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Où en est l’archivage électronique en France aujourd’hui?

Archiver des documents électroniques correspond à l’idée de pérennité de l’information avec la possibilité de la restituer intègre et fidèle, c’est à dire identique en tout point à celle de son origine. Cette opération visant à conserver des informations ayant une valeur probatoire ou des effets juridiques concerne toutes les personnes juridiques sans exception, selon le JournalduNet.

Un regard sur le marché européen et les études des éditeurs et des cabinets d’analyse tels qu’IDC et Radicati montrent que le retard français pour les solutions d’archivage électronique peut être évalué à 2 ans.

Cloud Computing ou quand la messagerie électronique est sur un “petit” nuage

cloud

Le cloud computing est ce que l’on peut appeler un sujet de controverse. Alors que Google fait une fois de plus parler de ses Apps dans le mauvais sens du terme, le cabinet Pierre Audoin Consultants* met en exergue la montée en puissance du Cloud au travers des résultats de l’enquête Le Cloud Computing en France menée auprès de 200 décideurs informatiques en mars 2010.

DLM 3.0, Demain Le Mail, projet de recherche lauréat de l’Appel à Projet Web Innovant du Secrétariat d’État à l’Économie Numérique présente sa feuille de route

Alinto, Kwaga, le LIRIS et l’APCE, membres du consortium DLM3.0, s’associent pour étudier et répondre aux usages du mail en entreprise.

Sélectionné par la DGCIS (Ministère de l’Économie), le consortium DLM 3.0, composé d’Alinto, Kwaga, le LIRIS et l’APCE, a pour objectif de créer les outils logiciels qui rendront au mail ses caractéristiques d’outil de productivité et notamment faciliteront le tri, l’organisation, le traitement et la gestion des emails.

La conception de ces logiciels sera guidée, d’une part, par une étude qualitative détaillée menée auprès d’utilisateurs et par l’analyse des usages en fonction de la nature des messages, d’autre part. Ce dernier volet sera piloté par la mise en œuvre de technologies sémantiques d’analyse du langage naturel.

Février 2010 – DLM 3.0, Demain Le Mail, projet de recherche lauréat de l’Appel à Projet Web Innovant du Secrétariat d’État à l’Économie Numérique présente sa feuille de route

Alinto, Kwaga, le LIRIS et l’APCE, membres du consortium DLM3.0, s’associent pour étudier et répondre aux usages du mail en entreprise.

Sélectionné par la DGCIS (Ministère de l’Économie), le consortium DLM 3.0, composé d’Alinto, Kwaga, le LIRIS et l’APCE, a pour objectif de créer les outils logiciels qui rendront au mail ses caractéristiques d’outil de productivité et notamment faciliteront le tri, l’organisation, le traitement et la gestion des emails.

La conception de ces logiciels sera guidée, d’une part, par une étude qualitative détaillée menée auprès d’utilisateurs et par l’analyse des usages en fonction de la nature des messages, d’autre part. Ce dernier volet sera piloté par la mise en œuvre de technologies sémantiques d’analyse du langage naturel.

Un des fondamentaux du consortium est d’améliorer l’utilisation du mail en entreprise, sans ajouter de nouveaux outils à ceux déjà en place. Les composants logiciels attendus seront intégrés, de façon transparente pour les utilisateurs, au système de gestion de mail en place.

Pour Gaëlle Recourcé, Directeur Scientifique de Kwaga : « L’utilisation du mail en entreprise a déjà fait l’objet de nombreuses études quantitatives qui démontrent la perte de productivité des utilisateurs, liée à l’explosion du volume des messages à traiter. Sans présumer des résultats de l’étude qualitative, un des axes sur lesquels l’analyse sémantique pourrait conduire nos travaux serait la suggestion de destinataires ou de VIP, basée sur les centres d’intérêt identifiés. La notion de communautés professionnelles pourrait s’enrichir en fonction du contenu des échanges. »

Jalons
Q1-Q2 2010 : Étude qualitative d’usage et définition des besoins
Q3 2010 – Q1 2011 : Expérimentation de prototypes de recherche pour résoudre les problèmes observés
Q2-Q4 2011 : Intégration et prototypage de l’ensemble des outils en une solution cohérente
Q1 2012 : Phase de validation : test et évaluation du système par les utilisateurs de la phase initiale d’étude

Résultats attendus
Étude quantitative détaillée des usages du mail en entreprise.
Solution logicielle packagée prête à être intégrée au système de gestion de mail existant.
Reversement des résultats obtenus sur chaque composant, en open source, à la communauté de recherche et notamment à la communauté UIMA qui travaille sur l’intégration des composants de traitement de la langue.

Pour Philippe Gilbert, Président Fondateur d’Alinto : « Nos clients font face à l’explosion des moyens de communication : courriels, messagerie instantanée et désormais réseaux sociaux. Grâce à la convergence, l’email est devenu le carrefour des échanges au sein de l’entreprise et notre objectif est de proposer aux entreprises des outils pragmatiques et simples qui s’intègrent à tous les environnements de travail : webmail, Outlook, PDA… En complément des technologies sémantiques que nous allons déployer, l’expérience que nous avons acquise en mettant en œuvre des systèmes de messagerie complexes au sein de nombreuses organisations confèrera aux travaux du consortium DLM 3.0, les exigences de sécurité et de confidentialité qui sont fondamentales pour les entreprises. »

Pour suivre le projet DLM 3.0 et contribuer à faire évoluer cette initiative : http://www.dlm30.com

Liste des projets retenus dans le cadre de l’Appel à Projet Web Innovant : http://www.telecom.gouv.fr/rubriques-menu/soutiens-financements/programmes-nationaux/volet-numerique-du-plan-relance/resultats-deux-appels-projets/liste-projets-retenus-web-innovant-2218.html


À propos d’Alinto

Créé en janvier 2000, Alinto est l’un des principaux éditeurs et opérateurs européens de messagerie collaborative et de communications unifiées. Alinto gère plus 4 000 domaines de messagerie professionnelle et plus d’un million et demi d’utilisateurs sur 5 pays.

Basé à Lyon et en Allemagne, Alinto s’appuie sur une équipe qui dispose d’une expertise dans la communication électronique depuis plus de quinze ans et conjugue une politique de recherche et développement soutenue avec un service client de haute qualité.

2010 marque les 10 ans de l’éditeur et opérateur de solutions de messagerie électronique qui a récemment reçu le prix spécial de l’innovation décerné par OSEO à l’occasion du Deloitte Technology Fast 50. Alinto s’est rapidement démarqué de par les choix stratégiques de ses fondateurs. L’innovation et la proximité ont permis de convaincre ses clients.

Avec une volonté d’innovation permanente, Alinto, fut l’un des premiers :
à concevoir une solution de messagerie sur le mode SaaS (Software as a Service),
à proposer un service d’accès à ses mails depuis un mobile en 2000,
à proposer des services de Messagerie Premium et des BAL 2 Go en Europe,
à faire lire un Agenda à un lapin (Nabaztag)…

Site web : http://www.alinto.com

Blog : http://www.demainlemail.com

À propos de Kwaga

Créé en 2008 par Philippe Laval (fondateur et ancien dirigeant de Sinequa) et une équipe d’experts et de managers expérimentés, Kwaga est l’éditeur d’un nouveau service qui rend aux utilisateurs le contrôle de leur boîte d’emails en leur en proposant des vues synthétiques et catégorisées par contenu.
Alors que les cadres sont confrontés à la surcharge de leurs messageries et perdent 20% de leur temps à gérer leurs messages emails, les utilisateurs de Kwaga gèrent mieux et plus vite leurs emails grâce à une technologie innovante de traitement du langage.
Fonctionnant aussi bien en Anglais qu’en Français et disponible pour les principaux clients de messagerie tels Gmail, Yahoo! Mail, Windows Live Hotmail, Outlook et Thunderbird, la solution Kwaga est actuellement en version bêta privée.
Incubé à Télécom ParisTech, Kwaga valorise la recherche publique à travers un partenariat avec Alpage INRIA/Paris 7. Lauréat 2009 du Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Kwaga a également été lauréat du dernier Seedcamp Paris et est soutenu par le Centre Francilien de l’Innovation et Scientipôle Initiative.
Pour plus d’infos : www.kwaga.com.

À propos du LIRIS

Le LIRIS (Laboratoire d’InfoRmatique en Image et Systèmes d’information, CNRS UMR 5205,
http://liris.cnrs.fr/) est commun à l’INSA de Lyon, l’université Claude Bernard Lyon 1, l’Université Lumière Lyon 2, l’école Centrale de Lyon et le CNRS. Il comporte 92 enseignants chercheurs et 140 doctorants.
Il est structuré autour de deux départements : « Image » et « Données, Connaissances et Services ». Le département DCS est impliqué est composé de cinq équipes de recherche. Au sein de ce département, il s’agit de l’équipe Bases de Données (BD) qui prend part à ce projet. L’équipe BD regroupe 10 membres permanents (3 Professeur, 7 Maîtres de Conférences dont 1 Habilité à Diriger des Recherches) et 20 doctorants et 2 post doctorants. L’équipe centre ses activités sur trois thèmes :
Gestion des environnements dynamiques
Qualité, intégrité et disponibilité des données
Sécurité et confidentialité des données et des services

L’équipe BD a organisé le congrès international VLDB (http://www.vldb2009.org/) à Lyon en 2009. VLDB est la vitrine internationale de tout ce qui se fait de mieux en recherche et développement pour la gestion des données

Pour plus d’infos : http://liris.cnrs.fr/


À propos de l’APCE

L’Agence Pour la Création d’Entreprises est le partenaire “expérimentateur” compte tenu de son expérience dans la gestion de flux d’informations.
L’Agence pour la Création d’Entreprises est une association Loi 1901.

Créée en 1996 à l’initiative des pouvoirs publics, l’Agence pour la création d’entreprises intervient dans le processus d’aide à la création, à la transmission et au développement des entreprises :
- à la manière d’une agence d’informations au travers de son portail internet, de ses publications et de fiches pratiques, elle assure la triple mission de promouvoir l’esprit d’initiative, d’informer sur les mesures prises en faveur de la création-transmission d’entreprises et sur les dispositifs en place aux niveaux national et local, et d’orienter les entrepreneurs dans leurs démarches,
- en support technique des réseaux d’accompagnement et des collectivités territoriales pour leur apporter la formation et les outils d’une action de terrain de qualité,
- pour suivre l’évolution du processus de création d’entreprises, réaliser des études statistiques et des notes de conjoncture par secteur d’activité et bassin d’emplois, qualifier les attentes et les besoins en matière d’accompagnement,
- en réalisant toute mission ou étude et en donnant tout avis demandé par les pouvoirs publics, dans un cadre conventionnel.

Pour plus d’infos : http://www.apce.com

Messagerie électronique perspective 2009-2013, tendances & usages

En cette période de rentrée, il semble tout à fait approprié de s’interroger sur les orientations prochaines de la messagerie électronique en terme d’évolutions et d’axes de développement.

Pour prendre de la hauteur sur un marché en pleine expansion, nous nous sommes intéressés au rapport du Groupe Radicati intitulé “Prospective des usages de l’email” dont les principaux résultats sont accessibles sur le site d’Arkantos Consulting. L’enquête se base sur différentes recherches en cours. Pour correspondre au plus près de la réalité, la firme américaine d’étude de marché a choisi de confronter les informations recueillies à diverses études portant sur des marchés et des segments hétérogènes de l’industrie informatique.

Votre entreprise fait-elle partie des 46% à ne pas envisager de solution d’archivage de messagerie ?

Markess International a interrogé 210 entreprises et administrations françaises au cours du 1er trimsetre 2009 à propos de l’archivage d’e-mails :

-> rien de prévu : 36 %
-> en projet d’ici à 2011 : 22%
-> solution d’archivage utilisée : 14%
-> en projet au delà de 2011 : 10%
-> en cours de mise en place : 8%
-> ne sait pas : 10%

Bien qu’une majorité est déjà équipée ou l’envisage sérieusement, les entreprises françaises ne semblent guère préoccuper par la gestion et le stockage de leurs messages électroniques. Pourtant, les bénéfices liés à la mise en place d’une telle politique sont multiples : réduction des coûts de stockage, sécurisation des emails relatifs à l’activité économique de l’entreprise, conservation du patrimoine informationnel, etc.

Archivage & messagerie pro font bon ménage

La messagerie électronique est un pôle de communication majeure et indispensable pour l’entreprise, ceci est un fait. Le flux d’informations transmis via cet outil ne cesse de croître et vient même devancer les classiques échanges papiers . Rapidité de transmission, coût minime, etc. ses avantages ne sont plus à démontrer.

Microsoft en passe d’acquérir définitivement Yahoo ?

De nouvelles rumeurs font finalement bel et bien état d’un possible rachat de l’ensemble de Yahoo par Microsoft. L’éditeur de Seattle serait prêt à renchérir sa dernière offre d’un dollar par action, soit 34$, pour un montant total avoisinant les 50 milliards de dollars.

Si Microsoft se refuse à tout commentaire concernant ces rumeurs, elles confirment en tout cas une certaine fébrilité autour des actionnaires de Yahoo et des opinions émises concernant l’avenir à donner à la firme.

Outre l’acquisition des technologies logicielles de la régie publicitaire (comme SmartAds), pour lesquelles Microsoft montrait un intérêt particulier, le rachat de la firme au moteur de recherches par LE représentant des logiciels propriétaires amène également certaines questions et inquiétudes auprès des clients qui ont fait le choix des logiciels Libres édités par Yahoo sous sa propre licence, la Yahoo Public Licence 1.0. Si un tel rachat venait à être finalisé, l’avenir en tant que Logiciels Libres de solutions comme Zimbra, tout juste évoqué hier sur notre blog, pourrait être remis en question.

L’email n’est pas mort !

Voilà un titre qui pourrait apparaître comme complètement hors de propos sur ce site. A priori, c’est vrai, l’email reste l’un des moyens de communication les plus prisés, tous médias confondus. Selon différentes études, menées aussi bien dans le milieu professionnel qu’auprès du grand public, l’email est la première utilisation des Internautes.

En entreprise aussi, l’email serait devenu le moyen de communication interne numéro un. Il suffit d’ailleurs de se rendre compte des nouvelles habitudes que la messagerie électronique a généré : aujourd’hui, tout jeune chômeur se doit de composer son CV sur ordinateur et de l’envoyer par mail à différentes entreprises ou agences pour l’emploi. L’email aurait pris une telle importance dans les moyens de communications quotidiens que certaines activités se retrouveraient aujourd’hui bloquées si l’email leur était enlevé. Pourtant, force est de constater que ce moyen de communication essentiel n’est pas le plus aimé des jeunes.

Outre, le fait que nombre d’entre eux estiment l’email comme « ringard », la plupart lui reproche surtout d’être un moyen de communication trop lent. C’est donc naturellement qu’ils se tournent vers les logiciels de Messagerie Instantanée (Instant Messaging), tels que MSN, Skype, AIM ou bien Google Talk, à la recherche du contact immédiat avec l’interlocuteur.

Il faut bien avouer que l’IM offre des possibilités équivalentes voire nouvelles par rapport aux clients de messagerie : conférence à plusieurs (y compris en audio ou vidéo), envoi de fichiers de différentes tailles, visibilité en temps réel des personnes connectées, etc. L’IM prend même tellement d’ampleur que les principaux opérateurs de téléphonie mobile se voient maintenant courtisés par les éditeurs de logiciels IM !

La guerre des logiciels IM repart, mais sur un nouvel appareil, le téléphone mobile, car sur Internet, la bataille est maintenant pratiquement jouée en faveur de Microsoft. Du moins dans les logiciels à télécharger, car ceux-ci finissent eux aussi par subir l’inexorable chemin de la dématérialisation et, de ce point de vue, les places ne sont pas encore acquises…

En effet, l’association sites Web 2.0 / réseaux sociaux / IM paraît de plus en plus évidente, et des rapprochements entre portails Web 2.0 et éditeurs de logiciels IM se créent. Après tout, pourquoi lancer son logiciel IM si celui-ci est intégré à la page que l’on visite ? Cela a aussi l’avantage de pouvoir retrouver ses contacts directement en ligne, sur le site, depuis n’importe quelle machine, sans avoir à installer quoi que ce soit. Mais tous ces avantages de l’IM se trouvent aussi balayer par l’un de ses principaux inconvénients, présent depuis son existence.

Tous ces éditeurs de logiciels de Messagerie Instantanée ne sont malheureusement pas partageurs, et le numéro un du secteur garde jalousement tous ses utilisateurs inscrits. Même si des tentatives existent pour résoudre le problème d’intéropérabilité entre les réseaux IM (telles que celles proposées par les logiciels GAIM, Trillian ou encore Pidgin), aucune n’est apte à fournir tous les services auxquels un utilisateur a accès lorsqu’il s’est créé un compte chez l’éditeur. Et ce manque d’intéropérabilité pourrait bien freiner l’inexorable progression de la Messagerie Instantanée.

Disposer pour soi de tous les services du Web supposerait de sacrifier à la simplicité d’utilisation en ayant obligation de s’inscrire sur chacun des réseaux IM pour en profiter n’importe où, à tout moment. Or, ce problème, déjà connu par les utilisateurs depuis leur ordinateur, semble sur le point de se reproduire sur la téléphonie mobile et les sites Web 2.0.

Et c’est à ce moment que l’email joue son va-tout.

Que l’on utilise un téléphone mobile ou un ordinateur, et qu’il soit doté d’un système Microsoft, Apple ou Linux, l’email restera toujours visible ! Les standards sur lesquels reposent la communication par mail sont clairement établis et fonctionnent avec n’importe quelle plate-forme. Et ce qui paraissait impossible sur mobile, il y a encore quelques années, est aujourd’hui pleinement accessible avec l’augmentation du débit mobile, via les réseaux EDGE ou UMTS.

L’email pourrait bien effectuer sa renaissance avec l’évolution des téléphones mobiles, notamment grâce aux SmartPhones, véritables condensés d’ordinateurs. Ainsi, les emails, aux contenus enrichies par le langage HTML, se débarrassent de leur austérité habituelle et se trouvent toujours identiques à ce qu’ils sont, quel que soit le moyen utilisé pour les lire.

En outre, cette multiplicité des moyens d’utilisation de l’email n’impose pas l’immédiateté de la réponse. Par nature, l’email est un moyen de communication en différé, contrairement à la Messagerie Instantanée, et cette notion en fait donc un outil complètement détaché de toute plate-forme propriétaire, mais aussi libéré de la contrainte de disponibilité immédiate qu’impose le mode de communication des logiciels d’IM. Cet élément, en particulier, peut s’avérer déterminant lorsqu’on sait que l’avenir des communications passent par l’Internet mobile et le “permanently logged” (connecté en permanence).

Car être connecté partout en permanence n’implique pas pour autant être disponible pour ses contacts en permanence. A fortiori, le connexion mobile permanente pourrait bien amener chez les jeunes cet effet pervers du rejet de l’obligation de haute disponibilité, imposée par le terminal et le client de Messagerie Instantanée. Et quitte à communiquer quand on le souhaite, pourquoi ne pas choisir une manière différente de le faire, apportant des présentations plus conviviales des contenus et s’accompagnant de pièces jointes mulimédias ?

L’email a ce potentiel d’intéropérabilité et d’évolutivité qui pourrait, à terme, lui permettre de regagner les faveurs d’un public jeune, en quête généralement d’indépendance logicielle, de création aisée de présentations riches des messages et d’adaptation à une pleine mobilité. De part sa nature même de dialogue différé, il pourrait s’imposer comme l’outil de communication textuelle majeure de l’Internet de demain.

Venir un jour à bout du spam… une utopie ?

A quoi bon lutter ? Depuis maintenant des années, nous, modestes utilisateurs et victimes du spam, ne faisons que nous défendre devant ce qui est aujourd’hui reconnu comme le premier fléau d’Internet. Les logiciels existent, les solutions intégrées se répandent, les Webmails se protègent, mais tout n’est fait que dans le but de résister à l’inévitable attaque du spammeur. Alors est-il possible de l’attaquer, lui ?

Concrètement, les choses bougent ! Si en Europe, le spam est punit par la loi, il faut bien admettre que peu de cas de condamnation de spammeurs en France, ou ailleurs en Europe, ont été relevés dans la presse. Mais il faut aussi admettre que la chose est maintenant considérée comme un délit (ce qui ne fut pas toujours le cas) et dénote déjà d’une prise de conscience sérieuse de la part des gouvernements quant à ce fléau du Web.

La lutte contre le spammeur atteint même de nouveaux sommets aux Etats-Unis avec l’arrestation récente de Robert Soloway, surnommé le « Roi du Spam » pour avoir envoyé plusieurs dizaines de millions de spam via sa société. Le tribunal qui le juge en ce moment a requis à son encontre 26 ans de prison. On comprend bien là la volonté du tribunal de faire un exemple. Celui-ci risque d’avoir d’autant moins de peine d’être clément que Robert Soloway n’en est pas à sa première condamnation. Le Roi du Spam a déjà eu à se défendre face aux accusations de Microsoft, pour ne citer que lui, mais il s’en était toujours sorti avec des condamnations à l’amende ; amendes que Soloway ne paya jamais. Pourtant, cette fois-ci, notre accusé plaide coupable car il sent bien que le vent de la répression anti-spam a pris un nouveau souffle.

La condamnation lourde qu’il encourt est un avertisseur fort à tous ceux résidant dans le premier pays pourvoyeur de spam au niveau mondial (selon des études menées chez l’éditeur d’antivirus Sophos, 15,4% des spam de la planète proviennent des Etats-Unis). Nouvelle preuve de cette campagne anti-spammeurs menée par les Américains, la victoire devant la Cours de Californie du site MySpace face à deux spammeurs notoires, Walter Rines et Stanford Wallace, dit Spamford, pour avoir détourné plusieurs comptes utilisateurs du fameux réseau social, toujours dans le but d’augmenter la diffusion des spams. Pas de prison, cette fois-ci mais une amende record : si Sapmford s’était déjà vu infligé une amende de 4 millions de dollars en 2006, celle qu’il vient d’écoper en 2008 avec son collègue s’élève à 234 millions de dollars !

Et les Etats-Unis ne sont pas les seuls à avoir pris la mesure de cette pollution numérique. Au début de l’année 2007, l’Asie, première région géographique émettrice de spam, a brutalement sonné le gong de la répression anti-spammeur. Via le Japon, d’abord, avec l’arrestation de quatre personnes qui, par le piratage d’un site de rencontres très populaire au pays du Soleil Levant, auraient envoyé rien de moins que 5,4 milliards de spam en seulement 2 mois ; puis via la Corée du Sud, ensuite, avec l’interpellation de deux hommes, Park (faussement nommé la Reine du Spam) et Kwon, pour l’envoi d’1,6 milliards de spam, en 4 mois, depuis des ordinateurs des services administratifs et financiers du pays.

En France également, le secrétaire d’Etat à la Consommation, Luc Chatel, a annoncé la création d’un comité de déontologie visant à protéger le consommateur des pratiques intrusives effectuées sur les services de communication en ligne. Est ainsi directement visée une nouvelle méthode de diffusion des spam, celle effectuée sur les téléphones mobiles.

Car non content d’avoir infesté les boîtes électroniques sur ordinateur, le spam s’amuse maintenant à investir tout moyen de communication numérique textuel : SMS, Messagerie Instantanée, Forums et maintenant Blogs, rien ne semble pouvoir lui échapper ! Fort heureusement, chacun développe aussi de son côté des méthodes de filtres, par ailleurs de plus en plus efficaces, pour limiter au maximum son invasion. Mais l’éternel jeu du chat et de la souris se met en place et s’ensuit alors une guerre numérique, voire une guerre des nerfs, pour savoir lequel abandonnera le premier.

Si le spam a toujours eu depuis ses débuts un objectif purement mercantile dans sa ligne de mire, sa prolifération a aujourd’hui entraîné dans la bataille des Etats tout entiers. Or, si le combat persiste, celui-ci pourrait aussi être perçu par les développeurs de logiciels de spam en une sorte de lutte « révolutionnaire » face aux administration étatiques. Pire, et pourtant parfaitement plausible tel que l’a montré l’arrestation du Coréen Park, le spam pourrait être utilisé dans une guerre virtuelle afin de paralyser en très peu de temps des infrastructures informatiques stratégiques, croulant sous le nombre de spam envoyés ou reçus.

Dans ces conditions, avec sa capacité d’évolution, sa force de diffusion et l’argent facile qu’il permet de générer pour quelques pirates en mal de reconnaissance, le spam semble aujourd’hui autant ancré dans la messagerie que ne l’est une arobase dans une adresse mail ! Une lutte apparemment sans fin, mais inévitable compte tenu du fléau que représente le spam sur le trafic Internet d’aujourd’hui.