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Quand l’infidélité à Microsoft paie…

En renonçant à Microsoft Exchange Server au profit d’une solution alternative, l’éditeur de logiciels de développement web, Serena Software, pourrait réaliser une économie annuelle de 750 000 dollars. Selon Clint Boulton, auteur de l’article “Messageries : Serena Software abandonne Exchange pour Gmail“, l’éditeur envisage ainsi de diviser par quatre les coûts de son pôle messagerie. Ces frais, dus notamment à l’acquisition de licences, sont dans le cas présents réduits en privilégiant des solutions externalisées. L’ensemble des applications et données sont hébergées sur les serveurs du prestataire (Serena Software a fait le choix de Google Gmail) et reste accessible par les utilisateurs via Internet. Cette méthode présente l’avantage de réduire considérablement les coûts de messagerie et de déléguer la maintenance des serveurs. Un avantage certain qui pèse lorsque le choix du prestataire est remis en question.

Communiquez tendance, communiquez mobile et asynchrone

Dans la 5ème édition de son étude des comportements du grand public face aux services des TIC, l’Institut de l’Audiovisuel et des Télécommunications en Europe (IDATE) nous éclaire sur les modes de communication des jeunes actifs. Il en ressort les tendances suivantes :

Internet et la messagerie sur mobile : des services maintenus sous pression qui ne demandent qu’à être libérés !

Dans ce nouvel article que nous vous proposons aujourd’hui, nous revenons sur les chiffres d’une enquête publiée par TNS Sofres. Des chiffres qui deviennent le point de départ d’une mise au point sur la popularité et la situation actuelle des services de navigation Web et de messagerie électronique, utilisés sur les téléphones mobiles. Comme d’habitude, le blog vous propose de laisser vos commentaires à la fin de l’article.

Dans une étude nommée Global Telecom Insight, l’institut TNS Sofres a interviewé, en novembre 2007, 16 000 personnes, âgés de 16 à 60 ans, pour connaître les usages qu’elles faisaient des téléphones mobiles et des services qui les accompagnaient. Bien que l’étude porte sur les habitants de 29 pays différents, le communiqué de presse français de l’institut de sondage se consacre notamment aux données récoltées en Europe et en France.

Suite de l’article : Internet et la messagerie sur mobile

Scam

Au même titre que le spam, le scam est une catégorie de messages électroniques qui polluent les boîtes aux lettres des utilisateurs. Le scam consiste en une escroquerie par email visant à abuser de la confiance des internautes.

Typiquement, le contenu d’un scam fait souvent état d’une personne d’origine africaine, en grande difficulté à cause d’événements tragiques dans son cercle familiale voire, plus largement, dans son pays. Dans son mail, elle demande qu’une âme charitable lui verse quelques fonds afin de remplir des obligations juridiques qui lui donneront droit, par la suite, à une importante somme d’argent. En compensation, le pseudo auteur du scam promet de retourner une partie de son trésor à la personne qui l’aura aidée. Bien évidemment, le généreux donateur ne se voit jamais récompenser.

L’origine de ce type de courriers frauduleux remonterait à la deuxième moitié du siècle dernier. A cette époque, le phénomène se serait particulièrement développé au Nigeria, entraînant la rédaction d’un article dans le code pénale Nigérien spécifiquement écrit pour lutter contre ces fraudes, et référencé en tant que fraude 4-1-9. Le phénomène se développant à nouveau avec la montée d’Internet, les emails de ce type son généralement qualifiés de scam, ou de « fraudes 419 ». Avec Internet, les mails de scam n’ont plus seulement comme provenance le continent Africain, mais désormais aussi l’Asie et l’Europe de l’Est et sans doute beaucoup d’autres.

Si les échanges verbaux se font, dans la plupart des cas, uniquement via messagerie électronique, il est arrivé que certains auteurs de scam proposent à leurs victimes une rencontre dans le pays d’origine du scammeur, pour faciliter des transferts d’argent. Des rencontres qui se sont soldées par des enlèvements, avec demandes de rançon, et à la finalité souvent tragique pour la victime.

Spam : Filtrer les mails sortants

Dans une tribune écrite pour le site NetEco, le Directeur Général de Netlevel Security, Christophe Duméril, soumet l’idée intéressante qu’une partie non négligeable des spams, qui occupent le trafic lié à la messagerie, proviendrait également d’un manque de filtrage des messages sortants.

Alors que les solutions anti-spam n’étaient souvent proposées qu’en option il y a quelques années, elles font aujourd’hui de plus en plus parties intégrantes des services ou logiciels de messagerie. Pour autant, leur action reste pratiquement toujours concentrée sur le filtrage des emails entrants dans les boîtes électroniques.

Or, avec l’évolution des moyens et des réseaux haut débit, les spammeurs ne s’occupent pratiquement plus de la tâche de diffusion des spams et laisse cette dernière aux machines victimes des botnets. Des utilisateurs génèrent ainsi sans le savoir, depuis leurs propres machines, des spams en direction des contacts de leur carnet d’adresses ou vers d’autres adresses emails, listées et transmises par les serveurs du botnet.

Un filtrage des mails sortants permettrait une diminution de l’efficacité des botnets ; ce qui est loin d’être anodin lorsqu’on sait que 43% des bots mondiaux auraient choisi l’Europe comme zone de prédilection de leur activité.

Les botnets européens ravissent la première place aux USA ?

D’après un récent rapport émis par l’éditeur Symantec, l’Europe, en tant que zone géographique, serait passée devant l’Amérique du Nord pour la proportion de spam envoyés à travers Internet. Cette proportion aurait atteint pratiquement les 44% de spam émis depuis le Vieux Continent, contre près de 35% pour l’Amérique du Nord.

L’inquiétude des spécialistes en sécurité tient notamment au fait que ce changement se serait produit en très peu de temps, sur les mois de décembre 2007 à février 2008. Bien que cette nouvelle position de l’Europe ne modifie pas en réalité la masse globale de spam émis sur Internet, ce changement serait dû en majeure partie à l’invasion de bots (ou logiciels robots émetteurs de spam) sur les PC allemands et italiens.

En effet, selon une récente étude menée sur une période similaire par l’éditeur d’anti-virus G DATA, affirmant que 43% des bots mondiaux viennent d’Europe, l’Allemagne et l’Italie cumuleraient à elles seules 20% des PC européens infectés par ces bots. Une fois installés frauduleusement sur les disques durs, ces bots transforment les machines en “PC Zombies”, eux-mêmes émetteurs de spam. Les bots s’échangent, au travers de ce qu’on appelle un botnet, les données personnelles de l’utilisateur et les adresses mails de ses contacts pour augmenter leur base de diffusion.

Cette augmentation de la diffusion de bots en Europe serait une conséquence de la progression des offres haut débit. La France, quant à elle, se trouverait relativement protégée du phénomène des botnets avec seulement 2% de bots installés sur le parc de machines sondées par G DATA.

Venir un jour à bout du spam… une utopie ?

A quoi bon lutter ? Depuis maintenant des années, nous, modestes utilisateurs et victimes du spam, ne faisons que nous défendre devant ce qui est aujourd’hui reconnu comme le premier fléau d’Internet. Les logiciels existent, les solutions intégrées se répandent, les Webmails se protègent, mais tout n’est fait que dans le but de résister à l’inévitable attaque du spammeur. Alors est-il possible de l’attaquer, lui ?

Concrètement, les choses bougent ! Si en Europe, le spam est punit par la loi, il faut bien admettre que peu de cas de condamnation de spammeurs en France, ou ailleurs en Europe, ont été relevés dans la presse. Mais il faut aussi admettre que la chose est maintenant considérée comme un délit (ce qui ne fut pas toujours le cas) et dénote déjà d’une prise de conscience sérieuse de la part des gouvernements quant à ce fléau du Web.

La lutte contre le spammeur atteint même de nouveaux sommets aux Etats-Unis avec l’arrestation récente de Robert Soloway, surnommé le « Roi du Spam » pour avoir envoyé plusieurs dizaines de millions de spam via sa société. Le tribunal qui le juge en ce moment a requis à son encontre 26 ans de prison. On comprend bien là la volonté du tribunal de faire un exemple. Celui-ci risque d’avoir d’autant moins de peine d’être clément que Robert Soloway n’en est pas à sa première condamnation. Le Roi du Spam a déjà eu à se défendre face aux accusations de Microsoft, pour ne citer que lui, mais il s’en était toujours sorti avec des condamnations à l’amende ; amendes que Soloway ne paya jamais. Pourtant, cette fois-ci, notre accusé plaide coupable car il sent bien que le vent de la répression anti-spam a pris un nouveau souffle.

La condamnation lourde qu’il encourt est un avertisseur fort à tous ceux résidant dans le premier pays pourvoyeur de spam au niveau mondial (selon des études menées chez l’éditeur d’antivirus Sophos, 15,4% des spam de la planète proviennent des Etats-Unis). Nouvelle preuve de cette campagne anti-spammeurs menée par les Américains, la victoire devant la Cours de Californie du site MySpace face à deux spammeurs notoires, Walter Rines et Stanford Wallace, dit Spamford, pour avoir détourné plusieurs comptes utilisateurs du fameux réseau social, toujours dans le but d’augmenter la diffusion des spams. Pas de prison, cette fois-ci mais une amende record : si Sapmford s’était déjà vu infligé une amende de 4 millions de dollars en 2006, celle qu’il vient d’écoper en 2008 avec son collègue s’élève à 234 millions de dollars !

Et les Etats-Unis ne sont pas les seuls à avoir pris la mesure de cette pollution numérique. Au début de l’année 2007, l’Asie, première région géographique émettrice de spam, a brutalement sonné le gong de la répression anti-spammeur. Via le Japon, d’abord, avec l’arrestation de quatre personnes qui, par le piratage d’un site de rencontres très populaire au pays du Soleil Levant, auraient envoyé rien de moins que 5,4 milliards de spam en seulement 2 mois ; puis via la Corée du Sud, ensuite, avec l’interpellation de deux hommes, Park (faussement nommé la Reine du Spam) et Kwon, pour l’envoi d’1,6 milliards de spam, en 4 mois, depuis des ordinateurs des services administratifs et financiers du pays.

En France également, le secrétaire d’Etat à la Consommation, Luc Chatel, a annoncé la création d’un comité de déontologie visant à protéger le consommateur des pratiques intrusives effectuées sur les services de communication en ligne. Est ainsi directement visée une nouvelle méthode de diffusion des spam, celle effectuée sur les téléphones mobiles.

Car non content d’avoir infesté les boîtes électroniques sur ordinateur, le spam s’amuse maintenant à investir tout moyen de communication numérique textuel : SMS, Messagerie Instantanée, Forums et maintenant Blogs, rien ne semble pouvoir lui échapper ! Fort heureusement, chacun développe aussi de son côté des méthodes de filtres, par ailleurs de plus en plus efficaces, pour limiter au maximum son invasion. Mais l’éternel jeu du chat et de la souris se met en place et s’ensuit alors une guerre numérique, voire une guerre des nerfs, pour savoir lequel abandonnera le premier.

Si le spam a toujours eu depuis ses débuts un objectif purement mercantile dans sa ligne de mire, sa prolifération a aujourd’hui entraîné dans la bataille des Etats tout entiers. Or, si le combat persiste, celui-ci pourrait aussi être perçu par les développeurs de logiciels de spam en une sorte de lutte « révolutionnaire » face aux administration étatiques. Pire, et pourtant parfaitement plausible tel que l’a montré l’arrestation du Coréen Park, le spam pourrait être utilisé dans une guerre virtuelle afin de paralyser en très peu de temps des infrastructures informatiques stratégiques, croulant sous le nombre de spam envoyés ou reçus.

Dans ces conditions, avec sa capacité d’évolution, sa force de diffusion et l’argent facile qu’il permet de générer pour quelques pirates en mal de reconnaissance, le spam semble aujourd’hui autant ancré dans la messagerie que ne l’est une arobase dans une adresse mail ! Une lutte apparemment sans fin, mais inévitable compte tenu du fléau que représente le spam sur le trafic Internet d’aujourd’hui.