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Signature électronique, contenu crypté,… Faire rimer email avec sécurité

Usurpation d’identité, vol de données confidentielles, opérations de phishing,… Des personnes n’hésitent pas à accéder à votre courrier électronique à des fins malveillantes : il est si aisé pour un pirate, quelque peu expérimenté, d’accéder aux emails d’une personne dont la messagerie n’est pas protégée.

Votre mot de passe et vos identifiants protègent uniquement l’accès à votre boîte de réception mais vos messages sont envoyés en « clair » et peuvent être interceptés en cours d’envoi pour être lus et/ou utilisés mal intentionnellement.

Sans tomber dans la paranoïa, voilà quelques astuces concernant la sécurité de votre messagerie. Il existe trois moyens pour protéger au mieux votre compte email : le cryptage des messages, la connexion sécurisée et la signature numérique.

Les risques liés à l’accès à votre messagerie

Ils existent trois principaux cas de figure utilisés par les pirates informatiques pour accéder à vos emails :

1/ Ils piratent la connexion et se font passer pour le serveur de messagerie, pouvant ainsi dérober vos codes d’accès et lire le contenu de vos messages.

2/ Ils interceptent votre message directement, s’emparant ainsi de son contenu et de toutes les informations confidentielles qui s’y trouvent.

3/ Ils usurpent l’identité d’un organisme (banque, administration,…) pour exécuter par la suite des opérations de phishing (voir description du phishing).

Comment créer un bon mot de passe

Il est primordial, avant de choisir un mot de passe quel qu’il soit : messagerie, ouverture de session de son ordinateur professionnel, webmail… de connaître quelques règles de base sur la création de celui-ci. En effet, il peut être facilement piraté par de malveillants personnages, pour qui la confidentialité d’un mot de passe n’est pas si confidentielle.

Webmails : le choix de sa question secrète lors de la création d’un compte de messagerie

Vous vous apprêtez à créer votre compte sur un webmail (hotmail, la Poste, Alinto, GMail, etc…) et dans le formulaire d’inscription se trouve le paragraphe Question secrète et Réponse à la question secrète. Comme vous êtes pressé et lassé de remplir des formulaires, vous choisissez une question banale et une réponse encore plus banale. Puis vous continuez alors tranquillement la création de votre compte. Quelle erreur !

Tu es génial(e) dans ce nouveau film !

En anglais dans le texte, si vous préférez : “You look just awesome in this new movie “.

Et non…ce titre pourtant fort évocateur de succès et de gloire ne vous portera pas chance dans votre volonté de percer dans le milieu du grand écran.

Ce message se propage depuis quelques semaines par messagerie, et vous pourriez le recevoir prochainement dans votre boîte aux lettres grande ouverte !

Sans doute avez vous déjà peut être reçu ce message fort sympathique si vous vous adonnez pleinement à votre communauté virtuelle préférée…celle qui vous évite d’écrire avec fougue sur le mur de votre voisin ou de jouer à Guerre des Gangs dans la vraie vie.

Force est de constater que notre nouvel ami Koobface se propage depuis quelques semaines sur le site social Facebook.

Au vue du nombre d’inscrits sur le site communautaire, ce ver pourrait s’emparer d’au moins 120 millions d’internautes.

Son principe de fonctionnement est le suivant :en premier lieu, celui-ci s’infiltre dans votre boîte aux lettres en apparaissant dans un message intitulé ” You look just awesome in this new movie ” (Tu es génial(e) dans ce nouveau film !)

Sitôt le mail ouvert, un message vous suggère innocemment d’actualiser l’application Flash Player (car la version que vous possédez déjà est, d’après le message, obsolète…) afin de pouvoir consulter la vidéo qui s’ensuit. Ce mail est en général envoyé de la part d’un ami qui lui même aura été contaminé. Oups…vous avez plus de 300 amis dans votre liste d’amis…

Bien sûr la mise à jour proposée est en réalité une fausse version du lecteur d’Adobe…

La suite ? Sitôt la version de Flash Player mise à jour, votre PC est infecté par le programme qui vous redirigera à votre insu sur des sites contaminés lorsque vous effectuerez des recherches sur Google, Yahoo ou MSN

Et l’objectif de ce virus dans tout ça ? Recueillir des informations confidentielles telles que votre numéro de carte de crédit, etc…

Selon Barry Schnitt, le porte parole de FaceBook, « quelques autres virus ont tenté de se servir de Facebook de manière similaire pour se propager » mais un « très petit pourcentage d’utilisateurs ont été affectés par ces virus ».

Des consignes de sécurité sont données par les administrateurs de FaceBook sur le lien suivant:  www.facebook.com/security

Bien sûr ce site communautaire n’est pas le seul à subir les attaques des pirates ou autres flibustiers du net. Bien souvent, les risques encourus sont les suivants:

  • espionnage de données personnelles,
  • exploitation de failles de sécurité des plateformes,
  • spam,
  • phishing.

L’autre site communautaire MySpace a subi lui aussi les attaques d’une variante du même ver, intitulée «Net-Worm.Win32.Koobface.a»

Les éditeurs d’antivirus sont sur les dents et ont préparé leur riposte. Cependant, des dizaines de variantes de ce virus ont vu le jour depuis, et selon l’éditeur McAfee, cela ne peut aller qu’en se dégradant. Leur conseil (le bon vieux conseil qui prévaut toujours et encore): toujours se méfier des pièces jointes reçues par mail, même si elles proviennent de personnes connues.

Lien vers l’éditeur:

http://fr.mcafee.com/virusInfo/default.asp?id=description&virus_k=148955

Alors attention aux faux-amis virtuels !

Le spam qui visait les pirates…

Décidément, l’audace des spammeurs ne connaît pas de limite ! Leur dernière trouvaille ? Se faire passer pour une agence de lutte contre le piratage d’Å“uvres protégés par les droits d’auteur.

Tout commence par un email en anglais, que reçoit la victime. Celui-ci est au nom de MediaDefender, une société qui existe bel et bien et dont l’activité est de lutter contre les téléchargements illégaux de films ou de musiques.

Employée par les majors américaines, elle se contente de piéger les pirates en diffusant, sur les réseaux de partages, des fichiers aux noms évocateurs d’Å“uvres récentes et renommées ; mais pour le moins très différents, dans leur contenu, de ce à quoi s’attendent les utilisateurs qui les téléchargent. In fine, le but est ainsi de décourager les personnes qui se servent un peu trop des réseaux eDonkey ou Bittorrent.

Or, c’est justement par l’un des sites affiliés aux téléchargements pirates, que l’on apprend qu’un spammeur se sert du nom de cette société, et du fait que de nombreux internautes utilisent ces réseaux, pour leur faire croire qu’ils ont été identifiés et qu’ils encourent des sanctions pénales.

Le message est livré avec une pièce jointe contenant, soit-disant, une liste des recherches effectuées par l’utilisateur, sur plusieurs sites célèbres référençant des fichiers torrent. Bien évidemment, la fameuse pièce jointe n’est là que pour lancer l’installation d’un Troyen, dès son ouverture… Car toute cette histoire n’est qu’un leur.

Si MediaDefender cherche bien à nuire aux téléchargements pirates, en aucune manière la société n’est en droit de pister les recherches des utilisateurs sur ces sites, ni d’ailleurs de collecter des informations susceptibles d’identifier tel ou tel utilisateur, réalisant des téléchargements illégaux.

Il est coutumier de trouver des fichiers contenant des virus sur les réseaux P2P, mais ici, la fourberie du spammeur tient dans le renversement des situations. Une personne qui contamine son ordinateur avec un fichier trouvé sur les réseaux P2P est son propre coupable, serait-on tenté de dire. Mais dans ce le cas présent, l’email de spam considère comme coupables de téléchargements pirates tous les utilisateurs, et leur demande de cliquer sur sa pièce jointe pour « se mettre en règle ».

Or, sur le court laps de temps qui la sépare de son apparition, il semblerait que cette seconde méthode démontre son étonnante efficacité sur la première !

La messagerie toujours devant sur Internet

L’organisation américaine à but non lucratif, Pew Research Center, vient de rendre publics les derniers résultats de son étude menée sur les usages quotidiens des internautes américains.

Depuis 2002 et jusqu’au mois de mai 2008, la part des utilisateurs se servant prioritairement d’Internet pour leurs emails a augmenté de 15%, pour atteindre les 60% (52% en 2002). Bien que cette augmentation soit moins spectaculaire que celle des internautes se servant au quotidien des moteurs de recherche (d’un tiers des sondés, cette proportion est passée à 49%, soit une augmentation de 69% depuis 2002), l’enquête démontre que l’email reste l’application phare des internautes.

Des chiffres qui prouvent également que, si la messagerie est de plus en plus polluée par le spam et qu’elle reste la première cible des pirates informatiques (via des virus placés en pièce jointe des emails), c’est aussi et surtout parce que sa popularité n’a cessé de croître.

Venir un jour à bout du spam… une utopie ?

A quoi bon lutter ? Depuis maintenant des années, nous, modestes utilisateurs et victimes du spam, ne faisons que nous défendre devant ce qui est aujourd’hui reconnu comme le premier fléau d’Internet. Les logiciels existent, les solutions intégrées se répandent, les Webmails se protègent, mais tout n’est fait que dans le but de résister à l’inévitable attaque du spammeur. Alors est-il possible de l’attaquer, lui ?

Concrètement, les choses bougent ! Si en Europe, le spam est punit par la loi, il faut bien admettre que peu de cas de condamnation de spammeurs en France, ou ailleurs en Europe, ont été relevés dans la presse. Mais il faut aussi admettre que la chose est maintenant considérée comme un délit (ce qui ne fut pas toujours le cas) et dénote déjà d’une prise de conscience sérieuse de la part des gouvernements quant à ce fléau du Web.

La lutte contre le spammeur atteint même de nouveaux sommets aux Etats-Unis avec l’arrestation récente de Robert Soloway, surnommé le « Roi du Spam » pour avoir envoyé plusieurs dizaines de millions de spam via sa société. Le tribunal qui le juge en ce moment a requis à son encontre 26 ans de prison. On comprend bien là la volonté du tribunal de faire un exemple. Celui-ci risque d’avoir d’autant moins de peine d’être clément que Robert Soloway n’en est pas à sa première condamnation. Le Roi du Spam a déjà eu à se défendre face aux accusations de Microsoft, pour ne citer que lui, mais il s’en était toujours sorti avec des condamnations à l’amende ; amendes que Soloway ne paya jamais. Pourtant, cette fois-ci, notre accusé plaide coupable car il sent bien que le vent de la répression anti-spam a pris un nouveau souffle.

La condamnation lourde qu’il encourt est un avertisseur fort à tous ceux résidant dans le premier pays pourvoyeur de spam au niveau mondial (selon des études menées chez l’éditeur d’antivirus Sophos, 15,4% des spam de la planète proviennent des Etats-Unis). Nouvelle preuve de cette campagne anti-spammeurs menée par les Américains, la victoire devant la Cours de Californie du site MySpace face à deux spammeurs notoires, Walter Rines et Stanford Wallace, dit Spamford, pour avoir détourné plusieurs comptes utilisateurs du fameux réseau social, toujours dans le but d’augmenter la diffusion des spams. Pas de prison, cette fois-ci mais une amende record : si Sapmford s’était déjà vu infligé une amende de 4 millions de dollars en 2006, celle qu’il vient d’écoper en 2008 avec son collègue s’élève à 234 millions de dollars !

Et les Etats-Unis ne sont pas les seuls à avoir pris la mesure de cette pollution numérique. Au début de l’année 2007, l’Asie, première région géographique émettrice de spam, a brutalement sonné le gong de la répression anti-spammeur. Via le Japon, d’abord, avec l’arrestation de quatre personnes qui, par le piratage d’un site de rencontres très populaire au pays du Soleil Levant, auraient envoyé rien de moins que 5,4 milliards de spam en seulement 2 mois ; puis via la Corée du Sud, ensuite, avec l’interpellation de deux hommes, Park (faussement nommé la Reine du Spam) et Kwon, pour l’envoi d’1,6 milliards de spam, en 4 mois, depuis des ordinateurs des services administratifs et financiers du pays.

En France également, le secrétaire d’Etat à la Consommation, Luc Chatel, a annoncé la création d’un comité de déontologie visant à protéger le consommateur des pratiques intrusives effectuées sur les services de communication en ligne. Est ainsi directement visée une nouvelle méthode de diffusion des spam, celle effectuée sur les téléphones mobiles.

Car non content d’avoir infesté les boîtes électroniques sur ordinateur, le spam s’amuse maintenant à investir tout moyen de communication numérique textuel : SMS, Messagerie Instantanée, Forums et maintenant Blogs, rien ne semble pouvoir lui échapper ! Fort heureusement, chacun développe aussi de son côté des méthodes de filtres, par ailleurs de plus en plus efficaces, pour limiter au maximum son invasion. Mais l’éternel jeu du chat et de la souris se met en place et s’ensuit alors une guerre numérique, voire une guerre des nerfs, pour savoir lequel abandonnera le premier.

Si le spam a toujours eu depuis ses débuts un objectif purement mercantile dans sa ligne de mire, sa prolifération a aujourd’hui entraîné dans la bataille des Etats tout entiers. Or, si le combat persiste, celui-ci pourrait aussi être perçu par les développeurs de logiciels de spam en une sorte de lutte « révolutionnaire » face aux administration étatiques. Pire, et pourtant parfaitement plausible tel que l’a montré l’arrestation du Coréen Park, le spam pourrait être utilisé dans une guerre virtuelle afin de paralyser en très peu de temps des infrastructures informatiques stratégiques, croulant sous le nombre de spam envoyés ou reçus.

Dans ces conditions, avec sa capacité d’évolution, sa force de diffusion et l’argent facile qu’il permet de générer pour quelques pirates en mal de reconnaissance, le spam semble aujourd’hui autant ancré dans la messagerie que ne l’est une arobase dans une adresse mail ! Une lutte apparemment sans fin, mais inévitable compte tenu du fléau que représente le spam sur le trafic Internet d’aujourd’hui.