Tag Archives: marché

Nokia n’aime plus du tout RIM

Nokia ne semble plus vouloir laisser les BlackBerry de RIM prendre davantage de parts sur le marché des SmartPhone. Si celle du n°1 de la téléphonie mondiale s’établissaient à 50,8% sur le marché des SmartPhone, elle serait descendues à 47,5% entre les seconds trimestres des années 2007 et 2008, selon les chiffres de l’institut Gartner. Or, dans le même temps, la part de marché de Reasearch In Motion aurait pratiquement doublé, passant de 8,9% à 17,4%.

Nokia réagit donc en conséquence face à ce sérieux concurrent : tous les modèles de gamme N de la fameuse série 60, anciens comme nouveaux, bénéficieront bientôt d’une compatibilité avec les serveurs de messagerie Microsoft Exchange. Cette compatibilité est rendue possible par l’intermédiaire d’un logiciel développé par Nokia, Mail for Exchange, pour lequel Nokia a acquis une licence Miscrosoft ActiveSync et qui autorise le Push Mail avec les serveurs Exchange 2007.

Jusqu’à présent, seuls les modèles de gamme E (professionnel) et deux modèles de gamme N (grand public), les N78 et N96, disposaient de ce logiciel. En outre, l’abandon du logiciel BlackBerry Connect (application de Push email propriétaire, passant exclusivement par les serveurs de RIM) sur les modèles E66 et E71 constituait déjà un prélude au rafraîchissement des relations entre les deux firmes. Désormais, Nokia semble bien décider à lutter plus fermement contre le canadien RIM.

Notons, par ailleurs, que cette décision s’inscrit aussi dans une stratégie d’innovation opérée par le géant finlandais. Pour espérer ne pas être bientôt dépassé par des SmartPhone concurrents aux possibilités très avancées, Nokia a compris qu’il fallait faire évoluer les solutions logicielles plus rapidement. Quitte à racheter l’éditeur de Symbian OS, pour tenir tête aux OS concurrents comme Windows Mobile (Microsoft), BlackBerry OS (RIM), OS X (Apple) et Android (Google).

Le client lourd : nerf de la guerre entre serveurs de messagerie ?

En tout cas, il semble bien y tenir une place prépondérante, comme l’explique Steve J. Vaughan-Nichols dans la conclusion d’un article publié sur LinuxWorld.com.au.

Selon Vaughan-Nichols, la domination de la solution de messagerie Microsoft Exchange a été notamment rendue possible par le quasi-monopole d’utilisation du logiciel Outlook en environnement professionnel. Alors que d’autres solutions Open Source, comme le navigateur Mozilla Firefox ou la suite bureautique Open Office, jouissent d’une assez bonne notoriété, le rédacteur regrette que les solutions de messagerie n’aient pas bénéficié du même soutien, que ce soit de la part de la communauté ou de la part des organismes fondateurs qui en assurent le développement logiciel.

Une combativité moins importante du monde du Libre sur cette question qui aurait permis à Microsoft de s’implanter de manière très importante, avec une solution propriétaire (l’interface MAPI d’Outlook étant complètement fermée).

Si la Commission Européenne a pu forcer Microsoft à rendre public une partie de ses interfaces de programmation, dans les faits, le développement de la solution OpenChange (qui doit apporter une intéropérabilité parfaite entre les serveurs de messagerie Open Source et les clients Outlook) avance beaucoup trop lentement, selon l’auteur. Par ailleurs, les serveurs de messagerie Open Source ne parviendraient pas non plus à se hisser au niveau des facilités d’administration rendue possibles par un couple Exchange/Outlook.

Et Vaughan-Nichols de conclure que si l’Open Source peut espérer grignoter aujourd’hui quelques parts de marché aux solutions de Microsoft, c’est en prenant exemple sur des services de messagerie orientés Web, tels que Google GMail ou Zimbra Collaboration Suite.

Pour autant, l’avenir des solutions basées entièrement sur un client Web n’est pas complètement assurée. De même qu’à travers le projet Mozilla Messaging, la Fondation Mozilla semble prendre la mesure de l’importance d’un bon développement et d’un suivi appuyé autour d’un client de messagerie Open Source.

En outre, on pourrait objecter certaines choses sur l’état d’avancement du projet OpenChange. Si celui-ci se trouve effectivement retardé par l’arrivé de Samba 4, la communauté grandit autour de la solution. Des organismes privés, comme d’ailleurs la société Alinto, ont parfaitement assimilé les besoins des entreprises qui cherchaient à se libérer des solutions Microsoft. Et elles investissent aujourd’hui une partie de leurs moyens afin de soutenir et accélérer les développements d’OpenChange et Samba 4.

IBM adapte Lotus Notes pour l’iPhone

IBM confirme son intérêt pour le marché professionnel que vise aussi l’iPhone d’Apple. La firme annonce la disponibilité pour la fin de l’année de Lotus iNotes, une solution basée sur ses serveurs Domino Web Access et disponible donc sous forme d’application Web, via le navigateur Internet intégré à l’iPhone. Emails, contacts et agendas seront ainsi bientôt accessibles aux clients des solutions de messagerie Lotus Notes.

Alors que l’institut Gartner reste prudente concernant le choix de l’iPhone en tant que terminal mobile dans le milieu professionnel, IBM saute carrément le pas et accentue, de fait, l’image du SmartPhone d’Apple comme solution de messagerie mobile professionnelle. Néanmoins, au delà de l’intérêt suscité par le portage de Lotus Notes sur iPhone, il faut aussi préciser que cette adaptation de son logiciel revêt une importance stratégique pour IBM.

Avec la mise à disposition gratuite du FirmWare 2.0, Apple rend nativement compatible tout modèle d’iPhone avec la solution de messagerie Exchange, du concurrent Microsoft. En choisissant de passer par une application Web, Lotus iNotes n’aura pas à être proposé via l’App Store (le magasin en ligne d’applications pour l’iPhone) et devrait donc être gratuit, lui aussi (sous peine, bien entendu, que l’entreprise dispose d’une licence Lotus Domino Server). Ainsi, IBM ouvre l’iPhone à d’autres solutions de messagerie professionnelle que celles prisent en charge nativement par le terminal (Microsoft Exchange, Apple Mail Server ou MobileMe).

Les USA continuent de s’attaquer aux spammeurs

L’Oncle Sam ne baisse pas sa garde et continue de traquer les spammeurs sur son sol… et même en dehors !

Après 4 ans d’envois de spam aux clients d’AOL, et alors même qu’il plaidait coupable, le jeune américain de 24 ans, Michael Dolan, s’est vu infligé la peine maximale par le tribunal du Connecticut, soit sept années d’emprisonnement, dont trois ans ferme. L’argument de la santé mentale fragile de Michael Dolan, plaidé par son avocat, n’a donc pas retenu l’attention des juges qui ont rendu le verdict le plus sévère attribué à un spammeur. Une condamnation très certainement faite pour l’exemple, étant donné les dommages causés par Michael Dolan : 400 000$, escroqués à 250 personnes, ce qui représente relativement peu de choses par rapport au « marché » du spam.

Mais les Etats-Unis continuent de déployer leurs moyens face aux spammeurs. Récemment encore, c’est un jeune homme de 19 ans qui a été arrêté au Pays-Bas, avant qu’il ne puisse vendre les données de son botnet à un Brésilien de 35ans (le Brésil étant le quatrième pays pourvoyeur de spams au monde). Cette arrestation a été rendue possible grâce à la coordination des informations de la cyber-police Hollandaise, du FBI et de l’éditeur d’antivirus Kaspersky, qui a repéré le logiciel malveillant sur 150 000 machines. Le bot se répandait en utilisant les contacts du logiciel de Messagerie Instantanée Windows Live Messenger.

L’iPhone est-il professionnel ?

La sortie de la version 2 de l’iPhone a apporté quelques espoirs a ses utilisateurs professionnels. Même si dès le départ, le logiciel de messagerie Mail était parfaitement utilisable et performant, la partie PIM : Agenda & Contacts était franchement décevante pour des aficionados de la mobilité. Or, à voir le nombre d’iPhone dans les allées du World Mobile Congress ou de tout autre manifestation professionnelle, on se demandait si Apple n’avait pas oublié ce marché ?

La nouvelle version a apporté quelques espoirs avec l’annonce d’un support d’Exchange… mais quelle déception en découvrant que seuls les possesseurs de ce serveur peuvent réellement l’utiliser à 100 % . Pourquoi des fonctions comme la gestion des invités à une réunion sont-elles réservés aux “Exchangeurs” ? Pour paraphraser Pascal : ” Apple a ses raisons que la raison ne connaît point”.

Heureusement, les outils de synchronisation commencent à fonctionner. Ainsi il est désormais possible de synchroniser ses contacts automatiquement grâce aux logiciels SyncML et notamment celui de Synthesis (Funambol présentant encore quelques bugs).

Mais malheureusement le calendrier est encore absent et les informations fournies par les éditeurs sont peu encourageantes : “Apple ne fournit pas d’accès aux données du Calendrier” .

C’est pourquoi, chez Alinto, nous travaillons sur plusieurs pistes et nos utilisateurs pourront prochainement bénéficier d’un support du protocole CalDAV qui devrait compléter les possibilités de synchronisation.

Si vous avez expérimenté d’autres solutions, nous sommes preneurs de vos retours d’expérience (suggestion@alinto.com ou ce blog).

Philippe

Les spammeurs s’intéressent au cloud computing

Le Web-marchand Amazon n’aura pas eu à attendre que son service de « nuage de calcul » soit publié en version finale pour qu’il connaisse ses premières attaques de spammeurs.

Les sites Spamhaus et Outblaze ont récemment classé tout ou partie des IP du domaine d’EC2 (Elastic Compute Cloud) dans leurs listes noires des IP émettrices de nombreux spam.

En plein développement actuellement, le marché balbutiant du cloud computing (nuage de calcul), tel qu’il est communément appelé sur la Toile, se voit déjà pris d’assaut par les spammeurs. Il faut avouer que du point de vue d’un spammeur, le cloud computing représente plusieurs avantages.

Le système consiste en une dématérialisation des salles serveurs en entreprise. Concrètement, grâce aux réseaux haut débit et aux nouvelles possibilités matérielles qu’offrent notamment les processeurs en matière de virtualisation (installation d’un deuxième système d’exploitation tournant en parallèle du premier), il devient aisé, pour de grands groupes, de proposer des services d’infogérance de calcul lourd et de SaaS, dont les ressources sont accessibles en ligne.

Les entreprises qui développent des logiciels générant des calculs intensifs peuvent aujourd’hui choisir de payer ce service à des sociétés qui prennent en charge les besoins matériels. S’ensuivent donc des économies substantielles réalisées par les entreprises clientes, en terme d’exploitation. Mais cela est aussi vrai pour les besoins des spammeurs !

Comme la vérification des activités effectuées sur chaque serveur virtuel engendrerait des moyens extrêmement importants pour les firmes proposant le cloud computing, les spammeurs profitent des faiblesses de ce service naissant pour dématérialiser eux-aussi leurs serveurs et brouiller les pistes qui mèneraient directement à eux. Par ailleurs, le problème peut très vite atteindre d’énormes proportions du fait que nombre d’offres de cloud computing proposent un ajustement en temps réel du nombre de serveurs virtuels mis à disposition des clients, selon les besoins ponctuels de ces derniers.

Alors que Dell en est est encore à vouloir déposer le nom de cloud computing, des firmes telles que Google (avec IBM), Yahoo (avec HP et Intel), ou encore AT&T s’empressent de marcher dans les traces d’Amazon, sans pourvoir encore empêcher le cloud computing de devenir un incroyable nid de spammeurs.

Quand la messagerie électronique dépasse les bornes

Les solutions de messagerie connaissent à ce jour une véritable révolution et tendent à s’affranchir des modes de consultation traditionnels jusqu’alors utilisés. Elles doivent en effet prendre en compte le décloisonnement intégral de l’univers de restitution classique.

Outil de productivité unanimement reconnu et indispensable dans la gestion quotidienne des échanges entre les entreprises, les solutions de messagerie et leur galaxie d’outils associés (agenda, annuaire,…) connaissent à ce jour une véritable révolution et tendent à s’affranchir des modes de consultation traditionnels jusqu’alors utilisés.

En effet, plutôt orientées postes fixes pour un usage « sédentaire », les messageries modernes doivent aujourd’hui prendre en compte les nouveaux usages et s’adapter à des formats qui tendent à évoluer progressivement vers un décloisonnement intégral de l’univers de restitution classique.

Afin d’illustrer notre propos, nous allons au travers de différents exemples mettre en lumière des domaines d’applications complémentaires (certains étant d’ores et déjà adoptés et reconnus comme un “must have” et d’autres, plus prospectifs, mais qui commencent à donner de premières applications en phase avec l’évolution des mentalités, des usages et des équipements mobiles : Machine 2 Machine…).

L’un des exemples les plus marquants de la nouvelle forme de « consommation » de la messagerie est celui de la mobilité professionnelle. En effet, il y a encore 2 ans, la mobilité était encore réservée à une population professionnelle avertie qui utilisait la messagerie en environnement mobile (notons qu’il y a encore peu de temps le coût du service ou plutôt de la connexion et du matériel représentait un frein pour des déploiements à grande échelle).

Désormais l’accessibilité des matériels (smartphone, PDA, ordinateur portable…) et des réseaux (3G, infrastructures convergentes…) contribuent à banaliser l’usage de la messagerie. Il faut également compter avec l’évolution des mentalités, des usages et des modes de travail nomades et décentralisés.

Prendre le train, aller au restaurant, attendre un avion… autant d’exemples parlants ! En effet, il suffit de jeter un coup d’oeil vers les utilisateurs de PC et de téléphones connectés pour entrapercevoir un webmail ou un environnement de messagerie Outlook, Thunderbird… N’oublions pas non plus qu’à l’heure du web 2.0 voire du web 3.0 professionnel où la dimension de travail collaboratif est un fondement de cette approche, les notions de communication sont incontournables. En ce sens la messagerie doit être accessible en tout lieu.

Ce besoin au départ professionnel se banalise progressivement comme  nous avons pu le constater lors du Mobile World Congress 08 où la prochaine évolution du marché mobile semblait se diriger :  Internet. Et quelle application tire les usages pour plus de 66 % des mobilnautes ? La consultation et l’envoi d’emails depuis son mobile !

Au-delà de ce premier élément qui semble aujourd’hui assez largement adopté ou tout du moins transposable dans les grands comptes comme dans les PME à court terme, d’autres domaines d’application apparaissent et laissent augurer les prémices de la messagerie de demain. Parmi les dernières tendances, se distinguent les initiatives libérant totalement l’utilisateur des modes de consultation traditionnels.

Cette évolution s’explique par exemple par l’arrivée de nouveaux équipements (robots, équipements du bureau et de la maison…) et les réalisations de type Machine 2 Machine (avec le Wi-Fi, Bluetooth, RFID, CPL…).

La messagerie sort alors intégralement du bureau de travail traditionnel pour devenir totalement vocale et intégrée à un cadre de travail plus dynamique. Nous entrons de fait de plain-pied dans le monde des assistants personnels de demain qui, comme on le sait, intégreront le monde de l’entreprise non pas de manière ludique mais professionnelle avec une adaptation aux besoins et spécificités métiers de ces dernières.

A ce jour, des initiatives industrielles menées avec des spécialistes des « mobile devices » sont d’ores et déjà une réalité opérationnelle en production à une échelle réduite. Ainsi le célèbre lapin communicant Nabaztag est désormais capable non seulement de vous alerter en cas de message important mais également de vous lire à haute voix vos prochains rendez vous.

Au vu de l’accélération exponentielle des délais de mise à disposition sur le marché, ce qui fait  rêver aujourd’hui sera vraisemblablement réel dans les 5 prochaines années.

De plus, des projets de bureaux virtuels et interactifs sont aujourd’hui à l’étude. Prenons l’exemple du bureau communicant qui, une fois qu’un collaborateur s’installera, lui proposera automatiquement d’accéder sans aucune manipulation clavier à sa messagerie (l’interaction vocale sera alors un élément déterminant). Il pourra en être de même dans une voiture…. Les objets se transforment donc pour être communicants , accessibles et mieux adaptés, ce n’est plus l’homme qui s’adapte aux technologies mais bien l’inverse.

En constante ébullition, les outils de messagerie continuent donc leur transformation et sortent des sentiers battus pour répondre aux nouveaux usages du marché. Etant positionnés parmi les fondamentaux et les principaux outils de productivité des entreprises, ils devraient à très court terme s’intégrer dans de nouveaux environnements plus dynamiques qui contribueront à faire entrer la messagerie professionnelle dans l’univers des « assistants de demain ». Un nouveau chantier d’envergure technologique et comportementale pour les DSI des entreprises.

Publié dans le JDNet du 23/05/08

Les mails Pro victimes de la fracture numérique ?

Retour sur une actualité publiée en février par Le Monde Informatique. Au début de l’année, le journal en ligne faisait part à ses lecteurs d’une enquête menée par l’agence de conseil marketing OpenedMind en partenariat avec Microsoft. L’enquête révélait que, malgré une progression de la part des Très Petites Entreprises en France ayant ouvert un site à leur nom, leur visibilité sur le réseau des réseaux reflétait une nette différence entre les TPE les plus jeunes situées en région parisienne et les autres.

Une disparité qui influe directement sur le nombre de créations de boîtes mails professionnelles et, par conséquent, le marché de la messagerie professionnelle en France. La plupart des TPE de province se constitueraient effectivement des adresses mails professionnelles avec des services de messagerie grand public comme ceux de Yahoo! ou de Hotmail. Si cela ne constitue évidemment rien de grave en soit, l’absence d’une messagerie professionnelle à son nom reste souvent perçue par le client comme un manque d’infrastructure dédiée dans l’entreprise et un défaut marketing en terme d’image de marque.

Si l’on peut se féliciter que la part des TPE disposant d’une adresse professionnelle se trouve être tout de même légèrement supérieure à celle des TPE disposant d’un site dédié (40% contre 38% selon cette enquête), on ne peut s’empêcher de penser que la conséquence de cette disparité si marquée n’aurait aucun lien avec la fameuse fracture numérique dont il est question en France.

Il y a fort à parier que le manque d’infrastructures réseaux haut-débit dans certaines provinces renforcent aussi le manque d’information sur des services informatiques adaptés aux TPE. Des « zones d’ombres » qu’il serait bon de combler suffisamment tôt avec les prochains réseaux WiMax, avant que l’arrivée de la fibre optique dans les grandes villes ne vienne encore élargir la fracture numérique pour la transformer en trou béant (certaines zones, en France, ne disposent encore de l’accès à Internet que par modem 56K).

Or, les nouveaux réseaux de communication haut-débit, mobiles ou informatiques, transforment déjà petit à petit les usages que nous faisons de la messagerie et génèrent de nouvelles applications (Webmail 2.0, messagerie mobile en Push mail, synchronisation des contacts et des calendriers).

L’externalisation des messageries en forte croissance

Selon l’analyste Mattew Cain du du Gartner group (The Impact of SaaS on E-Mail Applications) la part de marché des messageries hébergées devrait passer de 1% à 20 % en 2012. A l’heure actuelle ce sont plutôt les PME et TPE qui utilisent ce mode de fonctionnement popularisé avec le SaaS (Software as a Service). La baisse des prix liée à la généralisation de ces offres , l’arrivée d’acteurs majeurs tels que Microsoft ou Google vont permettre d’évangéliser ce marché et surtout son appropriation par les grands comptes.

Cette tendance serait confirmée par les acquisitions des grands acteurs ces derniers mois : Google/Postini, Yahoo/ Zimbra et plus récemment DELL/MessageOne.

Même si selon l’article certains DSI restent fidèles à une gestion de leur messagerie en interne, l’évolution des besoins (mobilité, rétention des messages), devraient selon Cain pousser les DSI à plus se préoccuper de la gestion organisationnelle des messageries plutôt que de leur hébergement technique.