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Etude du spam par Symantec – fin 2011 (2/2)

spam et réseaux

Lors d’une précédente étude (octobre 2011), Symantec révélait que les spammeurs avaient réussi et ceci est une première, à créer un  service de raccourcissement d’URL public générant de vrais liens raccourcis (ces derniers ne se trouvaient avant que dans les spams eux-mêmes). Le but des spammeurs est de rendre moins aisée le blocage de leurs attaques, notamment à l’aide d’objets suscitant la curiosité et un sentiment de sécurité tels que “Ça fait longtemps que je ne t’ai pas vu !”.

Serait-ce la fin de l’email ?

emaildeathNous utilisons tous la messagerie électronique. Mais notre rythme de “consommation” des télécommunications a changé. Nous sommes en permanence connectés grâce à nos ordinateurs ou nos téléphones portables.

Au sein de cette population toujours plus friande de mode de communication synchrone, pourquoi faudrait-il se satisfaire  d’une réponse à venir par email quand il existe des outils d’échange qui implique un feedback plus “immédiat” comme la messagerie instantanée ou plus “impactant” car illustré comme le permettent certains réseaux sociaux et blogs ?

Certains considèrent ces derniers comme initiateurs de la disparition future de l’email. Mais différents éléments viennent contredire cette hypothèse, nous laissant à penser que la mort de l’email n’est pas pour demain…

Nouveau sondage DLM : les fonctionnalités indissociables d’un SUPER webmail

Retrouvez dès aujourd’hui sur Demain le mail un nouveau sondage consacré aux fonctionnalités que vous jugez les plus appréciables dans un webmail. Nous parlons des fonctionnalités autres que la consultation et la réception des messages, qui constituent le fondement même d’un webmail.

Nous restons à l’écoute de vos suggestions.

Bon vote à tous,

La nécessaire valorisation du courriel professionnel

A l’heure de l’explosion des moyens de communication, ne pas se poser la légitime question de la valeur du patrimoine numérique apparaît impensable. Certains vecteurs de diffusion d’information apparaissent cependant plus stratégiques que d’autres. Courriels, SMS, messagerie électronique instantanée professionnelle sont autant de moyens complémentaires pour communiquer et échanger dans les entreprises. Mais tous ne sont pas aussi répandus et utilisés dans le cadre d’un échange rapide, informatif et rarement critique entre collaborateurs.

Le courriel, par exemple, se positionne comme un document stratégique qu’il est utile de sécuriser et de préserver. En effet, il est souvent un moyen privilégié pour envoyer des informations importantes

Quel avenir pour la messagerie électronique ?

 

Avec le foisonnement des outils de communication pour les particuliers ou les entreprises, il est légitime de se demander quel avenir s’offre à la messagerie électronique. Devra t’elle subir un lifting ? Comment résistera t’elle à l’assaut des webmails, clients de messagerie gratuits ou légers, messageries instantanées et sites communautaires qui prennent aujourd’hui de l’ampleur ?

Quelques chiffres édifiants…

En février 2009 la France comptait 35 millions d’internautes (âgés de plus de 15 ans), soit 19% de plus que l’année précédente, selon ComScoreWorld Metrix.

Communiquez tendance, communiquez mobile et asynchrone

Dans la 5ème édition de son étude des comportements du grand public face aux services des TIC, l’Institut de l’Audiovisuel et des Télécommunications en Europe (IDATE) nous éclaire sur les modes de communication des jeunes actifs. Il en ressort les tendances suivantes :

Du spam sur votre mobile ? Appelez le 33 700 !

Le Secrétaire d’Etat à l’Industrie et à la Consommation, Luc Chatel, a récemment annoncé la mise en place d’un numéro spécial pour les victimes de spam sur téléphone mobile.

A partir du 15 novembre, les messages indésirables qui arriveront sur votre téléphone mobile (comme les SMS publicitaires vous enjoignant à récupérer un cadeau, à la condition d’appeler un numéro surtaxé), pourront être signalés et transférés à un organisme d’Etat, en composant simplement le 33 700. Lequel organisme se chargera d’alerter l’opérateur depuis lequel les spam mobile auront été émis. L’opérateur en question aura alors l’opportunité d’appliquer des sanctions, pouvant aller, en extrême cas, à la suppression du numéro surtaxé.

Une bonne initiative qui semble arriver au moment opportun. En effet, des menaces d’importance sont attendus sur les terminaux mobiles, et plus particulièrement sur les SmartPhone, qui se rapprochent beaucoup d’ordinateurs de poche. De plus en plus d’experts craignent que les SmartPhone ne fassent l’objet d’attaques de robots pour devenir des « mobiles zombies ». La création d’un botnet sur PC n’a jamais été aussi simple qu’aujourd’hui et, cependant, leur détection reste une tâche des plus ardues.

Techniquement, tous les éléments sont déjà réunis pour qu’une telle chose voit le jour. Des millions de mobiles intégreraient des botnets et se transformeraient alors en plateforme de relai du spam mobile. Or, à l’heure actuelle, il n’existe aucune protection valable contre ce genre d’attaques sur les téléphones mobiles ; y compris sur les plus avancés d’entre eux, les SmartPhone.

En fait, la conception même de telles applications de sécurité sur les mobiles, pose un véritable défi technique aux ingénieurs, car de telles applications, tournant en permanence en tâche de fond, amoindriraient grandement l’autonomie des terminaux mobiles.

Pourtant, il faudra bien qu’une solution soit trouvée, car l’émergence de ce type d’attaques a toute les chances de se produire. Des entreprises spécialisées dans la sécurité informatique l’envisagent déjà pour l’année 2009. Nul doute que, dans ces conditions, la mise en place du 33 700 est un premier pas de bon augure.

Ma Sfere : la messagerie « dans le nuage » selon SFR

Face à la sortie de l’iPhone (en exclusivité chez le concurrent Orange) et au service associé MobileMe d’Apple, SFR contre-attaque. Le deuxième opérateur de téléphonie mobile vient de rendre disponible un nouveau service de synchronisation « dans le nuage » pour les données et les messages de ses utilisateurs.

Annoncé conjointement avec la sortie, en exclusivité chez SFR, du Samsung Player Addict (un SmartPhone tactile marchant clairement sur les plate-bandes de l’iPhone), le service Ma Sfere s’articule autour de trois rubriques nommées « Mes contacts », « Mes messages » et « Mes contenus ».

Le service Ma Sfere a été conçu pour être accessible à la fois depuis un ordinateur (quel qu’il soit) et à la fois depuis un téléphone mobile (de préférence, associé à l’un des forfaits Illimythics 3G+ de l’opérateur), via une interface Web unique, disponible depuis le site Web de SFR. Ce qui rend plus particulièrement attrayantes les deux premières rubriques, comme le commente LeMondeInformatique.

Ainsi, « Mes contacts » synchronise la carnet d’adresses de l’utilisateur avec celui de son espace en ligne, en y ajoutant des fonctionnalités hérités des réseaux sociaux, comme l’humeur, la géolocalisation ou l’actualité personnelle des contacts. « Mes messages » fournit une interface de gestion centralisée pour les emails, les SMS, les MMS et les messages vocaux (dont la gestion de ces derniers prend comme modèle celle de la Messagerie Vocale Visuelle de l’iPhone). Enfin, « Mes contenus » permet aux clients SFR de transférer images, musiques ou vidéos (dans une limite de 150Mo par fichier) sur un espace de stockage en ligne limité à 1Go.

Ambitieux, Ma Sfere prévoit également l’envoi d’alertes, par SMS, des derniers commentaires des visiteurs sur les fichiers, transférés par le client vers son espace en ligne. Lequel se veut donc une sorte de blog composés de médias personnels.

Après MobileMe d’Apple, et en attendant Microsoft Live Mesh, SFR se dote de sa propre solution de synchronisation des données utilisateur qui, par la suite, sera disponible pour tous ses clients, y compris ses abonnés ADSL. Un nombre d’abonnés ADSL qui peut se révéler d’ailleurs assez conséquent, si l’on y aoute ceux du groupe Neuf Telecom (avec lequel SFR a récemment fusionné) !

Encore gratuit jusqu’au 31 décembre 2008, Ma Sfere devrait représenter, par la suite, un coût supplémentaire de 2€/mois ; sans compter les envois de fichiers vers l’espace personnel, qui seront facturés au prix d’un MMS non sur-taxé.

Venir un jour à bout du spam… une utopie ?

A quoi bon lutter ? Depuis maintenant des années, nous, modestes utilisateurs et victimes du spam, ne faisons que nous défendre devant ce qui est aujourd’hui reconnu comme le premier fléau d’Internet. Les logiciels existent, les solutions intégrées se répandent, les Webmails se protègent, mais tout n’est fait que dans le but de résister à l’inévitable attaque du spammeur. Alors est-il possible de l’attaquer, lui ?

Concrètement, les choses bougent ! Si en Europe, le spam est punit par la loi, il faut bien admettre que peu de cas de condamnation de spammeurs en France, ou ailleurs en Europe, ont été relevés dans la presse. Mais il faut aussi admettre que la chose est maintenant considérée comme un délit (ce qui ne fut pas toujours le cas) et dénote déjà d’une prise de conscience sérieuse de la part des gouvernements quant à ce fléau du Web.

La lutte contre le spammeur atteint même de nouveaux sommets aux Etats-Unis avec l’arrestation récente de Robert Soloway, surnommé le « Roi du Spam » pour avoir envoyé plusieurs dizaines de millions de spam via sa société. Le tribunal qui le juge en ce moment a requis à son encontre 26 ans de prison. On comprend bien là la volonté du tribunal de faire un exemple. Celui-ci risque d’avoir d’autant moins de peine d’être clément que Robert Soloway n’en est pas à sa première condamnation. Le Roi du Spam a déjà eu à se défendre face aux accusations de Microsoft, pour ne citer que lui, mais il s’en était toujours sorti avec des condamnations à l’amende ; amendes que Soloway ne paya jamais. Pourtant, cette fois-ci, notre accusé plaide coupable car il sent bien que le vent de la répression anti-spam a pris un nouveau souffle.

La condamnation lourde qu’il encourt est un avertisseur fort à tous ceux résidant dans le premier pays pourvoyeur de spam au niveau mondial (selon des études menées chez l’éditeur d’antivirus Sophos, 15,4% des spam de la planète proviennent des Etats-Unis). Nouvelle preuve de cette campagne anti-spammeurs menée par les Américains, la victoire devant la Cours de Californie du site MySpace face à deux spammeurs notoires, Walter Rines et Stanford Wallace, dit Spamford, pour avoir détourné plusieurs comptes utilisateurs du fameux réseau social, toujours dans le but d’augmenter la diffusion des spams. Pas de prison, cette fois-ci mais une amende record : si Sapmford s’était déjà vu infligé une amende de 4 millions de dollars en 2006, celle qu’il vient d’écoper en 2008 avec son collègue s’élève à 234 millions de dollars !

Et les Etats-Unis ne sont pas les seuls à avoir pris la mesure de cette pollution numérique. Au début de l’année 2007, l’Asie, première région géographique émettrice de spam, a brutalement sonné le gong de la répression anti-spammeur. Via le Japon, d’abord, avec l’arrestation de quatre personnes qui, par le piratage d’un site de rencontres très populaire au pays du Soleil Levant, auraient envoyé rien de moins que 5,4 milliards de spam en seulement 2 mois ; puis via la Corée du Sud, ensuite, avec l’interpellation de deux hommes, Park (faussement nommé la Reine du Spam) et Kwon, pour l’envoi d’1,6 milliards de spam, en 4 mois, depuis des ordinateurs des services administratifs et financiers du pays.

En France également, le secrétaire d’Etat à la Consommation, Luc Chatel, a annoncé la création d’un comité de déontologie visant à protéger le consommateur des pratiques intrusives effectuées sur les services de communication en ligne. Est ainsi directement visée une nouvelle méthode de diffusion des spam, celle effectuée sur les téléphones mobiles.

Car non content d’avoir infesté les boîtes électroniques sur ordinateur, le spam s’amuse maintenant à investir tout moyen de communication numérique textuel : SMS, Messagerie Instantanée, Forums et maintenant Blogs, rien ne semble pouvoir lui échapper ! Fort heureusement, chacun développe aussi de son côté des méthodes de filtres, par ailleurs de plus en plus efficaces, pour limiter au maximum son invasion. Mais l’éternel jeu du chat et de la souris se met en place et s’ensuit alors une guerre numérique, voire une guerre des nerfs, pour savoir lequel abandonnera le premier.

Si le spam a toujours eu depuis ses débuts un objectif purement mercantile dans sa ligne de mire, sa prolifération a aujourd’hui entraîné dans la bataille des Etats tout entiers. Or, si le combat persiste, celui-ci pourrait aussi être perçu par les développeurs de logiciels de spam en une sorte de lutte « révolutionnaire » face aux administration étatiques. Pire, et pourtant parfaitement plausible tel que l’a montré l’arrestation du Coréen Park, le spam pourrait être utilisé dans une guerre virtuelle afin de paralyser en très peu de temps des infrastructures informatiques stratégiques, croulant sous le nombre de spam envoyés ou reçus.

Dans ces conditions, avec sa capacité d’évolution, sa force de diffusion et l’argent facile qu’il permet de générer pour quelques pirates en mal de reconnaissance, le spam semble aujourd’hui autant ancré dans la messagerie que ne l’est une arobase dans une adresse mail ! Une lutte apparemment sans fin, mais inévitable compte tenu du fléau que représente le spam sur le trafic Internet d’aujourd’hui.