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GMail dans la tourmente…

Depuis ce mardi matin, la messagerie web de Google est pratiquement inaccessible. Pour certains, la page d’accueil s’afficha tandis que pour d’autres, un grand rien…
La nouvelle s’est rependue comme une trainée de poudre sur une multitude de sites ou de blogs (01.net, ecran.fr, freenews, Facebook…)
Après la panne de son moteur de recherche fin Janvier (qui qualifia tous les sites dans ses résultats de recherche de « malveillants » pendant 1 heure), c’est aujourd’hui au tour de sa messagerie. La panne a visiblement touché GMail au niveau international. Si l’on se réfère aux derniers chiffres, la messagerie de Google arrive en quatrième position des webmails, avec un taux de croissance de 91% en 2008. Plus de 3.6 millions d’internautes utiliseraient GMail. Inutile donc de préciser l’impact qu’aura eu la panne aujourd’hui.Dans ces conditions, difficile pour Google de masquer de telles bévues. 

Voilà donc les risques de vouloir tout centraliser sur un même portail !
On peut voir les commentaires qui tombent à tout va sur http://twitterfall.com/gmail

Les techniciens de Google ont du travailler dur pour rétablir enfin les services à l’heure qu’il est.

CARAMAIL récupéré finalement par GMX

Aaaah…Caramail…
Si comme moi, cette messagerie vous rappelle de bons souvenirs (sniff…c’était ma première boîte aux lettres quand même ! ), vous serez alors heureux d’apprendre que celle-ci n’est pas totalement perdue. 

Tu es génial(e) dans ce nouveau film !

En anglais dans le texte, si vous préférez : “You look just awesome in this new movie “.

Et non…ce titre pourtant fort évocateur de succès et de gloire ne vous portera pas chance dans votre volonté de percer dans le milieu du grand écran.

Ce message se propage depuis quelques semaines par messagerie, et vous pourriez le recevoir prochainement dans votre boîte aux lettres grande ouverte !

Sans doute avez vous déjà peut être reçu ce message fort sympathique si vous vous adonnez pleinement à votre communauté virtuelle préférée…celle qui vous évite d’écrire avec fougue sur le mur de votre voisin ou de jouer à Guerre des Gangs dans la vraie vie.

Force est de constater que notre nouvel ami Koobface se propage depuis quelques semaines sur le site social Facebook.

Au vue du nombre d’inscrits sur le site communautaire, ce ver pourrait s’emparer d’au moins 120 millions d’internautes.

Son principe de fonctionnement est le suivant :en premier lieu, celui-ci s’infiltre dans votre boîte aux lettres en apparaissant dans un message intitulé ” You look just awesome in this new movie ” (Tu es génial(e) dans ce nouveau film !)

Sitôt le mail ouvert, un message vous suggère innocemment d’actualiser l’application Flash Player (car la version que vous possédez déjà est, d’après le message, obsolète…) afin de pouvoir consulter la vidéo qui s’ensuit. Ce mail est en général envoyé de la part d’un ami qui lui même aura été contaminé. Oups…vous avez plus de 300 amis dans votre liste d’amis…

Bien sûr la mise à jour proposée est en réalité une fausse version du lecteur d’Adobe…

La suite ? Sitôt la version de Flash Player mise à jour, votre PC est infecté par le programme qui vous redirigera à votre insu sur des sites contaminés lorsque vous effectuerez des recherches sur Google, Yahoo ou MSN

Et l’objectif de ce virus dans tout ça ? Recueillir des informations confidentielles telles que votre numéro de carte de crédit, etc…

Selon Barry Schnitt, le porte parole de FaceBook, « quelques autres virus ont tenté de se servir de Facebook de manière similaire pour se propager » mais un « très petit pourcentage d’utilisateurs ont été affectés par ces virus ».

Des consignes de sécurité sont données par les administrateurs de FaceBook sur le lien suivant:  www.facebook.com/security

Bien sûr ce site communautaire n’est pas le seul à subir les attaques des pirates ou autres flibustiers du net. Bien souvent, les risques encourus sont les suivants:

  • espionnage de données personnelles,
  • exploitation de failles de sécurité des plateformes,
  • spam,
  • phishing.

L’autre site communautaire MySpace a subi lui aussi les attaques d’une variante du même ver, intitulée «Net-Worm.Win32.Koobface.a»

Les éditeurs d’antivirus sont sur les dents et ont préparé leur riposte. Cependant, des dizaines de variantes de ce virus ont vu le jour depuis, et selon l’éditeur McAfee, cela ne peut aller qu’en se dégradant. Leur conseil (le bon vieux conseil qui prévaut toujours et encore): toujours se méfier des pièces jointes reçues par mail, même si elles proviennent de personnes connues.

Lien vers l’éditeur:

http://fr.mcafee.com/virusInfo/default.asp?id=description&virus_k=148955

Alors attention aux faux-amis virtuels !

Spam : un plug-in pour passer à l’offensive avec la CNIL !

S’il vous arrive d’avoir à trier, malgré votre filtre anti-spam, un ou deux emails non-sollicités qui arrivent encore occasionnellement à passer dans votre boîte électronique, alors songez que, pour ceux qui ne disposent pas de filtre anti-spam, cela devient un vrai calvaire !

L’augmentation du nombre de PC Zombies, les nouvelles techniques de spam et même la crise financière participeraient à la recrudescence du spam ! Résultat, en entreprise, le spam reviendrait cher : les employés auraient ainsi à trier en tant que tel près de 94% des emails présents chaque jour dans leur boîte.

Mais la riposte s’organise en France : l’association Signal Spam et la CNIL s’associent pour endiguer le fléau. Et il ne s’agit pas que de simples paroles, puisque les actions d’identification des spammeurs, par l’association Signal Spam, pourront se traduire par de réelles procédures judiciaires intentées contre eux par la CNIL.

Evidemment, faute de loi internationale sur le sujet, les plaintes formulées par la CNIL ne pourront toucher que la masse des spammeurs français, qui ne représentent que 5 à 8% des spam générés à l’échelle mondiale, « mais s’y attaquer et parvenir à l’endiguer serait déjà une belle victoire », indique François Bouvier, chef de projet chez Signal Spam.

Concrètement, l’association Signal Spam, fondée en 2005, passe à la vitesse supérieure en proposant à tous les internautes un plug-in à télécharger et à installer pour un client de messagerie local, pour que, d’un simple clic de souris, les spam d’une boîte mail soient directement signaler à l’association. Le plug-in existe en version compatible pour Outlook 2003/2007 et pour Thunderbird 2. Pour les autres types de messagerie (Apple Mail, GMail, Free, …), Signal Spam propose sa méthode classique d’enregistrement de l’utilisateur via un formulaire disponible sur son site, pour qu’ensuite celui-ci renseigne facilement l’association des différents spam qu’il reçoit.

Signal Spam se chargera alors d’identifier les plus gros émetteurs de spam en France pour les signaler à la CNIL. Sont principalement visées les entreprises françaises qui tirent bénéfices des envois massifs de spam, notamment en revendant des bases de données clients, constituées sans le consentement de ces derniers (opt-in).

Une fois connues de la CNIL, l’organisme public envoie des agents contrôleurs vérifier les activités « spammeuses » des entreprises suspectes. Une demi-douzaine de contrôles seraient ainsi effectués chaque mois. En cas d’irrégularités vérifiées, la CNIL lance une procédure visant à avertir les entreprises fautives et à surveiller l’évolution de leur activité en conséquence.

Si aucun changement n’est constaté, la CNIL choisit alors soit de dresser une sanction, pouvant aller jusqu’à 300 000€ d’amende, soit poursuivre en justice les entreprises incriminées, pour des conséquences plus lourdes.

Un message que nos spammeurs nationaux auront certainement écouté avec attention.

Le spam qui visait les pirates…

Décidément, l’audace des spammeurs ne connaît pas de limite ! Leur dernière trouvaille ? Se faire passer pour une agence de lutte contre le piratage d’œuvres protégés par les droits d’auteur.

Tout commence par un email en anglais, que reçoit la victime. Celui-ci est au nom de MediaDefender, une société qui existe bel et bien et dont l’activité est de lutter contre les téléchargements illégaux de films ou de musiques.

Employée par les majors américaines, elle se contente de piéger les pirates en diffusant, sur les réseaux de partages, des fichiers aux noms évocateurs d’œuvres récentes et renommées ; mais pour le moins très différents, dans leur contenu, de ce à quoi s’attendent les utilisateurs qui les téléchargent. In fine, le but est ainsi de décourager les personnes qui se servent un peu trop des réseaux eDonkey ou Bittorrent.

Or, c’est justement par l’un des sites affiliés aux téléchargements pirates, que l’on apprend qu’un spammeur se sert du nom de cette société, et du fait que de nombreux internautes utilisent ces réseaux, pour leur faire croire qu’ils ont été identifiés et qu’ils encourent des sanctions pénales.

Le message est livré avec une pièce jointe contenant, soit-disant, une liste des recherches effectuées par l’utilisateur, sur plusieurs sites célèbres référençant des fichiers torrent. Bien évidemment, la fameuse pièce jointe n’est là que pour lancer l’installation d’un Troyen, dès son ouverture… Car toute cette histoire n’est qu’un leur.

Si MediaDefender cherche bien à nuire aux téléchargements pirates, en aucune manière la société n’est en droit de pister les recherches des utilisateurs sur ces sites, ni d’ailleurs de collecter des informations susceptibles d’identifier tel ou tel utilisateur, réalisant des téléchargements illégaux.

Il est coutumier de trouver des fichiers contenant des virus sur les réseaux P2P, mais ici, la fourberie du spammeur tient dans le renversement des situations. Une personne qui contamine son ordinateur avec un fichier trouvé sur les réseaux P2P est son propre coupable, serait-on tenté de dire. Mais dans ce le cas présent, l’email de spam considère comme coupables de téléchargements pirates tous les utilisateurs, et leur demande de cliquer sur sa pièce jointe pour « se mettre en règle ».

Or, sur le court laps de temps qui la sépare de son apparition, il semblerait que cette seconde méthode démontre son étonnante efficacité sur la première !

GMail pense aux utilisateurs d’IE6

On pensait la guerre des navigateurs pratiquement finie. Pourtant, depuis quelques mois, elle repart de plus belle avec les noms de Firefox 3, Safari 3, Internet Explorer 8 et le récent Google Chrome.

Néanmoins, on aurait tort d’oublier que 25% des internautes surfent encore sous Internet Explorer 6, le navigateur de Microsoft le plus récent fourni pour les systèmes allant de Windows 95 à XP SP1, en passant par Windows NT 4.0 et Windows 2000.

Google ne les a pas oublié et rectifie le tir pour leur confort d’utilisation sous GMail. Certaines des fonctionnalités, aujourd’hui effectives pour les utilisateurs d’IE6, n’étaient encore autorisées qu’aux utilisateurs de navigateurs plus modernes (IE7, Firefox 3, Safari 3). Avec cette révision du code de GMail, les nouveautés suivantes sont désormais disponibles sous IE6 :

  • email : coloration des étiquettes

  • IM : chat à plusieurs (conférence) et nouvelles émoticônes

  • IM : mode de connexion Invisible

  • IM : compatibilité avec AIM

  • intégration de Google Labs pour des suggestions d’utilisateurs

  • mise à jour du carnet d’adresses

  • déconnexion des sessions encore actives sur le compte

Scam

Au même titre que le spam, le scam est une catégorie de messages électroniques qui polluent les boîtes aux lettres des utilisateurs. Le scam consiste en une escroquerie par email visant à abuser de la confiance des internautes.

Typiquement, le contenu d’un scam fait souvent état d’une personne d’origine africaine, en grande difficulté à cause d’événements tragiques dans son cercle familiale voire, plus largement, dans son pays. Dans son mail, elle demande qu’une âme charitable lui verse quelques fonds afin de remplir des obligations juridiques qui lui donneront droit, par la suite, à une importante somme d’argent. En compensation, le pseudo auteur du scam promet de retourner une partie de son trésor à la personne qui l’aura aidée. Bien évidemment, le généreux donateur ne se voit jamais récompenser.

L’origine de ce type de courriers frauduleux remonterait à la deuxième moitié du siècle dernier. A cette époque, le phénomène se serait particulièrement développé au Nigeria, entraînant la rédaction d’un article dans le code pénale Nigérien spécifiquement écrit pour lutter contre ces fraudes, et référencé en tant que fraude 4-1-9. Le phénomène se développant à nouveau avec la montée d’Internet, les emails de ce type son généralement qualifiés de scam, ou de « fraudes 419 ». Avec Internet, les mails de scam n’ont plus seulement comme provenance le continent Africain, mais désormais aussi l’Asie et l’Europe de l’Est et sans doute beaucoup d’autres.

Si les échanges verbaux se font, dans la plupart des cas, uniquement via messagerie électronique, il est arrivé que certains auteurs de scam proposent à leurs victimes une rencontre dans le pays d’origine du scammeur, pour faciliter des transferts d’argent. Des rencontres qui se sont soldées par des enlèvements, avec demandes de rançon, et à la finalité souvent tragique pour la victime.

La messagerie toujours devant sur Internet

L’organisation américaine à but non lucratif, Pew Research Center, vient de rendre publics les derniers résultats de son étude menée sur les usages quotidiens des internautes américains.

Depuis 2002 et jusqu’au mois de mai 2008, la part des utilisateurs se servant prioritairement d’Internet pour leurs emails a augmenté de 15%, pour atteindre les 60% (52% en 2002). Bien que cette augmentation soit moins spectaculaire que celle des internautes se servant au quotidien des moteurs de recherche (d’un tiers des sondés, cette proportion est passée à 49%, soit une augmentation de 69% depuis 2002), l’enquête démontre que l’email reste l’application phare des internautes.

Des chiffres qui prouvent également que, si la messagerie est de plus en plus polluée par le spam et qu’elle reste la première cible des pirates informatiques (via des virus placés en pièce jointe des emails), c’est aussi et surtout parce que sa popularité n’a cessé de croître.

L’email n’est pas mort !

Voilà un titre qui pourrait apparaître comme complètement hors de propos sur ce site. A priori, c’est vrai, l’email reste l’un des moyens de communication les plus prisés, tous médias confondus. Selon différentes études, menées aussi bien dans le milieu professionnel qu’auprès du grand public, l’email est la première utilisation des Internautes.

En entreprise aussi, l’email serait devenu le moyen de communication interne numéro un. Il suffit d’ailleurs de se rendre compte des nouvelles habitudes que la messagerie électronique a généré : aujourd’hui, tout jeune chômeur se doit de composer son CV sur ordinateur et de l’envoyer par mail à différentes entreprises ou agences pour l’emploi. L’email aurait pris une telle importance dans les moyens de communications quotidiens que certaines activités se retrouveraient aujourd’hui bloquées si l’email leur était enlevé. Pourtant, force est de constater que ce moyen de communication essentiel n’est pas le plus aimé des jeunes.

Outre, le fait que nombre d’entre eux estiment l’email comme « ringard », la plupart lui reproche surtout d’être un moyen de communication trop lent. C’est donc naturellement qu’ils se tournent vers les logiciels de Messagerie Instantanée (Instant Messaging), tels que MSN, Skype, AIM ou bien Google Talk, à la recherche du contact immédiat avec l’interlocuteur.

Il faut bien avouer que l’IM offre des possibilités équivalentes voire nouvelles par rapport aux clients de messagerie : conférence à plusieurs (y compris en audio ou vidéo), envoi de fichiers de différentes tailles, visibilité en temps réel des personnes connectées, etc. L’IM prend même tellement d’ampleur que les principaux opérateurs de téléphonie mobile se voient maintenant courtisés par les éditeurs de logiciels IM !

La guerre des logiciels IM repart, mais sur un nouvel appareil, le téléphone mobile, car sur Internet, la bataille est maintenant pratiquement jouée en faveur de Microsoft. Du moins dans les logiciels à télécharger, car ceux-ci finissent eux aussi par subir l’inexorable chemin de la dématérialisation et, de ce point de vue, les places ne sont pas encore acquises…

En effet, l’association sites Web 2.0 / réseaux sociaux / IM paraît de plus en plus évidente, et des rapprochements entre portails Web 2.0 et éditeurs de logiciels IM se créent. Après tout, pourquoi lancer son logiciel IM si celui-ci est intégré à la page que l’on visite ? Cela a aussi l’avantage de pouvoir retrouver ses contacts directement en ligne, sur le site, depuis n’importe quelle machine, sans avoir à installer quoi que ce soit. Mais tous ces avantages de l’IM se trouvent aussi balayer par l’un de ses principaux inconvénients, présent depuis son existence.

Tous ces éditeurs de logiciels de Messagerie Instantanée ne sont malheureusement pas partageurs, et le numéro un du secteur garde jalousement tous ses utilisateurs inscrits. Même si des tentatives existent pour résoudre le problème d’intéropérabilité entre les réseaux IM (telles que celles proposées par les logiciels GAIM, Trillian ou encore Pidgin), aucune n’est apte à fournir tous les services auxquels un utilisateur a accès lorsqu’il s’est créé un compte chez l’éditeur. Et ce manque d’intéropérabilité pourrait bien freiner l’inexorable progression de la Messagerie Instantanée.

Disposer pour soi de tous les services du Web supposerait de sacrifier à la simplicité d’utilisation en ayant obligation de s’inscrire sur chacun des réseaux IM pour en profiter n’importe où, à tout moment. Or, ce problème, déjà connu par les utilisateurs depuis leur ordinateur, semble sur le point de se reproduire sur la téléphonie mobile et les sites Web 2.0.

Et c’est à ce moment que l’email joue son va-tout.

Que l’on utilise un téléphone mobile ou un ordinateur, et qu’il soit doté d’un système Microsoft, Apple ou Linux, l’email restera toujours visible ! Les standards sur lesquels reposent la communication par mail sont clairement établis et fonctionnent avec n’importe quelle plate-forme. Et ce qui paraissait impossible sur mobile, il y a encore quelques années, est aujourd’hui pleinement accessible avec l’augmentation du débit mobile, via les réseaux EDGE ou UMTS.

L’email pourrait bien effectuer sa renaissance avec l’évolution des téléphones mobiles, notamment grâce aux SmartPhones, véritables condensés d’ordinateurs. Ainsi, les emails, aux contenus enrichies par le langage HTML, se débarrassent de leur austérité habituelle et se trouvent toujours identiques à ce qu’ils sont, quel que soit le moyen utilisé pour les lire.

En outre, cette multiplicité des moyens d’utilisation de l’email n’impose pas l’immédiateté de la réponse. Par nature, l’email est un moyen de communication en différé, contrairement à la Messagerie Instantanée, et cette notion en fait donc un outil complètement détaché de toute plate-forme propriétaire, mais aussi libéré de la contrainte de disponibilité immédiate qu’impose le mode de communication des logiciels d’IM. Cet élément, en particulier, peut s’avérer déterminant lorsqu’on sait que l’avenir des communications passent par l’Internet mobile et le “permanently logged” (connecté en permanence).

Car être connecté partout en permanence n’implique pas pour autant être disponible pour ses contacts en permanence. A fortiori, le connexion mobile permanente pourrait bien amener chez les jeunes cet effet pervers du rejet de l’obligation de haute disponibilité, imposée par le terminal et le client de Messagerie Instantanée. Et quitte à communiquer quand on le souhaite, pourquoi ne pas choisir une manière différente de le faire, apportant des présentations plus conviviales des contenus et s’accompagnant de pièces jointes mulimédias ?

L’email a ce potentiel d’intéropérabilité et d’évolutivité qui pourrait, à terme, lui permettre de regagner les faveurs d’un public jeune, en quête généralement d’indépendance logicielle, de création aisée de présentations riches des messages et d’adaptation à une pleine mobilité. De part sa nature même de dialogue différé, il pourrait s’imposer comme l’outil de communication textuelle majeure de l’Internet de demain.