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Quand l’infidélité à Microsoft paie…

En renonçant à Microsoft Exchange Server au profit d’une solution alternative, l’éditeur de logiciels de développement web, Serena Software, pourrait réaliser une économie annuelle de 750 000 dollars. Selon Clint Boulton, auteur de l’article « Messageries : Serena Software abandonne Exchange pour Gmail« , l’éditeur envisage ainsi de diviser par quatre les coûts de son pôle messagerie. Ces frais, dus notamment à l’acquisition de licences, sont dans le cas présents réduits en privilégiant des solutions externalisées. L’ensemble des applications et données sont hébergées sur les serveurs du prestataire (Serena Software a fait le choix de Google Gmail) et reste accessible par les utilisateurs via Internet. Cette méthode présente l’avantage de réduire considérablement les coûts de messagerie et de déléguer la maintenance des serveurs. Un avantage certain qui pèse lorsque le choix du prestataire est remis en question.

Des difficultés de GMail en environnement professionnel

Les pannes de GMail se suivent et se ressemblent. Après déjà trois pannes successives pendant le mois d’août, la messagerie de Google a encore eu à accuser le coup d’une panne d’un peu plus de 24h, rendant le service totalement inopérant.

Si la plupart des utilisateurs de GMail utilisent le service gratuitement, pour les entreprises qui ont choisi de faire confiance, pour 50$ par an, aux applications en ligne de Google, la disponibilité du service à plus de 99%, vantée par la firme, n’est pas respectée.

Les Administrateurs Google Apps de certaines entreprises américaines commentent durement l’affaire, sur Internet. L’un deux, sous le pseudonyme de Techlinks, écrit ainsi : « Cette panne nous a affecté durement et nous avons été sans messagerie pendant 24 heures. Maintenant nos affaires en souffrent. ». Dans le même ton, un autre administrateur, identifié comme Bill W. sur Internet, laissait ceci : « C’est considéré comme un problème critique dans notre entreprise. Nous allons peut-être devoir prendre d’autres dispositions. Apparement Google mais n’est pas vraiment fiable. »

Au delà des simples pannes techniques à répétition, ce qui finit d’agacer particulièrement les utilisateurs professionnels se trouve être le manque de communication de la firme de Mountain View sur l’origine ou la résolution des pannes.

Des faits qui viennent encore alimenter le débat sur la pertinence des systèmes de messagerie exclusivement en ligne, comme ceux de Google, justement.

GMail for mobile : Google déconnecté…

L’application de messagerie pour téléphones mobiles de Google, GMail for mobile, passe en version 2 et colle désormais à l’utilisation courante d’un mobile, soit le fait que ce dernier n’est pas connecté en permanence au réseau de l’opérateur.

En effet, jusqu’à présent, et donc depuis la distribution du logiciel en décembre 2005, GMail for mobile ne permettait pas de rédiger et d’envoyer un email de réponse sans que le mobile de l’utilisateur soit connecté à Internet. Une curiosité, surtout si l’on considère le fait qu’en 2005, les offres de connexion illimité en 3G+ ne couraient pas vraiment les rues pour la cible grand public que vise surtout GMail…

C’est donc pour ce mois d’octobre 2008, avec le développement en parallèle de ce genre d’offres chez les opérateurs mobiles, que Google propose désormais un mode déconnecté pour la consultation de sa messagerie. Les utilisateurs de mobiles BlackBerry ou de mobiles sous Java peuvent télécharger cette nouvelle version de l’application, qui leur permettra donc de rédiger des messages sans connexion préalable et de les envoyer dès que celle-ci aura été établie par l’utilisateur.

Interviews du responsable de Mozilla Messaging sur Thunderbird 3

Dorénavant attendue dans le courant du premier semestre 2009, la version finale de Thunderbird 3 est évoquée au cours de deux interviews, publiées sur le Web, de David Ascher, Directeur de la filiale Mozilla Messaging, de la Fondation Mozilla.

Les propos échangés, et recueillis par 01net dans le premier entretien, nous apprennent ainsi que la future version du client de messagerie reprendra une bonne partie des nouvelles technologies intégrées à Firefox 3 (moteur Gecko, système d’extensions). L’extension Lightning, ajoutant un système d’agenda, fera désormais partie intégrante du logiciel. Les onglets devraient également faire leur apparition, ainsi qu’un moteur de recherche performant, basé sur le contenu des emails mais aussi sur des méta données ajoutées par l’utilisateur.

David Ascher en profite aussi pour revenir sur l’intérêt que gardent encore les clients de messagerie sur les Webmails. Cette question est cependant un peu plus développée dans la seconde interview, réalisée par Clubic, où sont évoqués les solutions de mode déconnecté des Webmails (telles que Google Gears) et les développement de plug-in de messagerie pour navigateurs Web (comme Snowl, pour Firefox). L’interview de Clubic détaille un peu plus l’organisation interne de Mozilla Messaging et les échanges avec les équipes de Firefox.

En attendant, la version 2.0.0.17 de Thunderbird reste téléchargeable depuis le blog.

Cisco, un nouvel acteur de poids dans la messagerie ?

Il n’y a pas que le matériel, dans la vie ! C’est apparemment la conclusion à laquelle est venu Cisco Systems, l’équipementier pour les réseaux informatiques, qui a lourdement investit cette année dans les moyens logiciels centrés sur les plate-formes de communication.

Le mois dernier, la firme Californienne a annoncé avoir racheté Jabber Incorporated, la société fondée sur les technologies ouvertes et standardisées du protocole de messagerie Instantanée XMPP. Jabber regoupe en effet plusieurs technologies Libres de protocoles de communication, basées sur une décentralisation des serveurs de Messagerie Instantanée, contrairement aux protocoles de concurrents historiques tels que Windows Messenger ou Yahoo! Messenger. La connexion aux services de Jabber s’effectue d’ailleurs avec un identifiant prenant une forme identique à la structure d’une adresse email.

Depuis sa création, Jabber a connu plus qu’un succès d’estime, puisque nombre de clients de Messagerie Instantanée très utilisés, comme iChat (Apple), Gtalk (Google), AIM (AOL) ou encore Yahoo! Messenger, offrent aujourd’hui une compatibilité avec le protocole Jabber. Ce soutient ne permet pas seulement à Jabber de se populariser, il permet l’interopérabilité de tous les clients IM qui le supporte.

Jabber Inc. est une société qui s’est fondée sur l’utilisation des technologies Jabber, en proposant aux professionnels l’intégration de serveurs IM dans leur infrastructures réseau. Et c’est donc cette société que vient d’acquérir Cisco Systems. Une acquisition qui vient parfaire la nouvelle stratégie de Cisco, puisqu’elle s’ajoute à l’acquisition de WebEx (éditeur d’une plate-forme collaborative de gestion des ressources et des moyens du personnel), et à celle de PostPath (éditeur d’une plate-forme Webmail dotée d’un agenda collaboratif et de fonctions vantées comme interopérables avec les solutions de synchronisation mobile de Microsoft et de RIM).

En plus de fournir les moyens structurels à l’édification d’un réseau informatique, Cisco Systems s’apprête donc à proposer, à terme, des services complémentaires de communication réseau (courrier, agenda, synchronisation mobile, chat, visio-conférence, etc), accessibles aussi bien en interne qu’en externe. Une offre particulièrement complète qui pourrait faire de l’ombre à la concurrence (Microsoft et Google en tête), dès que la firme aura unifiée les technologies de ses différentes acquisition au sein d’un même ensemble de services.

Microsoft prêt à manger du BlackBerry ?

Alors que l’action Research In Motion valait près de 148$ au mois de juin, la crise financière fait aujourd’hui chuter son cours à près de 50$, ce qui ne valorise plus la firme canadienne qu’à hauteur de 28,5 milliards de dollars. Une situation propice à son rachat, particulièrement pour Microsoft, selon certains analystes.

Certains considèrent, en effet, que l’acquisition de RIM par l’éditeur de logiciels se révèlerait particulièrement stratégique. Elle aurait ainsi principalement deux avantages : le premier serait d’éliminer un concurrent sur le secteur des OS mobiles pour SmartPhone (abandon de BlackBerry OS au profit de Windows Mobile) ; le deuxième serait d’affirmer une position sur un marché naissant (celui des terminaux mobiles Internet) pour lequel Windows Mobile a aujourd’hui à affronter la concurrence particulièrement féroce de l’iPhone d’Apple et celle du système Android de Google.

Une telle conséquence entraînerait aussi certainement la migration du fameux système de Push Mail de RIM (fonctionnant avec l’association des logiciels BlackBerry Entreprise Server et BlackBerry Connect), pour favoriser encore davantage la diffusion des technologies Microsoft équivalentes (avec Exchange Server et la synchronisation par ActiveSync).

D’aucuns pensent que Microsoft aurait déjà entamé des discussions avec RIM pour convenir d’une OPA amicale proposée pour 50$ par action ; ce qui sous-entend que Microsoft s’attendrait à une baisse encore importante du cours de l’action RIM, dans les semaines à venir.

Toutes ces questions devraient vraisemblablement trouver réponse avant la fin de l’année.

Nokia n’aime plus du tout RIM

Nokia ne semble plus vouloir laisser les BlackBerry de RIM prendre davantage de parts sur le marché des SmartPhone. Si celle du n°1 de la téléphonie mondiale s’établissaient à 50,8% sur le marché des SmartPhone, elle serait descendues à 47,5% entre les seconds trimestres des années 2007 et 2008, selon les chiffres de l’institut Gartner. Or, dans le même temps, la part de marché de Reasearch In Motion aurait pratiquement doublé, passant de 8,9% à 17,4%.

Nokia réagit donc en conséquence face à ce sérieux concurrent : tous les modèles de gamme N de la fameuse série 60, anciens comme nouveaux, bénéficieront bientôt d’une compatibilité avec les serveurs de messagerie Microsoft Exchange. Cette compatibilité est rendue possible par l’intermédiaire d’un logiciel développé par Nokia, Mail for Exchange, pour lequel Nokia a acquis une licence Miscrosoft ActiveSync et qui autorise le Push Mail avec les serveurs Exchange 2007.

Jusqu’à présent, seuls les modèles de gamme E (professionnel) et deux modèles de gamme N (grand public), les N78 et N96, disposaient de ce logiciel. En outre, l’abandon du logiciel BlackBerry Connect (application de Push email propriétaire, passant exclusivement par les serveurs de RIM) sur les modèles E66 et E71 constituait déjà un prélude au rafraîchissement des relations entre les deux firmes. Désormais, Nokia semble bien décider à lutter plus fermement contre le canadien RIM.

Notons, par ailleurs, que cette décision s’inscrit aussi dans une stratégie d’innovation opérée par le géant finlandais. Pour espérer ne pas être bientôt dépassé par des SmartPhone concurrents aux possibilités très avancées, Nokia a compris qu’il fallait faire évoluer les solutions logicielles plus rapidement. Quitte à racheter l’éditeur de Symbian OS, pour tenir tête aux OS concurrents comme Windows Mobile (Microsoft), BlackBerry OS (RIM), OS X (Apple) et Android (Google).

Le client lourd : nerf de la guerre entre serveurs de messagerie ?

En tout cas, il semble bien y tenir une place prépondérante, comme l’explique Steve J. Vaughan-Nichols dans la conclusion d’un article publié sur LinuxWorld.com.au.

Selon Vaughan-Nichols, la domination de la solution de messagerie Microsoft Exchange a été notamment rendue possible par le quasi-monopole d’utilisation du logiciel Outlook en environnement professionnel. Alors que d’autres solutions Open Source, comme le navigateur Mozilla Firefox ou la suite bureautique Open Office, jouissent d’une assez bonne notoriété, le rédacteur regrette que les solutions de messagerie n’aient pas bénéficié du même soutien, que ce soit de la part de la communauté ou de la part des organismes fondateurs qui en assurent le développement logiciel.

Une combativité moins importante du monde du Libre sur cette question qui aurait permis à Microsoft de s’implanter de manière très importante, avec une solution propriétaire (l’interface MAPI d’Outlook étant complètement fermée).

Si la Commission Européenne a pu forcer Microsoft à rendre public une partie de ses interfaces de programmation, dans les faits, le développement de la solution OpenChange (qui doit apporter une intéropérabilité parfaite entre les serveurs de messagerie Open Source et les clients Outlook) avance beaucoup trop lentement, selon l’auteur. Par ailleurs, les serveurs de messagerie Open Source ne parviendraient pas non plus à se hisser au niveau des facilités d’administration rendue possibles par un couple Exchange/Outlook.

Et Vaughan-Nichols de conclure que si l’Open Source peut espérer grignoter aujourd’hui quelques parts de marché aux solutions de Microsoft, c’est en prenant exemple sur des services de messagerie orientés Web, tels que Google GMail ou Zimbra Collaboration Suite.

Pour autant, l’avenir des solutions basées entièrement sur un client Web n’est pas complètement assurée. De même qu’à travers le projet Mozilla Messaging, la Fondation Mozilla semble prendre la mesure de l’importance d’un bon développement et d’un suivi appuyé autour d’un client de messagerie Open Source.

En outre, on pourrait objecter certaines choses sur l’état d’avancement du projet OpenChange. Si celui-ci se trouve effectivement retardé par l’arrivé de Samba 4, la communauté grandit autour de la solution. Des organismes privés, comme d’ailleurs la société Alinto, ont parfaitement assimilé les besoins des entreprises qui cherchaient à se libérer des solutions Microsoft. Et elles investissent aujourd’hui une partie de leurs moyens afin de soutenir et accélérer les développements d’OpenChange et Samba 4.

GMail pense aux utilisateurs d’IE6

On pensait la guerre des navigateurs pratiquement finie. Pourtant, depuis quelques mois, elle repart de plus belle avec les noms de Firefox 3, Safari 3, Internet Explorer 8 et le récent Google Chrome.

Néanmoins, on aurait tort d’oublier que 25% des internautes surfent encore sous Internet Explorer 6, le navigateur de Microsoft le plus récent fourni pour les systèmes allant de Windows 95 à XP SP1, en passant par Windows NT 4.0 et Windows 2000.

Google ne les a pas oublié et rectifie le tir pour leur confort d’utilisation sous GMail. Certaines des fonctionnalités, aujourd’hui effectives pour les utilisateurs d’IE6, n’étaient encore autorisées qu’aux utilisateurs de navigateurs plus modernes (IE7, Firefox 3, Safari 3). Avec cette révision du code de GMail, les nouveautés suivantes sont désormais disponibles sous IE6 :

  • email : coloration des étiquettes

  • IM : chat à plusieurs (conférence) et nouvelles émoticônes

  • IM : mode de connexion Invisible

  • IM : compatibilité avec AIM

  • intégration de Google Labs pour des suggestions d’utilisateurs

  • mise à jour du carnet d’adresses

  • déconnexion des sessions encore actives sur le compte

L’avenir des solutions de messagerie passe-t-il forcément par le tout en ligne ?

Un nouvel article qui s’attache à décortiquer les limites de ce qui est appelé à devenir une tendance de fond fiable et bénéfique de l’informatique du futur. N’hésitez à faire part de votre avis sur la question dans les commentaires.

Les grandes firmes américaines en font toutes le pari : l’avenir de l’informatique passe par la dématérialisation. Le premier représentant de ce courant de pensée est bien évidemment Google. L’Ogre de Mountain View investit plusieurs milliards de dollars par an (que ce soit directement en Recherche & Développement ou par le biais de rachats stratégiques d’autres entreprises) pour asseoir sa position de premier fournisseur de services complets sur Internet. Le but ? Que chacun puisse disposer de ses données personnelles et les échanger avec d’autres personnes à travers un espace virtuel, accessible n’importe où, n’importe quand. L’idée est affriolante, certes, mais s’accorde-t-elle vraiment aux besoins des utilisateurs ? Le tout en ligne est-il une solution réellement gérable et les utilisateurs sont-ils prêts à l’accepter ? Pas si sûr.

Suite de l’article : L’avenir des solutions de messagerie passe-t-il forcément par le tout en ligne ?