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Etude du spam par Symantec – fin 2011 (2/2)

spam et réseaux

Lors d’une précédente étude (octobre 2011), Symantec révélait que les spammeurs avaient réussi et ceci est une première, à créer un  service de raccourcissement d’URL public générant de vrais liens raccourcis (ces derniers ne se trouvaient avant que dans les spams eux-mêmes). Le but des spammeurs est de rendre moins aisée le blocage de leurs attaques, notamment à l’aide d’objets suscitant la curiosité et un sentiment de sécurité tels que “Ça fait longtemps que je ne t’ai pas vu !”.

Outlook se socialise

Après le lancement (controversé) de BUZZ , Microsoft et son logiciel de messagerie Outlook réplique en annonçant un partenariat avec les principaux acteurs des réseaux sociaux à savoir Facebook, LinKedIn et MySpace.

Cette extension, proposée sous le nom de Outlook Social Connector va permettre aux utilisateurs de suivre les activités et mises à jour de leurs contacts LinkedIn, Facebook et MySpace. Et regrouper ainsi derrière une seule application, la messagerie et les activités en ligne de ses contacts.

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Quel avenir pour la messagerie électronique ?

 

Avec le foisonnement des outils de communication pour les particuliers ou les entreprises, il est légitime de se demander quel avenir s’offre à la messagerie électronique. Devra t’elle subir un lifting ? Comment résistera t’elle à l’assaut des webmails, clients de messagerie gratuits ou légers, messageries instantanées et sites communautaires qui prennent aujourd’hui de l’ampleur ?

Quelques chiffres édifiants…

En février 2009 la France comptait 35 millions d’internautes (âgés de plus de 15 ans), soit 19% de plus que l’année précédente, selon ComScoreWorld Metrix.

MySpace, bientôt “mon espace” webmail…

MySpace serait en passe de proposer à son tour un service de webmail. C’est ce qu’on peut lire dans l’article de Silicon.fr du 02 avril 09 (basé sur des sources du blog TechCrunch). MySpace est un site communautaire similaire à Facebook. Il fait partie des multiples entités détenues par le groupe américain News Corp (Fox, 20th Century Fox, The Times, The Sun, Daily Telegraph, …). Si le projet se concrétise, le nouveau webmail de MySpace pourrait rivaliser avec les leaders du webmail grand public c’est-à-dire Yahoo (Ymail), Google (Gmail) et Windows (Windows Live Hotmail).

L’ E-Mail sémantique : comment envoyer un message sans avoir besoin d’adresses

Depuis la genèse du Web 3.0 que l’on appelle aussi “Web sémantique” , une nouvelle manière de penser le web est apparue, et commence tranquillement à révolutionner nos pratiques. (Utilisation du web, recherche d’informations sur les moteurs de recherche, etc…)

Avec l’arrivée du Web 3.0, les pages Internet sont analysées afin de les mettre en relation les unes aux autres; ce qui permet ensuite à l’internaute de faciliter ses recherches sur la toile.

Ce service innovant est aujourd’hui aux portes de la messagerie éléctronique ! La façon d’envoyer vos messages risque d’être profondément bouleversée, puisque avec cette technologie, votre habituel carnet d’adresses deviendra totalement inutile. Ainsi, un projet novateur est en cours de tests à l’université de Stanford. Il s’intitule “SEAmail” (pour “Semantic e-mail addressing”).
Il permettra d’adresser automatiquement ses mails à ses interlocuteurs s’ils remplissent un certain nombre de critères. De ce fait, si vos correspondants changent d’adresse mail, il n’y a plus aucun obstacle pour les retrouver facilement. Plus besoin de connaître leur nom ou leur adresse, explique la Technology Review.

Pour Michael Genesereth, professeur d’informatique à Stanford, directeur du Logic Group et responsable du projet, “You want to send messages to people or roles, not to strings of characters.” (“Nous avons besoin d’envoyer des messages à des personnes ou à des fonctions, pas nécessairement à une chaîne de caractères.”). Ainsi, SEAmail devra être capable d’analyser et de comprendre le contexte dans lequel sera envoyé un mail grâce aux critères sélectionnés avant son envoi.

Ici, inutile de saisir l’adresse du ou des destinataire(s). Prenons un cas concret : vous souhaitez envoyer un message à tous les professeurs de la Sorbonne diplômés depuis 1985 ? Et bien le programme SEAmail établira un certain nombre de critères qu’il tentera de retrouver à partir de plusieurs bases de données présentes sur le Web, et votre message partira en direction de toutes ces personnes, sans que vous ayez eu connaissance de leur nom ni de leur adresse mail ! Cette méthode est certes assez similaire à celle que nous utilisons dans nos moteurs de recherche pour trouver une information sur la toile.

Un seul bémol à tout cela : le système ne fonctionnera efficacement, que si des données personnelles sont mises à disposition sur Internet. Cela se rapproche un peu des informations que l’on peut trouver déjà sur certains sites communautaires tels que Myspace ou Facebook.
Selon Genesereth , “To realize the full potential, we need to have rich data about the people who are sending messages to each other, their interests, and so forth.” (“Pour parvenir à ce que le système réalise son potentiel, nous avons besoin de données enrichies sur les gens auxquels vous souhaitez envoyer des messages, leurs centres d’intérêt ou leurs fonctions précises.”) .
Par ailleurs, d’un point de vue technique, il n’est pas évident que le programme SEAmail soit capable de regrouper efficacement toutes les informations trouvées sur les différentes bases de données éparses du net…
Les chercheurs actuels du projet cherchent encore un moyen de palier à cette éventualité afin de ne pas dégrader la qualité du programme.

La question est : seront nous prêts à nous dévoiler un peu plus chaque jour pour faire fonctionner ce type de technologie ? Accepterons-nous de divulguer nos informations personnelles, au risque de se faire suivre à la trace sur le Web ???  Lire l’article du Figaro “Un internaute mis à nu à partir de ses traces sur le Web” : ça fait froid dans le dos…

Liens :

Le Web sémantique
http://fr.wikipedia.org/wiki/Web_s%C3%A9mantique)
http://www.moovie.fr/index.php/2009/01/27/le-web-smantique-ou-web-30-ou-la-troisime-re-de-laccs-linformation/

L’Email sémantique
http://www.internetactu.net/2009/01/28/le-mail-semantique-envoyer-des-mails-sans-avoir-besoin-dadresses/

Tu es génial(e) dans ce nouveau film !

En anglais dans le texte, si vous préférez : “You look just awesome in this new movie “.

Et non…ce titre pourtant fort évocateur de succès et de gloire ne vous portera pas chance dans votre volonté de percer dans le milieu du grand écran.

Ce message se propage depuis quelques semaines par messagerie, et vous pourriez le recevoir prochainement dans votre boîte aux lettres grande ouverte !

Sans doute avez vous déjà peut être reçu ce message fort sympathique si vous vous adonnez pleinement à votre communauté virtuelle préférée…celle qui vous évite d’écrire avec fougue sur le mur de votre voisin ou de jouer à Guerre des Gangs dans la vraie vie.

Force est de constater que notre nouvel ami Koobface se propage depuis quelques semaines sur le site social Facebook.

Au vue du nombre d’inscrits sur le site communautaire, ce ver pourrait s’emparer d’au moins 120 millions d’internautes.

Son principe de fonctionnement est le suivant :en premier lieu, celui-ci s’infiltre dans votre boîte aux lettres en apparaissant dans un message intitulé ” You look just awesome in this new movie ” (Tu es génial(e) dans ce nouveau film !)

Sitôt le mail ouvert, un message vous suggère innocemment d’actualiser l’application Flash Player (car la version que vous possédez déjà est, d’après le message, obsolète…) afin de pouvoir consulter la vidéo qui s’ensuit. Ce mail est en général envoyé de la part d’un ami qui lui même aura été contaminé. Oups…vous avez plus de 300 amis dans votre liste d’amis…

Bien sûr la mise à jour proposée est en réalité une fausse version du lecteur d’Adobe…

La suite ? Sitôt la version de Flash Player mise à jour, votre PC est infecté par le programme qui vous redirigera à votre insu sur des sites contaminés lorsque vous effectuerez des recherches sur Google, Yahoo ou MSN

Et l’objectif de ce virus dans tout ça ? Recueillir des informations confidentielles telles que votre numéro de carte de crédit, etc…

Selon Barry Schnitt, le porte parole de FaceBook, « quelques autres virus ont tenté de se servir de Facebook de manière similaire pour se propager » mais un « très petit pourcentage d’utilisateurs ont été affectés par ces virus ».

Des consignes de sécurité sont données par les administrateurs de FaceBook sur le lien suivant:  www.facebook.com/security

Bien sûr ce site communautaire n’est pas le seul à subir les attaques des pirates ou autres flibustiers du net. Bien souvent, les risques encourus sont les suivants:

  • espionnage de données personnelles,
  • exploitation de failles de sécurité des plateformes,
  • spam,
  • phishing.

L’autre site communautaire MySpace a subi lui aussi les attaques d’une variante du même ver, intitulée «Net-Worm.Win32.Koobface.a»

Les éditeurs d’antivirus sont sur les dents et ont préparé leur riposte. Cependant, des dizaines de variantes de ce virus ont vu le jour depuis, et selon l’éditeur McAfee, cela ne peut aller qu’en se dégradant. Leur conseil (le bon vieux conseil qui prévaut toujours et encore): toujours se méfier des pièces jointes reçues par mail, même si elles proviennent de personnes connues.

Lien vers l’éditeur:

http://fr.mcafee.com/virusInfo/default.asp?id=description&virus_k=148955

Alors attention aux faux-amis virtuels !

Communiquez tendance, communiquez mobile et asynchrone

Dans la 5ème édition de son étude des comportements du grand public face aux services des TIC, l’Institut de l’Audiovisuel et des Télécommunications en Europe (IDATE) nous éclaire sur les modes de communication des jeunes actifs. Il en ressort les tendances suivantes :

Un nouveau spammeur défait par MySpace

MySpace, le site communautaire du groupe NewsCorp, vient encore de gagner un procès pour une affaire d’envoi massif de spam à travers son réseau social.

Rappelons en effet qu’il y a tout juste un mois, le site s’enorgueillait d’avoir remporté une bataille juridique contre deux spammeurs dont l’issue fut pour eux la condamnation à l’amende la plus élevée jamais adressée contre des spammeurs, soit 234 millions de dollars (voir aussi notre article : Venir un jour à bout du spam… une utopie ? ).

La nouvelle victime de la “répression anti-spam” est en fait un récidiviste puisqu’il s’agit de Scott Richter, CEO de Media Breakaway, société anciennement connue sous le nom d’OptInRealBig et obligée, en 2006, à verser 7 millions de dollars à Microsoft (dans un arrangement à l’amiable plutôt que dans un procès où la société, déjà endettée, risquait une amende de 50M$), toujours pour des pratiques d’envois de spam illégaux.

Bien que Media Breakaway se félicite de n’avoir été condamnée à payer que 5% de la somme initialement requise par MySpace, la société a décidé de ne pas faire appel de la décision prise par le tribunal du Colorado.

Venir un jour à bout du spam… une utopie ?

A quoi bon lutter ? Depuis maintenant des années, nous, modestes utilisateurs et victimes du spam, ne faisons que nous défendre devant ce qui est aujourd’hui reconnu comme le premier fléau d’Internet. Les logiciels existent, les solutions intégrées se répandent, les Webmails se protègent, mais tout n’est fait que dans le but de résister à l’inévitable attaque du spammeur. Alors est-il possible de l’attaquer, lui ?

Concrètement, les choses bougent ! Si en Europe, le spam est punit par la loi, il faut bien admettre que peu de cas de condamnation de spammeurs en France, ou ailleurs en Europe, ont été relevés dans la presse. Mais il faut aussi admettre que la chose est maintenant considérée comme un délit (ce qui ne fut pas toujours le cas) et dénote déjà d’une prise de conscience sérieuse de la part des gouvernements quant à ce fléau du Web.

La lutte contre le spammeur atteint même de nouveaux sommets aux Etats-Unis avec l’arrestation récente de Robert Soloway, surnommé le « Roi du Spam » pour avoir envoyé plusieurs dizaines de millions de spam via sa société. Le tribunal qui le juge en ce moment a requis à son encontre 26 ans de prison. On comprend bien là la volonté du tribunal de faire un exemple. Celui-ci risque d’avoir d’autant moins de peine d’être clément que Robert Soloway n’en est pas à sa première condamnation. Le Roi du Spam a déjà eu à se défendre face aux accusations de Microsoft, pour ne citer que lui, mais il s’en était toujours sorti avec des condamnations à l’amende ; amendes que Soloway ne paya jamais. Pourtant, cette fois-ci, notre accusé plaide coupable car il sent bien que le vent de la répression anti-spam a pris un nouveau souffle.

La condamnation lourde qu’il encourt est un avertisseur fort à tous ceux résidant dans le premier pays pourvoyeur de spam au niveau mondial (selon des études menées chez l’éditeur d’antivirus Sophos, 15,4% des spam de la planète proviennent des Etats-Unis). Nouvelle preuve de cette campagne anti-spammeurs menée par les Américains, la victoire devant la Cours de Californie du site MySpace face à deux spammeurs notoires, Walter Rines et Stanford Wallace, dit Spamford, pour avoir détourné plusieurs comptes utilisateurs du fameux réseau social, toujours dans le but d’augmenter la diffusion des spams. Pas de prison, cette fois-ci mais une amende record : si Sapmford s’était déjà vu infligé une amende de 4 millions de dollars en 2006, celle qu’il vient d’écoper en 2008 avec son collègue s’élève à 234 millions de dollars !

Et les Etats-Unis ne sont pas les seuls à avoir pris la mesure de cette pollution numérique. Au début de l’année 2007, l’Asie, première région géographique émettrice de spam, a brutalement sonné le gong de la répression anti-spammeur. Via le Japon, d’abord, avec l’arrestation de quatre personnes qui, par le piratage d’un site de rencontres très populaire au pays du Soleil Levant, auraient envoyé rien de moins que 5,4 milliards de spam en seulement 2 mois ; puis via la Corée du Sud, ensuite, avec l’interpellation de deux hommes, Park (faussement nommé la Reine du Spam) et Kwon, pour l’envoi d’1,6 milliards de spam, en 4 mois, depuis des ordinateurs des services administratifs et financiers du pays.

En France également, le secrétaire d’Etat à la Consommation, Luc Chatel, a annoncé la création d’un comité de déontologie visant à protéger le consommateur des pratiques intrusives effectuées sur les services de communication en ligne. Est ainsi directement visée une nouvelle méthode de diffusion des spam, celle effectuée sur les téléphones mobiles.

Car non content d’avoir infesté les boîtes électroniques sur ordinateur, le spam s’amuse maintenant à investir tout moyen de communication numérique textuel : SMS, Messagerie Instantanée, Forums et maintenant Blogs, rien ne semble pouvoir lui échapper ! Fort heureusement, chacun développe aussi de son côté des méthodes de filtres, par ailleurs de plus en plus efficaces, pour limiter au maximum son invasion. Mais l’éternel jeu du chat et de la souris se met en place et s’ensuit alors une guerre numérique, voire une guerre des nerfs, pour savoir lequel abandonnera le premier.

Si le spam a toujours eu depuis ses débuts un objectif purement mercantile dans sa ligne de mire, sa prolifération a aujourd’hui entraîné dans la bataille des Etats tout entiers. Or, si le combat persiste, celui-ci pourrait aussi être perçu par les développeurs de logiciels de spam en une sorte de lutte « révolutionnaire » face aux administration étatiques. Pire, et pourtant parfaitement plausible tel que l’a montré l’arrestation du Coréen Park, le spam pourrait être utilisé dans une guerre virtuelle afin de paralyser en très peu de temps des infrastructures informatiques stratégiques, croulant sous le nombre de spam envoyés ou reçus.

Dans ces conditions, avec sa capacité d’évolution, sa force de diffusion et l’argent facile qu’il permet de générer pour quelques pirates en mal de reconnaissance, le spam semble aujourd’hui autant ancré dans la messagerie que ne l’est une arobase dans une adresse mail ! Une lutte apparemment sans fin, mais inévitable compte tenu du fléau que représente le spam sur le trafic Internet d’aujourd’hui.