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Des difficultés de GMail en environnement professionnel

Les pannes de GMail se suivent et se ressemblent. Après déjà trois pannes successives pendant le mois d’août, la messagerie de Google a encore eu à accuser le coup d’une panne d’un peu plus de 24h, rendant le service totalement inopérant.

Si la plupart des utilisateurs de GMail utilisent le service gratuitement, pour les entreprises qui ont choisi de faire confiance, pour 50$ par an, aux applications en ligne de Google, la disponibilité du service à plus de 99%, vantée par la firme, n’est pas respectée.

Les Administrateurs Google Apps de certaines entreprises américaines commentent durement l’affaire, sur Internet. L’un deux, sous le pseudonyme de Techlinks, écrit ainsi : « Cette panne nous a affecté durement et nous avons été sans messagerie pendant 24 heures. Maintenant nos affaires en souffrent. ». Dans le même ton, un autre administrateur, identifié comme Bill W. sur Internet, laissait ceci : « C’est considéré comme un problème critique dans notre entreprise. Nous allons peut-être devoir prendre d’autres dispositions. Apparement Google mais n’est pas vraiment fiable. »

Au delà des simples pannes techniques à répétition, ce qui finit d’agacer particulièrement les utilisateurs professionnels se trouve être le manque de communication de la firme de Mountain View sur l’origine ou la résolution des pannes.

Des faits qui viennent encore alimenter le débat sur la pertinence des systèmes de messagerie exclusivement en ligne, comme ceux de Google, justement.

GMail for mobile : Google déconnecté…

L’application de messagerie pour téléphones mobiles de Google, GMail for mobile, passe en version 2 et colle désormais à l’utilisation courante d’un mobile, soit le fait que ce dernier n’est pas connecté en permanence au réseau de l’opérateur.

En effet, jusqu’à présent, et donc depuis la distribution du logiciel en décembre 2005, GMail for mobile ne permettait pas de rédiger et d’envoyer un email de réponse sans que le mobile de l’utilisateur soit connecté à Internet. Une curiosité, surtout si l’on considère le fait qu’en 2005, les offres de connexion illimité en 3G+ ne couraient pas vraiment les rues pour la cible grand public que vise surtout GMail…

C’est donc pour ce mois d’octobre 2008, avec le développement en parallèle de ce genre d’offres chez les opérateurs mobiles, que Google propose désormais un mode déconnecté pour la consultation de sa messagerie. Les utilisateurs de mobiles BlackBerry ou de mobiles sous Java peuvent télécharger cette nouvelle version de l’application, qui leur permettra donc de rédiger des messages sans connexion préalable et de les envoyer dès que celle-ci aura été établie par l’utilisateur.

Interviews du responsable de Mozilla Messaging sur Thunderbird 3

Dorénavant attendue dans le courant du premier semestre 2009, la version finale de Thunderbird 3 est évoquée au cours de deux interviews, publiées sur le Web, de David Ascher, Directeur de la filiale Mozilla Messaging, de la Fondation Mozilla.

Les propos échangés, et recueillis par 01net dans le premier entretien, nous apprennent ainsi que la future version du client de messagerie reprendra une bonne partie des nouvelles technologies intégrées à Firefox 3 (moteur Gecko, système d’extensions). L’extension Lightning, ajoutant un système d’agenda, fera désormais partie intégrante du logiciel. Les onglets devraient également faire leur apparition, ainsi qu’un moteur de recherche performant, basé sur le contenu des emails mais aussi sur des méta données ajoutées par l’utilisateur.

David Ascher en profite aussi pour revenir sur l’intérêt que gardent encore les clients de messagerie sur les Webmails. Cette question est cependant un peu plus développée dans la seconde interview, réalisée par Clubic, où sont évoqués les solutions de mode déconnecté des Webmails (telles que Google Gears) et les développement de plug-in de messagerie pour navigateurs Web (comme Snowl, pour Firefox). L’interview de Clubic détaille un peu plus l’organisation interne de Mozilla Messaging et les échanges avec les équipes de Firefox.

En attendant, la version 2.0.0.17 de Thunderbird reste téléchargeable depuis le blog.

Le client lourd : nerf de la guerre entre serveurs de messagerie ?

En tout cas, il semble bien y tenir une place prépondérante, comme l’explique Steve J. Vaughan-Nichols dans la conclusion d’un article publié sur LinuxWorld.com.au.

Selon Vaughan-Nichols, la domination de la solution de messagerie Microsoft Exchange a été notamment rendue possible par le quasi-monopole d’utilisation du logiciel Outlook en environnement professionnel. Alors que d’autres solutions Open Source, comme le navigateur Mozilla Firefox ou la suite bureautique Open Office, jouissent d’une assez bonne notoriété, le rédacteur regrette que les solutions de messagerie n’aient pas bénéficié du même soutien, que ce soit de la part de la communauté ou de la part des organismes fondateurs qui en assurent le développement logiciel.

Une combativité moins importante du monde du Libre sur cette question qui aurait permis à Microsoft de s’implanter de manière très importante, avec une solution propriétaire (l’interface MAPI d’Outlook étant complètement fermée).

Si la Commission Européenne a pu forcer Microsoft à rendre public une partie de ses interfaces de programmation, dans les faits, le développement de la solution OpenChange (qui doit apporter une intéropérabilité parfaite entre les serveurs de messagerie Open Source et les clients Outlook) avance beaucoup trop lentement, selon l’auteur. Par ailleurs, les serveurs de messagerie Open Source ne parviendraient pas non plus à se hisser au niveau des facilités d’administration rendue possibles par un couple Exchange/Outlook.

Et Vaughan-Nichols de conclure que si l’Open Source peut espérer grignoter aujourd’hui quelques parts de marché aux solutions de Microsoft, c’est en prenant exemple sur des services de messagerie orientés Web, tels que Google GMail ou Zimbra Collaboration Suite.

Pour autant, l’avenir des solutions basées entièrement sur un client Web n’est pas complètement assurée. De même qu’à travers le projet Mozilla Messaging, la Fondation Mozilla semble prendre la mesure de l’importance d’un bon développement et d’un suivi appuyé autour d’un client de messagerie Open Source.

En outre, on pourrait objecter certaines choses sur l’état d’avancement du projet OpenChange. Si celui-ci se trouve effectivement retardé par l’arrivé de Samba 4, la communauté grandit autour de la solution. Des organismes privés, comme d’ailleurs la société Alinto, ont parfaitement assimilé les besoins des entreprises qui cherchaient à se libérer des solutions Microsoft. Et elles investissent aujourd’hui une partie de leurs moyens afin de soutenir et accélérer les développements d’OpenChange et Samba 4.

GMail pense aux utilisateurs d’IE6

On pensait la guerre des navigateurs pratiquement finie. Pourtant, depuis quelques mois, elle repart de plus belle avec les noms de Firefox 3, Safari 3, Internet Explorer 8 et le récent Google Chrome.

Néanmoins, on aurait tort d’oublier que 25% des internautes surfent encore sous Internet Explorer 6, le navigateur de Microsoft le plus récent fourni pour les systèmes allant de Windows 95 à XP SP1, en passant par Windows NT 4.0 et Windows 2000.

Google ne les a pas oublié et rectifie le tir pour leur confort d’utilisation sous GMail. Certaines des fonctionnalités, aujourd’hui effectives pour les utilisateurs d’IE6, n’étaient encore autorisées qu’aux utilisateurs de navigateurs plus modernes (IE7, Firefox 3, Safari 3). Avec cette révision du code de GMail, les nouveautés suivantes sont désormais disponibles sous IE6 :

  • email : coloration des étiquettes

  • IM : chat à plusieurs (conférence) et nouvelles émoticônes

  • IM : mode de connexion Invisible

  • IM : compatibilité avec AIM

  • intégration de Google Labs pour des suggestions d’utilisateurs

  • mise à jour du carnet d’adresses

  • déconnexion des sessions encore actives sur le compte

L’avenir des solutions de messagerie passe-t-il forcément par le tout en ligne ?

Avec l’importance que prend la messagerie électronique au sein des échanges quotidiens, professionnels ou non, les utilisateurs finissent par être de plus en plus exigeants sur les services qui leur sont proposés. La messagerie a même acquis un tel poids dans certaines branches d’activité que sa disponibilité en est devenue un poste hautement critique pour lequel toute coupure du service est inenvisageable. De telles contraintes (nécessitant d’importants moyens d’exploitation) rendent alors évident le besoin d’externalisation du service, dans certaines entreprises.

D’ailleurs, les grandes firmes américaines en font toutes le pari : l’avenir de l’informatique passe par la dématérialisation. Le premier représentant de ce courant de pensée est bien évidemment Google. L’Ogre de Mountain View investit plusieurs milliards de dollars par an (que ce soit directement en Recherche & Développement ou par le biais de rachats stratégiques d’autres entreprises) pour asseoir sa position de premier fournisseur de services complets sur Internet. Le but ? Que chacun puisse disposer de ses données personnelles et les échanger avec d’autres personnes à travers un espace virtuel, accessible n’importe où, n’importe quand. L’idée est affriolante, certes, mais s’accorde-t-elle vraiment aux besoins des utilisateurs ? Le tout en ligne est-il une solution réellement gérable et les utilisateurs sont-ils prêts à l’accepter ? Pas si sûr.

Les limites du modèle retenu

Des faits récents démontrent que les services en ligne sont loin d’être infaillibles. Si les ressources accessibles deviennent virtuellement illimitées grâce à Internet, dans les faits, elles reposent pourtant bel et bien sur des moyens matériels et humains qui se trouvent, eux, être limités et pour lesquels leur expansion ne peut être dictée que par les moyens financiers dont dispose la firme. L’un des derniers cas critiques de ces dernières semaines est sans aucun doute l’exemple fourni par le service MobileMe d’Apple. Pressé de fournir elle aussi un service de messagerie et d’outils collaboratifs en ligne, la firme à la pomme a choisi de refondre son ancien service .Mac en @me.com et le rendre disponible en même temps que la nouvelle version de son SmartPhone, l’iPhone 3G.

Mal lui en a pris ! Non seulement la transition de l’ancien service vers le nouveau s’est concrétisée dans la douleur (avec la perte de certains emails des utilisateurs de .Mac migrés sur MobileMe), mais nombre des nouvelles fonctionnalités promises se sont retrouvées inutilisables (synchronisation entre périphériques à la peine), quand ce n’était pas le service tout entier qui devenait inaccessible, sous le nombre important des connexions utilisateurs. Mais là où le bât blesse, c’est que le service, dépourvu de publicité intégrée, est facturé 79€ par an. Une affaire sensible qui a obligé son charismatique PDG, Steve Jobs, à prendre les choses en main, ce qui est un fait extrêmement rare dans l’histoire de la firme de Cupernito.

Autre cas, autre exemple, avec Google cette fois-ci. Du jour au lendemain, plusieurs utilisateurs de GMail et de ses services annexes, comme les Google Apps, se sont retrouvés dans l’incapacité d’accéder à la moindre de leur ressource. En cause : l’impossibilité pour eux de se connecter et d’être identifiés avec leur compte GMail. Or, comme ce dernier est à la base de toute l’identification aux différents services en ligne fournis par Google, les victimes du problème se voyaient privées de toute leur existence virtuelle. Plus de mail, plus de document bureautique, plus d’agenda, plus de Messagerie Instantanée. Durant 12h, toutes les preuves de leur existence chez Google et de leurs possibilités de communication avec les outils dédiés se voyaient supprimées.

Heureusement, le problème a été identifié et les utilisateurs ont pu retrouver leur connexion et l’ensemble de leurs données. Mais l’affaire aura eu le mérite de témoigner de l’excès de confiance qu’on peut accorder à une entreprise gérant l’ensemble des données utilisateurs, y compris lorsqu’elle s’appelle Google et qu’on sait qu’elle dispose pourtant d’un parc de machines serveurs titanesque, étendu à l’échelle de la planète. La question en inquiète même certains si l’on prend conscience du fait que, tel un Big Brother, Google se positionne aussi sur des services comme la téléphonie mobile et la géolocalisation (à travers son système de cartes Maps ou son logiciel Google Earth). On pourrait estimer qu’il s’agit là de pure paranoïa, cependant les dirigeants de Google semblent s’être eux-mêmes résignés à la puissance de leurs solutions et à l’omniprésence de leurs services.

Le pied sur le frein ?

Face à ces problèmes, et sans même évoquer l’impérative nécessité de disposer d’une connexion réseau haut débit, des mesures adaptées s’imposent et se développent. La duplication des données est une des réponses les plus évidentes, bien que l’accès instantané et en toute circonstance à ces données en constitue par la suite la difficulté majeure pour proposer une solution valable. C’est pourtant le pari que s’est fait fort de relever la société Inboxx, par exemple, en proposant pour les professionnels une solution d’archivage des emails et des pièces jointes qui les accompagnent. Une notion d’archivage qui n’est pas à confondre avec celle de la sauvegarde, comme se fait un devoir de le souligner le Président de la société Inboxx dans son article publié sur ITRmanager.com.

Une autre alternative qui apparaît peu à peu est celle développée curieusement par les grandes firmes américaines proposant justement en ligne tout ce dont devrait avoir besoin l’utilisateur. Curieusement, parce que l’alternative distribuée a pour but de rendre disponibles les données de l’utilisateur en mode déconnecté. Autrement dit, après l’installation d’un logiciel sur son système, l’utilisateur se retrouve avec une copie partielle des ses données sur son ordinateur, et il a la possibilité de les gérer depuis ce logiciel et non plus seulement depuis l’interface en ligne originelle. Cette réponse logicielle de firmes telles que Google ou Yahoo! est surprenante car elle amène donc à reconsidérer l’idée que toute la gestion des données puisse s’effectuer seulement en ligne.

Réelle réponse étudiée aux contraintes du tout en ligne ou subtile marche arrière déguisée ? Car après tout, comment s’empêcher de faire un rapprochement entre ces logiciels, censés apporter une fonction novatrice à la gestion des données en ligne, et les logiciels clients de messagerie, comme Thunderbird ou Outlook, qui fonctionnent déjà sur ce principe depuis plusieurs années ? Pourtant, ces grandes firmes croient beaucoup en ce type de solution logicielle, et ce n’est pas le récent accord conclu entre Canonical (l’éditeur de la célèbre distribution Linux Ubuntu) et Yahoo! qui démontrera le contraire, en intégrant dorénavant au système Linux le nouveau client Zimbra Desktop.

Finalement, les solutions logicielles retenues par les grandes firmes tendraient à prouver que les actuels logiciels de messagerie installés localement sur les machines ont encore plusieurs années devant eux. La réalisation des projets centrés sur une dématérialisation complète des ressources, des systèmes d’exploitation ou des moyens de communication sont sans doute prématurés, à l’image d’Aurora de la Fondation Mozilla, qui n’est encore justement développé qu’à l’état de projet. A ce titre, il sera intéressant de suivre les évolutions du plug-in Snowl, édité par la même fondation en version beta, et destiné à son navigateur phare comme une première tentative de rapprochement vers le concept d’Aurora.

Nokia propose un client de messagerie pour ses mobiles Symbian

Symbian France nous dévoile un nouveau client de messagerie développé par Nokia et compatible avec la plupart des systèmes de messagerie existants (comme Yahoo! Mail, GMail ou le Webmail de votre FAI), à l’exception cependant de Hotmail et des Webmails professionnels.

Encore en version de développement beta, l’intérêt du logiciel réside déjà dans sa très grande simplicité de paramétrage et dans sa fonction de Push email. En effet, après que l’utilisateur se soit contenté de s’inscrire sur le site de Nokia et qu’il ait fourni au logiciel adresse et mot de passe du compte mail à surveiller, il recevra directement sur son téléphone tout mail qui arrivera dans sa boîte. Nul besoin de se connecter via le WAP au Webmail en question, Nokia Email se charge automatiquement de « pousser » vers votre mobile les mails en réception et leurs pièces jointes.

Autre bonne nouvelle, en attendant que le logiciel soit présenté dans sa version finale, la version beta est totalement gratuite mais limitée, néanmoins, à 1 an d’utilisation. Le logiciel est utilisable sur les mobiles Nokia E51, E61, E61i, E65, E66, E71, E90, N73, N80, N81 8GB et N95.

Le téléchargement de l’application et l’inscription au site s’exécutent depuis l’adresse email.nokia.com.

Neuf Cegetel filtre le port 25 de ses serveurs de messagerie

Face à l’augmentation croissante du spam dans les échanges de courriers électroniques, Neuf Cegetel renforce ses mesures anti-spam en filtrant le port 25 de ses serveurs SMTP d’envoi de courriers.

Au travers de la dernière mise-à-jour 1.5.6 du logiciel interne des Neuf Box v4, publié en juin, le Fournisseur d’Accès à Internet Neuf Cegetel modifie le comportement par défaut des modems ADSL de ses clients et active un filtrage obligeant les utilisateurs à ne plus pouvoir passer que par son propre serveur SMTP.

En pratique, cela signifie que, pour tout envoi de courrier effectué depuis un client de messagerie, les utilisateurs d’une Neuf Box v4 doivent spécifier l’adresse smtp.neuf.fr comme seul serveur d’envoi autorisé. Si vous consultez, par exemple, depuis un client de messagerie un compte Yahoo! Mail ou GMail (disposant normalement de leurs propres serveurs SMTP), les messages que vous rédigerez depuis ce même programme ne seront envoyés que s’ils passent par le serveur d’envoi de Neuf Cegetel.

Toutefois, la chose n’est pas irréversible. Neuf Cegetel offre la possibilité à ses utilisateurs de désactiver ce filtrage dans le panneau de configuration de ses Neuf Box. Rendez-vous à l’adresse http://192.168.1.1 et modifiez le paramètre relatif aux serveurs mail Neuf se trouvant dans la rubrique Réseau, section Filtrage.

Neuf Cegetel rejoint ainsi la liste des FAI français ayant suivis les recommandations de l’AFA (Association des Fournisseurs d’Accès et de Services Internet) et celles, tout juste mises à jour fin juin, du MAAWG (Messaging Anti-Abuse Working Group). Le premier à avoir agi en ce sens fut AOL, en octobre 2006. Vinrent ensuite Free, Orange et Télé2 durant le premier semestre 2007.

Notons qu’un filtrage du port 25 devrait être, à terme, également effectif pour les abonnés de feu Club-Internet et pour les clients ADSL du groupe SFR (Neuf Cegetel devant bientôt fusionner avec le deuxième opérateur français de téléphonie mobile).

Les limites de la stratégie Google ?

Sans aller jusqu’à dire que le géant des moteurs de recherche chancèle sous le vent de la bisbille médiatique, deux actualités récentes nous montrent que dans sa volonté de proposer du tout gratuit, les services de Google cachent certaines faiblesses.

Le premier exemple a pour origine une affaire judiciaire initiée par une petite société de 5 personnes. En effet, la bien nommée LimitNone a récemment porté plainte contre Google en lui demandant près d’un milliard de dollars de dommages et intérêts pour violations de contrat et de propriété intellectuelle.

Selon LimitNone, le géant des moteurs de recherche aurait en effet développé Google Email Uploader, un logiciel destiné à rapatrier emails, contacts et calendriers créés et gérés depuis un client de messagerie local sous Windows. Or, le produit final de Google s’avérerait fortement inspiré du logiciel gMove, pour lequel LimitNone avait passé un contrat de licence auprès de Google.

Une affaire qui ternit quelque peu l’image de la firme de Mountain View, et ce d’autant plus qu’elle est fortement impliquée dans des projets communautaires Open Source (dont les codes Libres se retrouvent parfois illégalement dans des logiciels propriétaires payants).

Un fait qui en appel un autre : l’anecdote des limites d’envois d’emails depuis un compte GMail. Le blog Google Operating System nous en dévoile ainsi quelques unes :

  • l’envoi de 500 mails par jour à 500 adresses uniques

  • l’envoi d’un seul mail à un groupe de 500 adresses uniques par jour

  • l’envoi d’un total de 2000 mails par jour à raison de 4 envois d’un seul mail au même groupe de 500 adresses uniques

  • l’envoi d’un seul mail à 100 adresses uniques par jour lorsque vous effectuez un envoi en IMAP ou en POP depuis un client de messagerie local

Au delà de ces limites, ou si le nombre de mails d’erreur en retour est trop important (à cause de boîtes mails non actives, ou d’erreurs dans la transcription des adresses), Google désactive le compte GMail pendant 24h.

Ces limitations se comprennent dans le cadre d’une lutte contre l’envoi de spam mais le problème est qu’elles affectent également les utilisateurs professionnels de Google Apps. Or, Google ne fait état d’aucune page listant l’ensemble des limitations liées aux comptes GMail.

Des actualités qui permettent d’alimenter encore une fois le débat sur la pertinence de la stratégie de financement de Google.

En effet, dans le premier exemple, Google semble vouloir faire profiter gratuitement à ses utilisateurs d’un service normalement payant et en relation avec des logiciels propriétaires.

Dans le deuxième exemple, Google a concsience qu’un service de Webmail gratuit et populaire attirent les convoitises. En particulier celles des spammeurs, prêts à innonder les bases de données utilisateurs de Google de messages publicitaires. Pourtant, si les besoins en terme de messagerie sont bien différents entre utilisateurs particuliers et utilisateurs professionnels, Google ne fait aucune distinction et leur applique des restrictions identiques (par contrainte technique ?).

Faut-il voir dans ces deux faits relatés par plusieurs sites web les limites du modèle du “tout gratuit” ?

Si le débat sur la stratégie de Google peut apparaître comme non-avenu à la vue de la santé financière du groupe, la question n’en reste pas pour autant dénuée d’intérêt sachant les nouveaux objectifs de rentabilité que la firme vient tout juste d’imposer à sa filliale YouTube.

Zenbe, le Webmail 2.0 dans sa nouvelle version

L’équipe de développement new-yorkaise de Zenbe vient d’apporter plusieurs nouveautés et correctifs à son Webmail, encore qualifié en tant que version beta, mais déjà très avancé.

Zenbe se veut être un Webmail simple, beau et orienté Web 2.0. Il permet de récupérer et de gérer en ligne les mails de ses différents comptes AOL, GMail, Yahoo! Mail ou encore Windows Live à travers une interface épurée.

L’interface de Zenbe est divisée en 3 parties : une colonne de gauche pour la gestion du contenu, une page principale comportant 4 onglets (Mail, Calendrier, ZenPages et Fichiers) et une colonne de droite à l’aspect communautaire et aux applications tierces (la Quick View). Car la nouveauté introduite par Zenbe est de favoriser directement au sein du Webmail l’échange communautaire.

Ainsi, les ZenPages sont des espaces personnels qui peuvent être consultés par d’autres utilisateurs Zenbe et pour lesquels il est possible d’y ajouter du contenu multimédia (comme un plan Google Maps ou une galerie Flicker). L’onglet Fichier sert quant à lui à rendre disponible en ligne des documents pour ses contacts ou pour soi-même ; alors que la colonne de droite permet à des développeurs et éditeurs tiers de proposer leurs propres modules pour Zenbe. Les utilisateurs de Zenbe ont aujourd’hui la possibilité, via ce système de modules, de voir directement leurs contacts FaceBook ou de dialoguer avec leurs amis sous Gtalk ou Twitter.

Offrant 4Go d’espace de stockage, Zenbe envisage de rester un service gratuit, uniquement financé par la publicité qui serait introduite sur les ZenPages.

Les nouveautés apportées au Webmail Zenbe sont les suivantes :

  • Support du client de messagerie Twitter dans Quick View
  • Réseaux de contacts – grouper vos contacts pour faciliter vos envois d’emailing
  • Support des liens de type webcal:// et https:// lors de l’import de calendriers en ligne
  • Disponibilité d’un plug-in Firefox pour les notifications du Webmail
  • Nouveau menu pour les emails, incluant une interface intuitive de sélection des tags actifs au sommet de la liste, ainsi qu’un marquage « Non lu » amélioré placé derrière le compteur de non-lus des nouveaux emails
  • Vider la corbeille – la possibilité d’effacer définitivement les éléments taggés en « Supprimé » ou en « Spam »
  • Liste des tâches
    • Les listes de tâches ont été modifiées pour de meilleures performances et pour leur ajouter la possibilité de les renommer
    • La séparation des listes de tâches et des calendriers dans les ZenPages
    • L’ajout de plusieurs listes de tâches au sein d’une page ZenPage
  • Suppression simplifiée des contacts ajoutés automatiquement par Zenbe
  • Possibilité de renommer les tags

Zenbe est déjà défini par certains de ses utilisateurs comme le Webmail de demain. Une visite guidée est disponible sur cette page du site officiel.