole depuis Novembre 2007.

Free, nouvel acteur du marché 3G ?

Le FAI Free est présenté comme le nouvel opérateur de téléphonie mobile 3G. Il deviendrait ainsi le 4ème prestataire à entrer dans le “club” fermé français des opérateurs 3G dont font déjà partie SFR, Bouygues Telecom et Orange.

Ma Sfere : la messagerie « dans le nuage » selon SFR

Face à la sortie de l’iPhone (en exclusivité chez le concurrent Orange) et au service associé MobileMe d’Apple, SFR contre-attaque. Le deuxième opérateur de téléphonie mobile vient de rendre disponible un nouveau service de synchronisation « dans le nuage » pour les données et les messages de ses utilisateurs.

Annoncé conjointement avec la sortie, en exclusivité chez SFR, du Samsung Player Addict (un SmartPhone tactile marchant clairement sur les plate-bandes de l’iPhone), le service Ma Sfere s’articule autour de trois rubriques nommées « Mes contacts », « Mes messages » et « Mes contenus ».

Le service Ma Sfere a été conçu pour être accessible à la fois depuis un ordinateur (quel qu’il soit) et à la fois depuis un téléphone mobile (de préférence, associé à l’un des forfaits Illimythics 3G+ de l’opérateur), via une interface Web unique, disponible depuis le site Web de SFR. Ce qui rend plus particulièrement attrayantes les deux premières rubriques, comme le commente LeMondeInformatique.

Ainsi, « Mes contacts » synchronise la carnet d’adresses de l’utilisateur avec celui de son espace en ligne, en y ajoutant des fonctionnalités hérités des réseaux sociaux, comme l’humeur, la géolocalisation ou l’actualité personnelle des contacts. « Mes messages » fournit une interface de gestion centralisée pour les emails, les SMS, les MMS et les messages vocaux (dont la gestion de ces derniers prend comme modèle celle de la Messagerie Vocale Visuelle de l’iPhone). Enfin, « Mes contenus » permet aux clients SFR de transférer images, musiques ou vidéos (dans une limite de 150Mo par fichier) sur un espace de stockage en ligne limité à 1Go.

Ambitieux, Ma Sfere prévoit également l’envoi d’alertes, par SMS, des derniers commentaires des visiteurs sur les fichiers, transférés par le client vers son espace en ligne. Lequel se veut donc une sorte de blog composés de médias personnels.

Après MobileMe d’Apple, et en attendant Microsoft Live Mesh, SFR se dote de sa propre solution de synchronisation des données utilisateur qui, par la suite, sera disponible pour tous ses clients, y compris ses abonnés ADSL. Un nombre d’abonnés ADSL qui peut se révéler d’ailleurs assez conséquent, si l’on y aoute ceux du groupe Neuf Telecom (avec lequel SFR a récemment fusionné) !

Encore gratuit jusqu’au 31 décembre 2008, Ma Sfere devrait représenter, par la suite, un coût supplémentaire de 2€/mois ; sans compter les envois de fichiers vers l’espace personnel, qui seront facturés au prix d’un MMS non sur-taxé.

L’avenir des solutions de messagerie passe-t-il forcément par le tout en ligne ?

Avec l’importance que prend la messagerie électronique au sein des échanges quotidiens, professionnels ou non, les utilisateurs finissent par être de plus en plus exigeants sur les services qui leur sont proposés. La messagerie a même acquis un tel poids dans certaines branches d’activité que sa disponibilité en est devenue un poste hautement critique pour lequel toute coupure du service est inenvisageable. De telles contraintes (nécessitant d’importants moyens d’exploitation) rendent alors évident le besoin d’externalisation du service, dans certaines entreprises.

D’ailleurs, les grandes firmes américaines en font toutes le pari : l’avenir de l’informatique passe par la dématérialisation. Le premier représentant de ce courant de pensée est bien évidemment Google. L’Ogre de Mountain View investit plusieurs milliards de dollars par an (que ce soit directement en Recherche & Développement ou par le biais de rachats stratégiques d’autres entreprises) pour asseoir sa position de premier fournisseur de services complets sur Internet. Le but ? Que chacun puisse disposer de ses données personnelles et les échanger avec d’autres personnes à travers un espace virtuel, accessible n’importe où, n’importe quand. L’idée est affriolante, certes, mais s’accorde-t-elle vraiment aux besoins des utilisateurs ? Le tout en ligne est-il une solution réellement gérable et les utilisateurs sont-ils prêts à l’accepter ? Pas si sûr.

Les limites du modèle retenu

Des faits récents démontrent que les services en ligne sont loin d’être infaillibles. Si les ressources accessibles deviennent virtuellement illimitées grâce à Internet, dans les faits, elles reposent pourtant bel et bien sur des moyens matériels et humains qui se trouvent, eux, être limités et pour lesquels leur expansion ne peut être dictée que par les moyens financiers dont dispose la firme. L’un des derniers cas critiques de ces dernières semaines est sans aucun doute l’exemple fourni par le service MobileMe d’Apple. Pressé de fournir elle aussi un service de messagerie et d’outils collaboratifs en ligne, la firme à la pomme a choisi de refondre son ancien service .Mac en @me.com et le rendre disponible en même temps que la nouvelle version de son SmartPhone, l’iPhone 3G.

Mal lui en a pris ! Non seulement la transition de l’ancien service vers le nouveau s’est concrétisée dans la douleur (avec la perte de certains emails des utilisateurs de .Mac migrés sur MobileMe), mais nombre des nouvelles fonctionnalités promises se sont retrouvées inutilisables (synchronisation entre périphériques à la peine), quand ce n’était pas le service tout entier qui devenait inaccessible, sous le nombre important des connexions utilisateurs. Mais là où le bât blesse, c’est que le service, dépourvu de publicité intégrée, est facturé 79€ par an. Une affaire sensible qui a obligé son charismatique PDG, Steve Jobs, à prendre les choses en main, ce qui est un fait extrêmement rare dans l’histoire de la firme de Cupernito.

Autre cas, autre exemple, avec Google cette fois-ci. Du jour au lendemain, plusieurs utilisateurs de GMail et de ses services annexes, comme les Google Apps, se sont retrouvés dans l’incapacité d’accéder à la moindre de leur ressource. En cause : l’impossibilité pour eux de se connecter et d’être identifiés avec leur compte GMail. Or, comme ce dernier est à la base de toute l’identification aux différents services en ligne fournis par Google, les victimes du problème se voyaient privées de toute leur existence virtuelle. Plus de mail, plus de document bureautique, plus d’agenda, plus de Messagerie Instantanée. Durant 12h, toutes les preuves de leur existence chez Google et de leurs possibilités de communication avec les outils dédiés se voyaient supprimées.

Heureusement, le problème a été identifié et les utilisateurs ont pu retrouver leur connexion et l’ensemble de leurs données. Mais l’affaire aura eu le mérite de témoigner de l’excès de confiance qu’on peut accorder à une entreprise gérant l’ensemble des données utilisateurs, y compris lorsqu’elle s’appelle Google et qu’on sait qu’elle dispose pourtant d’un parc de machines serveurs titanesque, étendu à l’échelle de la planète. La question en inquiète même certains si l’on prend conscience du fait que, tel un Big Brother, Google se positionne aussi sur des services comme la téléphonie mobile et la géolocalisation (à travers son système de cartes Maps ou son logiciel Google Earth). On pourrait estimer qu’il s’agit là de pure paranoïa, cependant les dirigeants de Google semblent s’être eux-mêmes résignés à la puissance de leurs solutions et à l’omniprésence de leurs services.

Le pied sur le frein ?

Face à ces problèmes, et sans même évoquer l’impérative nécessité de disposer d’une connexion réseau haut débit, des mesures adaptées s’imposent et se développent. La duplication des données est une des réponses les plus évidentes, bien que l’accès instantané et en toute circonstance à ces données en constitue par la suite la difficulté majeure pour proposer une solution valable. C’est pourtant le pari que s’est fait fort de relever la société Inboxx, par exemple, en proposant pour les professionnels une solution d’archivage des emails et des pièces jointes qui les accompagnent. Une notion d’archivage qui n’est pas à confondre avec celle de la sauvegarde, comme se fait un devoir de le souligner le Président de la société Inboxx dans son article publié sur ITRmanager.com.

Une autre alternative qui apparaît peu à peu est celle développée curieusement par les grandes firmes américaines proposant justement en ligne tout ce dont devrait avoir besoin l’utilisateur. Curieusement, parce que l’alternative distribuée a pour but de rendre disponibles les données de l’utilisateur en mode déconnecté. Autrement dit, après l’installation d’un logiciel sur son système, l’utilisateur se retrouve avec une copie partielle des ses données sur son ordinateur, et il a la possibilité de les gérer depuis ce logiciel et non plus seulement depuis l’interface en ligne originelle. Cette réponse logicielle de firmes telles que Google ou Yahoo! est surprenante car elle amène donc à reconsidérer l’idée que toute la gestion des données puisse s’effectuer seulement en ligne.

Réelle réponse étudiée aux contraintes du tout en ligne ou subtile marche arrière déguisée ? Car après tout, comment s’empêcher de faire un rapprochement entre ces logiciels, censés apporter une fonction novatrice à la gestion des données en ligne, et les logiciels clients de messagerie, comme Thunderbird ou Outlook, qui fonctionnent déjà sur ce principe depuis plusieurs années ? Pourtant, ces grandes firmes croient beaucoup en ce type de solution logicielle, et ce n’est pas le récent accord conclu entre Canonical (l’éditeur de la célèbre distribution Linux Ubuntu) et Yahoo! qui démontrera le contraire, en intégrant dorénavant au système Linux le nouveau client Zimbra Desktop.

Finalement, les solutions logicielles retenues par les grandes firmes tendraient à prouver que les actuels logiciels de messagerie installés localement sur les machines ont encore plusieurs années devant eux. La réalisation des projets centrés sur une dématérialisation complète des ressources, des systèmes d’exploitation ou des moyens de communication sont sans doute prématurés, à l’image d’Aurora de la Fondation Mozilla, qui n’est encore justement développé qu’à l’état de projet. A ce titre, il sera intéressant de suivre les évolutions du plug-in Snowl, édité par la même fondation en version beta, et destiné à son navigateur phare comme une première tentative de rapprochement vers le concept d’Aurora.

Neuf Cegetel filtre le port 25 de ses serveurs de messagerie

Face à l’augmentation croissante du spam dans les échanges de courriers électroniques, Neuf Cegetel renforce ses mesures anti-spam en filtrant le port 25 de ses serveurs SMTP d’envoi de courriers.

Au travers de la dernière mise-à-jour 1.5.6 du logiciel interne des Neuf Box v4, publié en juin, le Fournisseur d’Accès à Internet Neuf Cegetel modifie le comportement par défaut des modems ADSL de ses clients et active un filtrage obligeant les utilisateurs à ne plus pouvoir passer que par son propre serveur SMTP.

En pratique, cela signifie que, pour tout envoi de courrier effectué depuis un client de messagerie, les utilisateurs d’une Neuf Box v4 doivent spécifier l’adresse smtp.neuf.fr comme seul serveur d’envoi autorisé. Si vous consultez, par exemple, depuis un client de messagerie un compte Yahoo! Mail ou GMail (disposant normalement de leurs propres serveurs SMTP), les messages que vous rédigerez depuis ce même programme ne seront envoyés que s’ils passent par le serveur d’envoi de Neuf Cegetel.

Toutefois, la chose n’est pas irréversible. Neuf Cegetel offre la possibilité à ses utilisateurs de désactiver ce filtrage dans le panneau de configuration de ses Neuf Box. Rendez-vous à l’adresse http://192.168.1.1 et modifiez le paramètre relatif aux serveurs mail Neuf se trouvant dans la rubrique Réseau, section Filtrage.

Neuf Cegetel rejoint ainsi la liste des FAI français ayant suivis les recommandations de l’AFA (Association des Fournisseurs d’Accès et de Services Internet) et celles, tout juste mises à jour fin juin, du MAAWG (Messaging Anti-Abuse Working Group). Le premier à avoir agi en ce sens fut AOL, en octobre 2006. Vinrent ensuite Free, Orange et Télé2 durant le premier semestre 2007.

Notons qu’un filtrage du port 25 devrait être, à terme, également effectif pour les abonnés de feu Club-Internet et pour les clients ADSL du groupe SFR (Neuf Cegetel devant bientôt fusionner avec le deuxième opérateur français de téléphonie mobile).

L’email n’est pas mort !

Voilà un titre qui pourrait apparaître comme complètement hors de propos sur ce site. A priori, c’est vrai, l’email reste l’un des moyens de communication les plus prisés, tous médias confondus. Selon différentes études, menées aussi bien dans le milieu professionnel qu’auprès du grand public, l’email est la première utilisation des Internautes.

En entreprise aussi, l’email serait devenu le moyen de communication interne numéro un. Il suffit d’ailleurs de se rendre compte des nouvelles habitudes que la messagerie électronique a généré : aujourd’hui, tout jeune chômeur se doit de composer son CV sur ordinateur et de l’envoyer par mail à différentes entreprises ou agences pour l’emploi. L’email aurait pris une telle importance dans les moyens de communications quotidiens que certaines activités se retrouveraient aujourd’hui bloquées si l’email leur était enlevé. Pourtant, force est de constater que ce moyen de communication essentiel n’est pas le plus aimé des jeunes.

Outre, le fait que nombre d’entre eux estiment l’email comme « ringard », la plupart lui reproche surtout d’être un moyen de communication trop lent. C’est donc naturellement qu’ils se tournent vers les logiciels de Messagerie Instantanée (Instant Messaging), tels que MSN, Skype, AIM ou bien Google Talk, à la recherche du contact immédiat avec l’interlocuteur.

Il faut bien avouer que l’IM offre des possibilités équivalentes voire nouvelles par rapport aux clients de messagerie : conférence à plusieurs (y compris en audio ou vidéo), envoi de fichiers de différentes tailles, visibilité en temps réel des personnes connectées, etc. L’IM prend même tellement d’ampleur que les principaux opérateurs de téléphonie mobile se voient maintenant courtisés par les éditeurs de logiciels IM !

La guerre des logiciels IM repart, mais sur un nouvel appareil, le téléphone mobile, car sur Internet, la bataille est maintenant pratiquement jouée en faveur de Microsoft. Du moins dans les logiciels à télécharger, car ceux-ci finissent eux aussi par subir l’inexorable chemin de la dématérialisation et, de ce point de vue, les places ne sont pas encore acquises…

En effet, l’association sites Web 2.0 / réseaux sociaux / IM paraît de plus en plus évidente, et des rapprochements entre portails Web 2.0 et éditeurs de logiciels IM se créent. Après tout, pourquoi lancer son logiciel IM si celui-ci est intégré à la page que l’on visite ? Cela a aussi l’avantage de pouvoir retrouver ses contacts directement en ligne, sur le site, depuis n’importe quelle machine, sans avoir à installer quoi que ce soit. Mais tous ces avantages de l’IM se trouvent aussi balayer par l’un de ses principaux inconvénients, présent depuis son existence.

Tous ces éditeurs de logiciels de Messagerie Instantanée ne sont malheureusement pas partageurs, et le numéro un du secteur garde jalousement tous ses utilisateurs inscrits. Même si des tentatives existent pour résoudre le problème d’intéropérabilité entre les réseaux IM (telles que celles proposées par les logiciels GAIM, Trillian ou encore Pidgin), aucune n’est apte à fournir tous les services auxquels un utilisateur a accès lorsqu’il s’est créé un compte chez l’éditeur. Et ce manque d’intéropérabilité pourrait bien freiner l’inexorable progression de la Messagerie Instantanée.

Disposer pour soi de tous les services du Web supposerait de sacrifier à la simplicité d’utilisation en ayant obligation de s’inscrire sur chacun des réseaux IM pour en profiter n’importe où, à tout moment. Or, ce problème, déjà connu par les utilisateurs depuis leur ordinateur, semble sur le point de se reproduire sur la téléphonie mobile et les sites Web 2.0.

Et c’est à ce moment que l’email joue son va-tout.

Que l’on utilise un téléphone mobile ou un ordinateur, et qu’il soit doté d’un système Microsoft, Apple ou Linux, l’email restera toujours visible ! Les standards sur lesquels reposent la communication par mail sont clairement établis et fonctionnent avec n’importe quelle plate-forme. Et ce qui paraissait impossible sur mobile, il y a encore quelques années, est aujourd’hui pleinement accessible avec l’augmentation du débit mobile, via les réseaux EDGE ou UMTS.

L’email pourrait bien effectuer sa renaissance avec l’évolution des téléphones mobiles, notamment grâce aux SmartPhones, véritables condensés d’ordinateurs. Ainsi, les emails, aux contenus enrichies par le langage HTML, se débarrassent de leur austérité habituelle et se trouvent toujours identiques à ce qu’ils sont, quel que soit le moyen utilisé pour les lire.

En outre, cette multiplicité des moyens d’utilisation de l’email n’impose pas l’immédiateté de la réponse. Par nature, l’email est un moyen de communication en différé, contrairement à la Messagerie Instantanée, et cette notion en fait donc un outil complètement détaché de toute plate-forme propriétaire, mais aussi libéré de la contrainte de disponibilité immédiate qu’impose le mode de communication des logiciels d’IM. Cet élément, en particulier, peut s’avérer déterminant lorsqu’on sait que l’avenir des communications passent par l’Internet mobile et le “permanently logged” (connecté en permanence).

Car être connecté partout en permanence n’implique pas pour autant être disponible pour ses contacts en permanence. A fortiori, le connexion mobile permanente pourrait bien amener chez les jeunes cet effet pervers du rejet de l’obligation de haute disponibilité, imposée par le terminal et le client de Messagerie Instantanée. Et quitte à communiquer quand on le souhaite, pourquoi ne pas choisir une manière différente de le faire, apportant des présentations plus conviviales des contenus et s’accompagnant de pièces jointes mulimédias ?

L’email a ce potentiel d’intéropérabilité et d’évolutivité qui pourrait, à terme, lui permettre de regagner les faveurs d’un public jeune, en quête généralement d’indépendance logicielle, de création aisée de présentations riches des messages et d’adaptation à une pleine mobilité. De part sa nature même de dialogue différé, il pourrait s’imposer comme l’outil de communication textuelle majeure de l’Internet de demain.