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Microsoft prêt à manger du BlackBerry ?

Alors que l’action Research In Motion valait près de 148$ au mois de juin, la crise financière fait aujourd’hui chuter son cours à près de 50$, ce qui ne valorise plus la firme canadienne qu’à hauteur de 28,5 milliards de dollars. Une situation propice à son rachat, particulièrement pour Microsoft, selon certains analystes.

Certains considèrent, en effet, que l’acquisition de RIM par l’éditeur de logiciels se révèlerait particulièrement stratégique. Elle aurait ainsi principalement deux avantages : le premier serait d’éliminer un concurrent sur le secteur des OS mobiles pour SmartPhone (abandon de BlackBerry OS au profit de Windows Mobile) ; le deuxième serait d’affirmer une position sur un marché naissant (celui des terminaux mobiles Internet) pour lequel Windows Mobile a aujourd’hui à affronter la concurrence particulièrement féroce de l’iPhone d’Apple et celle du système Android de Google.

Une telle conséquence entraînerait aussi certainement la migration du fameux système de Push Mail de RIM (fonctionnant avec l’association des logiciels BlackBerry Entreprise Server et BlackBerry Connect), pour favoriser encore davantage la diffusion des technologies Microsoft équivalentes (avec Exchange Server et la synchronisation par ActiveSync).

D’aucuns pensent que Microsoft aurait déjà entamé des discussions avec RIM pour convenir d’une OPA amicale proposée pour 50$ par action ; ce qui sous-entend que Microsoft s’attendrait à une baisse encore importante du cours de l’action RIM, dans les semaines à venir.

Toutes ces questions devraient vraisemblablement trouver réponse avant la fin de l’année.

Ma Sfere : la messagerie « dans le nuage » selon SFR

Face à la sortie de l’iPhone (en exclusivité chez le concurrent Orange) et au service associé MobileMe d’Apple, SFR contre-attaque. Le deuxième opérateur de téléphonie mobile vient de rendre disponible un nouveau service de synchronisation « dans le nuage » pour les données et les messages de ses utilisateurs.

Annoncé conjointement avec la sortie, en exclusivité chez SFR, du Samsung Player Addict (un SmartPhone tactile marchant clairement sur les plate-bandes de l’iPhone), le service Ma Sfere s’articule autour de trois rubriques nommées « Mes contacts », « Mes messages » et « Mes contenus ».

Le service Ma Sfere a été conçu pour être accessible à la fois depuis un ordinateur (quel qu’il soit) et à la fois depuis un téléphone mobile (de préférence, associé à l’un des forfaits Illimythics 3G+ de l’opérateur), via une interface Web unique, disponible depuis le site Web de SFR. Ce qui rend plus particulièrement attrayantes les deux premières rubriques, comme le commente LeMondeInformatique.

Ainsi, « Mes contacts » synchronise la carnet d’adresses de l’utilisateur avec celui de son espace en ligne, en y ajoutant des fonctionnalités hérités des réseaux sociaux, comme l’humeur, la géolocalisation ou l’actualité personnelle des contacts. « Mes messages » fournit une interface de gestion centralisée pour les emails, les SMS, les MMS et les messages vocaux (dont la gestion de ces derniers prend comme modèle celle de la Messagerie Vocale Visuelle de l’iPhone). Enfin, « Mes contenus » permet aux clients SFR de transférer images, musiques ou vidéos (dans une limite de 150Mo par fichier) sur un espace de stockage en ligne limité à 1Go.

Ambitieux, Ma Sfere prévoit également l’envoi d’alertes, par SMS, des derniers commentaires des visiteurs sur les fichiers, transférés par le client vers son espace en ligne. Lequel se veut donc une sorte de blog composés de médias personnels.

Après MobileMe d’Apple, et en attendant Microsoft Live Mesh, SFR se dote de sa propre solution de synchronisation des données utilisateur qui, par la suite, sera disponible pour tous ses clients, y compris ses abonnés ADSL. Un nombre d’abonnés ADSL qui peut se révéler d’ailleurs assez conséquent, si l’on y aoute ceux du groupe Neuf Telecom (avec lequel SFR a récemment fusionné) !

Encore gratuit jusqu’au 31 décembre 2008, Ma Sfere devrait représenter, par la suite, un coût supplémentaire de 2€/mois ; sans compter les envois de fichiers vers l’espace personnel, qui seront facturés au prix d’un MMS non sur-taxé.

IBM adapte Lotus Notes pour l’iPhone

IBM confirme son intérêt pour le marché professionnel que vise aussi l’iPhone d’Apple. La firme annonce la disponibilité pour la fin de l’année de Lotus iNotes, une solution basée sur ses serveurs Domino Web Access et disponible donc sous forme d’application Web, via le navigateur Internet intégré à l’iPhone. Emails, contacts et agendas seront ainsi bientôt accessibles aux clients des solutions de messagerie Lotus Notes.

Alors que l’institut Gartner reste prudente concernant le choix de l’iPhone en tant que terminal mobile dans le milieu professionnel, IBM saute carrément le pas et accentue, de fait, l’image du SmartPhone d’Apple comme solution de messagerie mobile professionnelle. Néanmoins, au delà de l’intérêt suscité par le portage de Lotus Notes sur iPhone, il faut aussi préciser que cette adaptation de son logiciel revêt une importance stratégique pour IBM.

Avec la mise à disposition gratuite du FirmWare 2.0, Apple rend nativement compatible tout modèle d’iPhone avec la solution de messagerie Exchange, du concurrent Microsoft. En choisissant de passer par une application Web, Lotus iNotes n’aura pas à être proposé via l’App Store (le magasin en ligne d’applications pour l’iPhone) et devrait donc être gratuit, lui aussi (sous peine, bien entendu, que l’entreprise dispose d’une licence Lotus Domino Server). Ainsi, IBM ouvre l’iPhone à d’autres solutions de messagerie professionnelle que celles prisent en charge nativement par le terminal (Microsoft Exchange, Apple Mail Server ou MobileMe).

MobileMe : la catharsis d’Apple ?

Apple finira-t-elle par résoudre les problèmes de son service de Webmail et de synchronisation en ligne ? Espérons-le pour ses clients, mais ceux-ci devront vraisemblablement prendre leur mal en patience encore quelques temps. Il y a un peu plus d’une semaine, un « nombre » (non divulgué par Apple) de personnes s’est retrouvé, durant plusieurs heures, dans l’incapacité d’accéder à ses emails. « Encore », serait-on tenté de dire ?

Effectivement, à bien regarder l’historique de maintenance du service, MobileMe a semblé nécessiter une maintenance de niveau élevé tous les 2 jours, en moyenne, depuis son lancement et jusqu’à ce dernier incident !

Néanmoins, à quelque chose malheur est bon : la situation de crise autour de MobileMe paraît avoir un peu réveillé le support en ligne de la firme. Si, sur son site officiel, Apple se montre généralement avare en explication, vis-à-vis des difficultés qu’elle rencontre parfois sur certains de ses produits, le cas MobilMe l’a obligé à se montrer plus proche de ses clients (qui paient tout de même ce service 79€/an).

Ainsi, Apple vient d’annoncer offrir 60 jours d’utilisation supplémentaires à ses clients inscrits à MobileMe avant le 19 juillet. La précédente page Status, qui faisait occasionnellement état des améliorations apportées à MobileMe, vient d’être fermée. Une nouvelle page d’informations générales sur MobileMe a été ouverte. Apple en profite d’ailleurs pour annoncer qu’elle ouvre également une page de chat direct avec son équipe de support. Enfin, la page de support technique s’est vue ajouter un indicateur d’état des différents services proposés par MobileMe.

Bien que le cadre fonctionnel de MobileMe ne se décante que lentement, Apple concède quelques efforts de communication sur son support en ligne qu’on lui avait rarement vu appliquer jusque là. Même si les détails des mises à jour ou des correctifs restent plus que succincts, les habituels clients d’Apple apprécieront la volonté de la firme de les tenir mieux informés. On souhaite en tout cas que la réussite de cet effort puisse aussi déboucher sur une meilleure communication quant au support apporté aux produits et services de la marque à la pomme. Son président et chef de file, Steve Jobs, s’autorisant déjà à révéler certaines informations sur des sites de fan !

L’iPhone est-il professionnel ?

La sortie de la version 2 de l’iPhone a apporté quelques espoirs a ses utilisateurs professionnels. Même si dès le départ, le logiciel de messagerie Mail était parfaitement utilisable et performant, la partie PIM : Agenda & Contacts était franchement décevante pour des aficionados de la mobilité. Or, à voir le nombre d’iPhone dans les allées du World Mobile Congress ou de tout autre manifestation professionnelle, on se demandait si Apple n’avait pas oublié ce marché ?

La nouvelle version a apporté quelques espoirs avec l’annonce d’un support d’Exchange… mais quelle déception en découvrant que seuls les possesseurs de ce serveur peuvent réellement l’utiliser à 100 % . Pourquoi des fonctions comme la gestion des invités à une réunion sont-elles réservés aux “Exchangeurs” ? Pour paraphraser Pascal : ” Apple a ses raisons que la raison ne connaît point”.

Heureusement, les outils de synchronisation commencent à fonctionner. Ainsi il est désormais possible de synchroniser ses contacts automatiquement grâce aux logiciels SyncML et notamment celui de Synthesis (Funambol présentant encore quelques bugs).

Mais malheureusement le calendrier est encore absent et les informations fournies par les éditeurs sont peu encourageantes : “Apple ne fournit pas d’accès aux données du Calendrier” .

C’est pourquoi, chez Alinto, nous travaillons sur plusieurs pistes et nos utilisateurs pourront prochainement bénéficier d’un support du protocole CalDAV qui devrait compléter les possibilités de synchronisation.

Si vous avez expérimenté d’autres solutions, nous sommes preneurs de vos retours d’expérience (suggestion@alinto.com ou ce blog).

Philippe

L’avenir des solutions de messagerie passe-t-il forcément par le tout en ligne ?

Avec l’importance que prend la messagerie électronique au sein des échanges quotidiens, professionnels ou non, les utilisateurs finissent par être de plus en plus exigeants sur les services qui leur sont proposés. La messagerie a même acquis un tel poids dans certaines branches d’activité que sa disponibilité en est devenue un poste hautement critique pour lequel toute coupure du service est inenvisageable. De telles contraintes (nécessitant d’importants moyens d’exploitation) rendent alors évident le besoin d’externalisation du service, dans certaines entreprises.

D’ailleurs, les grandes firmes américaines en font toutes le pari : l’avenir de l’informatique passe par la dématérialisation. Le premier représentant de ce courant de pensée est bien évidemment Google. L’Ogre de Mountain View investit plusieurs milliards de dollars par an (que ce soit directement en Recherche & Développement ou par le biais de rachats stratégiques d’autres entreprises) pour asseoir sa position de premier fournisseur de services complets sur Internet. Le but ? Que chacun puisse disposer de ses données personnelles et les échanger avec d’autres personnes à travers un espace virtuel, accessible n’importe où, n’importe quand. L’idée est affriolante, certes, mais s’accorde-t-elle vraiment aux besoins des utilisateurs ? Le tout en ligne est-il une solution réellement gérable et les utilisateurs sont-ils prêts à l’accepter ? Pas si sûr.

Les limites du modèle retenu

Des faits récents démontrent que les services en ligne sont loin d’être infaillibles. Si les ressources accessibles deviennent virtuellement illimitées grâce à Internet, dans les faits, elles reposent pourtant bel et bien sur des moyens matériels et humains qui se trouvent, eux, être limités et pour lesquels leur expansion ne peut être dictée que par les moyens financiers dont dispose la firme. L’un des derniers cas critiques de ces dernières semaines est sans aucun doute l’exemple fourni par le service MobileMe d’Apple. Pressé de fournir elle aussi un service de messagerie et d’outils collaboratifs en ligne, la firme à la pomme a choisi de refondre son ancien service .Mac en @me.com et le rendre disponible en même temps que la nouvelle version de son SmartPhone, l’iPhone 3G.

Mal lui en a pris ! Non seulement la transition de l’ancien service vers le nouveau s’est concrétisée dans la douleur (avec la perte de certains emails des utilisateurs de .Mac migrés sur MobileMe), mais nombre des nouvelles fonctionnalités promises se sont retrouvées inutilisables (synchronisation entre périphériques à la peine), quand ce n’était pas le service tout entier qui devenait inaccessible, sous le nombre important des connexions utilisateurs. Mais là où le bât blesse, c’est que le service, dépourvu de publicité intégrée, est facturé 79€ par an. Une affaire sensible qui a obligé son charismatique PDG, Steve Jobs, à prendre les choses en main, ce qui est un fait extrêmement rare dans l’histoire de la firme de Cupernito.

Autre cas, autre exemple, avec Google cette fois-ci. Du jour au lendemain, plusieurs utilisateurs de GMail et de ses services annexes, comme les Google Apps, se sont retrouvés dans l’incapacité d’accéder à la moindre de leur ressource. En cause : l’impossibilité pour eux de se connecter et d’être identifiés avec leur compte GMail. Or, comme ce dernier est à la base de toute l’identification aux différents services en ligne fournis par Google, les victimes du problème se voyaient privées de toute leur existence virtuelle. Plus de mail, plus de document bureautique, plus d’agenda, plus de Messagerie Instantanée. Durant 12h, toutes les preuves de leur existence chez Google et de leurs possibilités de communication avec les outils dédiés se voyaient supprimées.

Heureusement, le problème a été identifié et les utilisateurs ont pu retrouver leur connexion et l’ensemble de leurs données. Mais l’affaire aura eu le mérite de témoigner de l’excès de confiance qu’on peut accorder à une entreprise gérant l’ensemble des données utilisateurs, y compris lorsqu’elle s’appelle Google et qu’on sait qu’elle dispose pourtant d’un parc de machines serveurs titanesque, étendu à l’échelle de la planète. La question en inquiète même certains si l’on prend conscience du fait que, tel un Big Brother, Google se positionne aussi sur des services comme la téléphonie mobile et la géolocalisation (à travers son système de cartes Maps ou son logiciel Google Earth). On pourrait estimer qu’il s’agit là de pure paranoïa, cependant les dirigeants de Google semblent s’être eux-mêmes résignés à la puissance de leurs solutions et à l’omniprésence de leurs services.

Le pied sur le frein ?

Face à ces problèmes, et sans même évoquer l’impérative nécessité de disposer d’une connexion réseau haut débit, des mesures adaptées s’imposent et se développent. La duplication des données est une des réponses les plus évidentes, bien que l’accès instantané et en toute circonstance à ces données en constitue par la suite la difficulté majeure pour proposer une solution valable. C’est pourtant le pari que s’est fait fort de relever la société Inboxx, par exemple, en proposant pour les professionnels une solution d’archivage des emails et des pièces jointes qui les accompagnent. Une notion d’archivage qui n’est pas à confondre avec celle de la sauvegarde, comme se fait un devoir de le souligner le Président de la société Inboxx dans son article publié sur ITRmanager.com.

Une autre alternative qui apparaît peu à peu est celle développée curieusement par les grandes firmes américaines proposant justement en ligne tout ce dont devrait avoir besoin l’utilisateur. Curieusement, parce que l’alternative distribuée a pour but de rendre disponibles les données de l’utilisateur en mode déconnecté. Autrement dit, après l’installation d’un logiciel sur son système, l’utilisateur se retrouve avec une copie partielle des ses données sur son ordinateur, et il a la possibilité de les gérer depuis ce logiciel et non plus seulement depuis l’interface en ligne originelle. Cette réponse logicielle de firmes telles que Google ou Yahoo! est surprenante car elle amène donc à reconsidérer l’idée que toute la gestion des données puisse s’effectuer seulement en ligne.

Réelle réponse étudiée aux contraintes du tout en ligne ou subtile marche arrière déguisée ? Car après tout, comment s’empêcher de faire un rapprochement entre ces logiciels, censés apporter une fonction novatrice à la gestion des données en ligne, et les logiciels clients de messagerie, comme Thunderbird ou Outlook, qui fonctionnent déjà sur ce principe depuis plusieurs années ? Pourtant, ces grandes firmes croient beaucoup en ce type de solution logicielle, et ce n’est pas le récent accord conclu entre Canonical (l’éditeur de la célèbre distribution Linux Ubuntu) et Yahoo! qui démontrera le contraire, en intégrant dorénavant au système Linux le nouveau client Zimbra Desktop.

Finalement, les solutions logicielles retenues par les grandes firmes tendraient à prouver que les actuels logiciels de messagerie installés localement sur les machines ont encore plusieurs années devant eux. La réalisation des projets centrés sur une dématérialisation complète des ressources, des systèmes d’exploitation ou des moyens de communication sont sans doute prématurés, à l’image d’Aurora de la Fondation Mozilla, qui n’est encore justement développé qu’à l’état de projet. A ce titre, il sera intéressant de suivre les évolutions du plug-in Snowl, édité par la même fondation en version beta, et destiné à son navigateur phare comme une première tentative de rapprochement vers le concept d’Aurora.

Encore et toujours plus de spam…

Les chiffres fournis dans le rapport que vient d’établir la société Secure Computing (spécialisée dans les solutions de sécurité logicielle et Web) ont de quoi faire frémir. L’entreprise aurait ainsi relevé une augmentation de 280% du spam par rapport à la même période l’année dernière. En moyenne, 150 milliards de spam seraient ainsi envoyés chaque jour à travers Internet.

Leur provenance aurait toujours comme principale région les Etats-Unis, avec une part de 16,56% sur la totalité des envois mondiaux. Viennent ensuite, dans le top 5, la Russie (6,71%), la Turquie (6,51%), le Brésil (5,29%) et l’Italie (4,32%). Secure Computing estime d’ailleurs que ce classement pourrait être à l’avenir largement modifié par le développement des infrastructures réseau dans des pays émergents. On pense forcément à la Chine (à la 6ème place avec 3,49%) et à l’Inde (en 9ème position avec 2,99%), où le développement des NTIC est très rapide.

Autre phénomène intéressant noté dans le rapport et concernant l’évolution que connaît le spam, les messages en anglais ne composent plus que la moitié des spam diffusés. Si ces derniers ont toujours préféré la langue anglaise pour toucher un maximum de personnes, le japonais se retrouverait à présent dans 12% des spam émis, l’allemand dans 10% des messages et le chinois et le français en représenteraient chacun 5%.

Le rapport tente également une prédiction sur les menaces susceptibles d’atteindre des appareils mobiles perfectionnés tels que l’iPhone. Autorisant aujourd’hui une connexion permanente à des réseaux haut débit mobile, les SmartPhone pourraient faire l’objet d’attaques ciblées des spammeurs pour recueillir les informations complètes d’un carnet d’adresses (généralement synchronisées avec celles de l’ordinateur de bureau) à l’aide de bots installés sur ces appareils. Par la suite, il serait plausible d’assister à une forte augmentation du trafic réseau des opérateurs mobile ; ce qui engendrerait alors des baisses de leur qualité de service.

Apple à la conquête des Webmails

Apple s’apprête à ouvrir incessamment sous peu son service MobileMe, refonte de son ancienne offre .Mac.

MobileMe s’annonce comme un service de synchronisation permanent et universel, capable d’effectuer du « Push » vers (ou depuis) un iPhone pour des éléments tels que l’email, le calendrier ou les contacts. Changement dans la stratégie d’Apple, MobileMe s’avère également pleinement compatible avec les logiciels de Microsoft que sont Outlook (dans sa version Express ou professionnelle), Windows Contacts et Windows Calendar.

Les fichiers gérés sur MobileMe ne s’en tiennent d’ailleurs pas seulement à pouvoir être accessibles depuis des clients lourds. Constituant l’évolution de .Mac, MobileMe fournit également en ligne l’ensemble de ces services, depuis n’importe quel navigateur, et sous des interfaces Web 2.0, très inspirées des créations logicielles d’Apple déjà intégrées à son système d’exploitation.

Bien que nécessitant un abonnement à l’année de 80€ en France, Apple veut faire de son nouveau service de données personnelles, centralisées sur le Web, un outil destiné au grand public, contrairement à un Microsoft Exchange dont les fonctionnalités avancées resteraient encore cantonnées aux seuls clients professionnels, selon Apple.

Cela étant, malgré l’ouverture d’accès de son service à tout client lourd, MobileMe aura encore à faire ses preuves face aux solutions déjà existantes et à celles, gratuites, que devraient bientôt proposer Google grâce aux interactions possibles entre ses comptes GMail et sa prochaine plate-forme pour téléphones mobiles, Android.