17 février 2010 à 19:00
Alinto, Kwaga, le LIRIS et l’APCE, membres du consortium DLM3.0, s’associent pour étudier et répondre aux usages du mail en entreprise.
Sélectionné par la DGCIS (Ministère de l’Économie), le consortium DLM 3.0, composé d’Alinto, Kwaga, le LIRIS et l’APCE, a pour objectif de créer les outils logiciels qui rendront au mail ses caractéristiques d’outil de productivité et notamment faciliteront le tri, l’organisation, le traitement et la gestion des emails.
La conception de ces logiciels sera guidée, d’une part, par une étude qualitative détaillée menée auprès d’utilisateurs et par l’analyse des usages en fonction de la nature des messages, d’autre part. Ce dernier volet sera piloté par la mise en œuvre de technologies sémantiques d’analyse du langage naturel. Lire la suite… »
17 février 2010 à 18:50
Alinto, Kwaga, le LIRIS et l’APCE, membres du consortium DLM3.0, s’associent pour étudier et répondre aux usages du mail en entreprise.
Sélectionné par la DGCIS (Ministère de l’Économie), le consortium DLM 3.0, composé d’Alinto, Kwaga, le LIRIS et l’APCE, a pour objectif de créer les outils logiciels qui rendront au mail ses caractéristiques d’outil de productivité et notamment faciliteront le tri, l’organisation, le traitement et la gestion des emails.
La conception de ces logiciels sera guidée, d’une part, par une étude qualitative détaillée menée auprès d’utilisateurs et par l’analyse des usages en fonction de la nature des messages, d’autre part. Ce dernier volet sera piloté par la mise en œuvre de technologies sémantiques d’analyse du langage naturel.
Un des fondamentaux du consortium est d’améliorer l’utilisation du mail en entreprise, sans ajouter de nouveaux outils à ceux déjà en place. Les composants logiciels attendus seront intégrés, de façon transparente pour les utilisateurs, au système de gestion de mail en place.
Pour Gaëlle Recourcé, Directeur Scientifique de Kwaga : « L’utilisation du mail en entreprise a déjà fait l’objet de nombreuses études quantitatives qui démontrent la perte de productivité des utilisateurs, liée à l’explosion du volume des messages à traiter. Sans présumer des résultats de l’étude qualitative, un des axes sur lesquels l’analyse sémantique pourrait conduire nos travaux serait la suggestion de destinataires ou de VIP, basée sur les centres d’intérêt identifiés. La notion de communautés professionnelles pourrait s’enrichir en fonction du contenu des échanges. »
Jalons
Q1-Q2 2010 : Étude qualitative d’usage et définition des besoins
Q3 2010 – Q1 2011 : Expérimentation de prototypes de recherche pour résoudre les problèmes observés
Q2-Q4 2011 : Intégration et prototypage de l’ensemble des outils en une solution cohérente
Q1 2012 : Phase de validation : test et évaluation du système par les utilisateurs de la phase initiale d’étude
Résultats attendus
Étude quantitative détaillée des usages du mail en entreprise.
Solution logicielle packagée prête à être intégrée au système de gestion de mail existant.
Reversement des résultats obtenus sur chaque composant, en open source, à la communauté de recherche et notamment à la communauté UIMA qui travaille sur l’intégration des composants de traitement de la langue.
Pour Philippe Gilbert, Président Fondateur d’Alinto : « Nos clients font face à l’explosion des moyens de communication : courriels, messagerie instantanée et désormais réseaux sociaux. Grâce à la convergence, l’email est devenu le carrefour des échanges au sein de l’entreprise et notre objectif est de proposer aux entreprises des outils pragmatiques et simples qui s’intègrent à tous les environnements de travail : webmail, Outlook, PDA… En complément des technologies sémantiques que nous allons déployer, l’expérience que nous avons acquise en mettant en œuvre des systèmes de messagerie complexes au sein de nombreuses organisations confèrera aux travaux du consortium DLM 3.0, les exigences de sécurité et de confidentialité qui sont fondamentales pour les entreprises. »
Pour suivre le projet DLM 3.0 et contribuer à faire évoluer cette initiative : http://www.dlm30.com
Liste des projets retenus dans le cadre de l’Appel à Projet Web Innovant : http://www.telecom.gouv.fr/rubriques-menu/soutiens-financements/programmes-nationaux/volet-numerique-du-plan-relance/resultats-deux-appels-projets/liste-projets-retenus-web-innovant-2218.html
À propos d’Alinto
Créé en janvier 2000, Alinto est l’un des principaux éditeurs et opérateurs européens de messagerie collaborative et de communications unifiées. Alinto gère plus 4 000 domaines de messagerie professionnelle et plus d’un million et demi d’utilisateurs sur 5 pays.
Basé à Lyon et en Allemagne, Alinto s’appuie sur une équipe qui dispose d’une expertise dans la communication électronique depuis plus de quinze ans et conjugue une politique de recherche et développement soutenue avec un service client de haute qualité.
2010 marque les 10 ans de l’éditeur et opérateur de solutions de messagerie électronique qui a récemment reçu le prix spécial de l’innovation décerné par OSEO à l’occasion du Deloitte Technology Fast 50. Alinto s’est rapidement démarqué de par les choix stratégiques de ses fondateurs. L’innovation et la proximité ont permis de convaincre ses clients.
Avec une volonté d’innovation permanente, Alinto, fut l’un des premiers :
à concevoir une solution de messagerie sur le mode SaaS (Software as a Service),
à proposer un service d’accès à ses mails depuis un mobile en 2000,
à proposer des services de Messagerie Premium et des BAL 2 Go en Europe,
à faire lire un Agenda à un lapin (Nabaztag)…
Site web : http://www.alinto.com
Blog : http://www.demainlemail.com
À propos de Kwaga
Créé en 2008 par Philippe Laval (fondateur et ancien dirigeant de Sinequa) et une équipe d’experts et de managers expérimentés, Kwaga est l’éditeur d’un nouveau service qui rend aux utilisateurs le contrôle de leur boîte d’emails en leur en proposant des vues synthétiques et catégorisées par contenu.
Alors que les cadres sont confrontés à la surcharge de leurs messageries et perdent 20% de leur temps à gérer leurs messages emails, les utilisateurs de Kwaga gèrent mieux et plus vite leurs emails grâce à une technologie innovante de traitement du langage.
Fonctionnant aussi bien en Anglais qu’en Français et disponible pour les principaux clients de messagerie tels Gmail, Yahoo! Mail, Windows Live Hotmail, Outlook et Thunderbird, la solution Kwaga est actuellement en version bêta privée.
Incubé à Télécom ParisTech, Kwaga valorise la recherche publique à travers un partenariat avec Alpage INRIA/Paris 7. Lauréat 2009 du Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Kwaga a également été lauréat du dernier Seedcamp Paris et est soutenu par le Centre Francilien de l’Innovation et Scientipôle Initiative.
Pour plus d’infos : www.kwaga.com.
À propos du LIRIS
Le LIRIS (Laboratoire d’InfoRmatique en Image et Systèmes d’information, CNRS UMR 5205,
http://liris.cnrs.fr/) est commun à l’INSA de Lyon, l’université Claude Bernard Lyon 1, l’Université Lumière Lyon 2, l’école Centrale de Lyon et le CNRS. Il comporte 92 enseignants chercheurs et 140 doctorants.
Il est structuré autour de deux départements : « Image » et « Données, Connaissances et Services ». Le département DCS est impliqué est composé de cinq équipes de recherche. Au sein de ce département, il s’agit de l’équipe Bases de Données (BD) qui prend part à ce projet. L’équipe BD regroupe 10 membres permanents (3 Professeur, 7 Maîtres de Conférences dont 1 Habilité à Diriger des Recherches) et 20 doctorants et 2 post doctorants. L’équipe centre ses activités sur trois thèmes :
Gestion des environnements dynamiques
Qualité, intégrité et disponibilité des données
Sécurité et confidentialité des données et des services
L’équipe BD a organisé le congrès international VLDB (http://www.vldb2009.org/) à Lyon en 2009. VLDB est la vitrine internationale de tout ce qui se fait de mieux en recherche et développement pour la gestion des données
Pour plus d’infos : http://liris.cnrs.fr/
À propos de l’APCE
L’Agence Pour la Création d’Entreprises est le partenaire “expérimentateur” compte tenu de son expérience dans la gestion de flux d’informations.
L’Agence pour la Création d’Entreprises est une association Loi 1901.
Créée en 1996 à l’initiative des pouvoirs publics, l’Agence pour la création d’entreprises intervient dans le processus d’aide à la création, à la transmission et au développement des entreprises :
- à la manière d’une agence d’informations au travers de son portail internet, de ses publications et de fiches pratiques, elle assure la triple mission de promouvoir l’esprit d’initiative, d’informer sur les mesures prises en faveur de la création-transmission d’entreprises et sur les dispositifs en place aux niveaux national et local, et d’orienter les entrepreneurs dans leurs démarches,
- en support technique des réseaux d’accompagnement et des collectivités territoriales pour leur apporter la formation et les outils d’une action de terrain de qualité,
- pour suivre l’évolution du processus de création d’entreprises, réaliser des études statistiques et des notes de conjoncture par secteur d’activité et bassin d’emplois, qualifier les attentes et les besoins en matière d’accompagnement,
- en réalisant toute mission ou étude et en donnant tout avis demandé par les pouvoirs publics, dans un cadre conventionnel.
Pour plus d’infos : http://www.apce.com
31 juillet 2009 à 14:30
Une messagerie plus intelligente en préparation pour l’iPhone ? 
Selon le site web Mobinaute, Apple aurait déposé des brevets relatifs à plusieurs nouvelles fonctionnalités. Parmi ces nouveautés, la possibilité d’intégration d’un lecteur de flashcode permettant de transmettre instantanément des informations sur un lieu ou un service ; ou encore d’un système de reconnaissance faciale.
Mais ce qui nous intéresse plus particulièrement chez Demain le mail, c’est l’annonce de différentes évolutions en matière de messagerie. Lire la suite… »
29 janvier 2009 à 16:47
Les logiciels de messagerie utilisent des langages normés appelés protocoles pour s’adresser et se faire comprendre des serveurs de messagerie sur Internet.
Le Post Office Protocol, ou POP3, est le protocole le plus utilisé pour la relève distante du courrier électronique. Il va permettre à un client de messagerie (tel Outlook ou Thunderbird) de dialoguer avec un serveur de courrier pour que l’utilisateur puisse lire ses emails.
POP3 est un protocole rudimentaire qui permet seulement d’extraire tout ou partie d’un email stocké sur un serveur et de supprimer les messages qui s’y trouvent. A la différence de son alter-ego l’IMAP, toutes les autres actions effectuées sur une boîte mail en POP, comme le classement des emails, la création de répertoires sur la boîte ou bien encore l’attribution d’étiquettes aux emails, ne sont que le fruit des possibilités offertes par les client de messagerie et ne correspondent pas à de réelles actions effectuées sur les emails du serveur.
Bien qu’une version sécurisée du POP3 utilisant le protocole SSL existe sous le nom de POP3S, le POP reste un protocole vieillissant, certes, encore très utilisé par les serveurs de messagerie, mais en perte de vitesse par rapport aux fonctions apportés par l’IMAP.
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20 juin 2008 à 16:36
Le terme anglais AJAX est l’acronyme d’Asynchronous Javascript And XML, soit, en français, XML et Javascript asynchrones. L’usage des termes « technologie AJAX » est un peu galvaudé car l’AJAX constitue en réalité un ensemble connu de technologies libres et standards utilisées pour la création de pages Web. Ainsi, est qualifié d’AJAX un site se servant :
- des langages HTML ou XHTML pour structurer la page
- de feuilles de styles CSS pour l’élaboration de la mise en page
- du langage Javascript ou d’un Document Open Model (DOM) pour traiter dynamiquement les requêtes envoyées au serveur Web
- de l’objet XMLHttpRequest pour lire de manière asynchrone des données sur le serveur
- d’un langage de programmation évolué tel PHP ou XML
Le but de l’AJAX est de diminuer les requêtes « lourdes » envoyées au serveur tout en rendant les pages Web dynamiques. Seules certaines portions d’une page Web peuvent ainsi être mise-à-jour (parfois automatiquement) sans que l’utilisateur ait eu besoin de rafraîchir la page entière, ce qui diminue la charge des serveurs et le trafic réseau.
Les fonctions avancées que permettent les sites en AJAX autorisent la création d’application Web sophistiquées inspirées des logiciels installés localement sur des Systèmes d’Exploitation. Ces nouvelles possibilités font que l’on associe encore souvent les sites en AJAX avec le concept de Web 2.0.
27 mai 2008 à 15:36
Les logiciels de messagerie utilisent des langages normés appelés protocoles pour s’adresser et se faire comprendre des serveurs de messagerie sur Internet.
L’Internet Message Access Protocol, plus connu sous les noms d’IMAP ou d’IMAP4, est un protocole destiné aux serveurs de courrier (les machines qui reçoivent et stockent les emails) et utilisé pour la lecture à distance du courrier par les utilisateurs. Il a été développé dans le but de remplacer l’ancien protocole de réception POP (ou POP3). Le protocole IMAP offre plus de souplesse que le POP grâce notamment à une vraie gestion distante de la boîte électronique.
Contrairement au POP, l’IMAP autorise plusieurs connexions simultanées à la boîte mail, ce qui permet par exemple de consulter ses messages depuis plusieurs postes informatiques sur lesquels la connexion resterait ouverte. La gestion de la boîte aux lettres électronique passant forcément par le serveur, il devient possible de créer d’autres boîtes mail dans la boîte principale (avec des sous-dossiers de gestion des mails), de trier ses emails selon des critères définis (date, expéditeur, étiquettes, etc.)
En outre, l’interface de messagerie du Webmail ou du client lourd (comme Thunderbird ou Outlook), qui en permet la gestion, ne fournit qu’une copie des dossiers de la boîte de réception IMAP et de leurs contenus. Ainsi, l’espace de stockage de la machine de l’utilisateur est préservé et les mails restent disponibles sur le serveur, même en cas d’une panne de la machine locale.
IMAP peut autoriser des connexions via SSL, dans sa version sécurisée nommée IMAPS.
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19 mai 2008 à 17:59
Voilà un titre qui pourrait apparaître comme complètement hors de propos sur ce site. A priori, c’est vrai, l’email reste l’un des moyens de communication les plus prisés, tous médias confondus. Selon différentes études, menées aussi bien dans le milieu professionnel qu’auprès du grand public, l’email est la première utilisation des Internautes.
En entreprise aussi, l’email serait devenu le moyen de communication interne numéro un. Il suffit d’ailleurs de se rendre compte des nouvelles habitudes que la messagerie électronique a généré : aujourd’hui, tout jeune chômeur se doit de composer son CV sur ordinateur et de l’envoyer par mail à différentes entreprises ou agences pour l’emploi. L’email aurait pris une telle importance dans les moyens de communications quotidiens que certaines activités se retrouveraient aujourd’hui bloquées si l’email leur était enlevé. Pourtant, force est de constater que ce moyen de communication essentiel n’est pas le plus aimé des jeunes.
Outre, le fait que nombre d’entre eux estiment l’email comme « ringard », la plupart lui reproche surtout d’être un moyen de communication trop lent. C’est donc naturellement qu’ils se tournent vers les logiciels de Messagerie Instantanée (Instant Messaging), tels que MSN, Skype, AIM ou bien Google Talk, à la recherche du contact immédiat avec l’interlocuteur.
Il faut bien avouer que l’IM offre des possibilités équivalentes voire nouvelles par rapport aux clients de messagerie : conférence à plusieurs (y compris en audio ou vidéo), envoi de fichiers de différentes tailles, visibilité en temps réel des personnes connectées, etc. L’IM prend même tellement d’ampleur que les principaux opérateurs de téléphonie mobile se voient maintenant courtisés par les éditeurs de logiciels IM !
La guerre des logiciels IM repart, mais sur un nouvel appareil, le téléphone mobile, car sur Internet, la bataille est maintenant pratiquement jouée en faveur de Microsoft. Du moins dans les logiciels à télécharger, car ceux-ci finissent eux aussi par subir l’inexorable chemin de la dématérialisation et, de ce point de vue, les places ne sont pas encore acquises…
En effet, l’association sites Web 2.0 / réseaux sociaux / IM paraît de plus en plus évidente, et des rapprochements entre portails Web 2.0 et éditeurs de logiciels IM se créent. Après tout, pourquoi lancer son logiciel IM si celui-ci est intégré à la page que l’on visite ? Cela a aussi l’avantage de pouvoir retrouver ses contacts directement en ligne, sur le site, depuis n’importe quelle machine, sans avoir à installer quoi que ce soit. Mais tous ces avantages de l’IM se trouvent aussi balayer par l’un de ses principaux inconvénients, présent depuis son existence.
Tous ces éditeurs de logiciels de Messagerie Instantanée ne sont malheureusement pas partageurs, et le numéro un du secteur garde jalousement tous ses utilisateurs inscrits. Même si des tentatives existent pour résoudre le problème d’intéropérabilité entre les réseaux IM (telles que celles proposées par les logiciels GAIM, Trillian ou encore Pidgin), aucune n’est apte à fournir tous les services auxquels un utilisateur a accès lorsqu’il s’est créé un compte chez l’éditeur. Et ce manque d’intéropérabilité pourrait bien freiner l’inexorable progression de la Messagerie Instantanée.
Disposer pour soi de tous les services du Web supposerait de sacrifier à la simplicité d’utilisation en ayant obligation de s’inscrire sur chacun des réseaux IM pour en profiter n’importe où, à tout moment. Or, ce problème, déjà connu par les utilisateurs depuis leur ordinateur, semble sur le point de se reproduire sur la téléphonie mobile et les sites Web 2.0.
Et c’est à ce moment que l’email joue son va-tout.
Que l’on utilise un téléphone mobile ou un ordinateur, et qu’il soit doté d’un système Microsoft, Apple ou Linux, l’email restera toujours visible ! Les standards sur lesquels reposent la communication par mail sont clairement établis et fonctionnent avec n’importe quelle plate-forme. Et ce qui paraissait impossible sur mobile, il y a encore quelques années, est aujourd’hui pleinement accessible avec l’augmentation du débit mobile, via les réseaux EDGE ou UMTS.
L’email pourrait bien effectuer sa renaissance avec l’évolution des téléphones mobiles, notamment grâce aux SmartPhones, véritables condensés d’ordinateurs. Ainsi, les emails, aux contenus enrichies par le langage HTML, se débarrassent de leur austérité habituelle et se trouvent toujours identiques à ce qu’ils sont, quel que soit le moyen utilisé pour les lire.
En outre, cette multiplicité des moyens d’utilisation de l’email n’impose pas l’immédiateté de la réponse. Par nature, l’email est un moyen de communication en différé, contrairement à la Messagerie Instantanée, et cette notion en fait donc un outil complètement détaché de toute plate-forme propriétaire, mais aussi libéré de la contrainte de disponibilité immédiate qu’impose le mode de communication des logiciels d’IM. Cet élément, en particulier, peut s’avérer déterminant lorsqu’on sait que l’avenir des communications passent par l’Internet mobile et le “permanently logged” (connecté en permanence).
Car être connecté partout en permanence n’implique pas pour autant être disponible pour ses contacts en permanence. A fortiori, le connexion mobile permanente pourrait bien amener chez les jeunes cet effet pervers du rejet de l’obligation de haute disponibilité, imposée par le terminal et le client de Messagerie Instantanée. Et quitte à communiquer quand on le souhaite, pourquoi ne pas choisir une manière différente de le faire, apportant des présentations plus conviviales des contenus et s’accompagnant de pièces jointes mulimédias ?
L’email a ce potentiel d’intéropérabilité et d’évolutivité qui pourrait, à terme, lui permettre de regagner les faveurs d’un public jeune, en quête généralement d’indépendance logicielle, de création aisée de présentations riches des messages et d’adaptation à une pleine mobilité. De part sa nature même de dialogue différé, il pourrait s’imposer comme l’outil de communication textuelle majeure de l’Internet de demain.