Tag Archives: enquête

Internet et la messagerie sur mobile : des services maintenus sous pression qui ne demandent qu’à être libérés !

Dans ce nouvel article que nous vous proposons aujourd’hui, nous revenons sur les chiffres d’une enquête publiée par TNS Sofres. Des chiffres qui deviennent le point de départ d’une mise au point sur la popularité et la situation actuelle des services de navigation Web et de messagerie électronique, utilisés sur les téléphones mobiles. Comme d’habitude, le blog vous propose de laisser vos commentaires à la fin de l’article.

Dans une étude nommée Global Telecom Insight, l’institut TNS Sofres a interviewé, en novembre 2007, 16 000 personnes, âgés de 16 à 60 ans, pour connaître les usages qu’elles faisaient des téléphones mobiles et des services qui les accompagnaient. Bien que l’étude porte sur les habitants de 29 pays différents, le communiqué de presse français de l’institut de sondage se consacre notamment aux données récoltées en Europe et en France.

Suite de l’article : Internet et la messagerie sur mobile

La messagerie toujours devant sur Internet

L’organisation américaine à but non lucratif, Pew Research Center, vient de rendre publics les derniers résultats de son étude menée sur les usages quotidiens des internautes américains.

Depuis 2002 et jusqu’au mois de mai 2008, la part des utilisateurs se servant prioritairement d’Internet pour leurs emails a augmenté de 15%, pour atteindre les 60% (52% en 2002). Bien que cette augmentation soit moins spectaculaire que celle des internautes se servant au quotidien des moteurs de recherche (d’un tiers des sondés, cette proportion est passée à 49%, soit une augmentation de 69% depuis 2002), l’enquête démontre que l’email reste l’application phare des internautes.

Des chiffres qui prouvent également que, si la messagerie est de plus en plus polluée par le spam et qu’elle reste la première cible des pirates informatiques (via des virus placés en pièce jointe des emails), c’est aussi et surtout parce que sa popularité n’a cessé de croître.

Les mails Pro victimes de la fracture numérique ?

Retour sur une actualité publiée en février par Le Monde Informatique. Au début de l’année, le journal en ligne faisait part à ses lecteurs d’une enquête menée par l’agence de conseil marketing OpenedMind en partenariat avec Microsoft. L’enquête révélait que, malgré une progression de la part des Très Petites Entreprises en France ayant ouvert un site à leur nom, leur visibilité sur le réseau des réseaux reflétait une nette différence entre les TPE les plus jeunes situées en région parisienne et les autres.

Une disparité qui influe directement sur le nombre de créations de boîtes mails professionnelles et, par conséquent, le marché de la messagerie professionnelle en France. La plupart des TPE de province se constitueraient effectivement des adresses mails professionnelles avec des services de messagerie grand public comme ceux de Yahoo! ou de Hotmail. Si cela ne constitue évidemment rien de grave en soit, l’absence d’une messagerie professionnelle à son nom reste souvent perçue par le client comme un manque d’infrastructure dédiée dans l’entreprise et un défaut marketing en terme d’image de marque.

Si l’on peut se féliciter que la part des TPE disposant d’une adresse professionnelle se trouve être tout de même légèrement supérieure à celle des TPE disposant d’un site dédié (40% contre 38% selon cette enquête), on ne peut s’empêcher de penser que la conséquence de cette disparité si marquée n’aurait aucun lien avec la fameuse fracture numérique dont il est question en France.

Il y a fort à parier que le manque d’infrastructures réseaux haut-débit dans certaines provinces renforcent aussi le manque d’information sur des services informatiques adaptés aux TPE. Des « zones d’ombres » qu’il serait bon de combler suffisamment tôt avec les prochains réseaux WiMax, avant que l’arrivée de la fibre optique dans les grandes villes ne vienne encore élargir la fracture numérique pour la transformer en trou béant (certaines zones, en France, ne disposent encore de l’accès à Internet que par modem 56K).

Or, les nouveaux réseaux de communication haut-débit, mobiles ou informatiques, transforment déjà petit à petit les usages que nous faisons de la messagerie et génèrent de nouvelles applications (Webmail 2.0, messagerie mobile en Push mail, synchronisation des contacts et des calendriers).

L’email, facteur important de technostress

Le phénomène est encore assez méconnu et il prend pourtant de l’ampleur chaque année, à mesure que les enquêtes auprès des employés et des cadres se multiplient. Déjà identifié en tant que maladie, le technostress se manifeste plus particulièrement, dans le milieu professionnel, chez les cadres (une catégorie de salariés habitués à utiliser les nouvelles technologies).

Selon Wikipedia, cette maladie moderne se reconnaîtrait au travers de symptômes tels que des maux de têtes, de la fatigue mentale, de la dépression, des cauchemars, ainsi qu’un caractère irritable du souffrant et une propension à la panique de ce dernier. Toutes ces pathologies témoignent du caractère d’anxiété, prépondérant dans la définition du stress au travail.

Le technostress en est une variation où les nouvelles technologies de communication, et notamment l’email, peuvent en constituer l’élément déclencheur et le facteur aggravant. Ainsi, France Info s’intéresse, dans la chronique quotidienne de Sébastien Baer, à développer le sujet du technostress, suite à la dernière réunion prévue aujourd’hui au Ministère du Travail, avec les partenaires sociaux, pour la détection et la prévention du stress au travail (la chronique radiophonique peut être écoutée sur le page de France Info mise en lien).

Les attitudes dûes aux effets du stress rendent d’ailleurs certains salariés complètement dépendants de leur messagerie, comme dans le cas de cette femme, citée dans la chronique radio, allant jusqu’à rafraîchir 40 fois par heure sa boîte mail dans l’attente de nouveaux messages !

Sans même évoquer les problèmes de tri de spam qui arrivent en quantités faramineuses dans les boîtes mail professionnelles, ces phénomènes de dépendance engendrent des pertes de productivité qui influent de manière importante sur l’efficacité de certaines entreprises.

Les effets liés au technostress devraient faire l’objet d’une reconnaissance et d’une prévention particulière dans le rapport que rédigera le Ministère du Travail avec les partenaires sociaux.

Les salariés anglais peu vigilants quant aux emails reçus

Silicon.fr nous rapporte une enquête réalisée par Websense, l’éditeur en solutions de filtrages Web, selon laquelle 31% des salariés anglais estiment normal qu’une protection seulement partielle soit appliquée à leurs courriers électroniques.

Mais certaines données révélées font montre d’un manque d’information grave sur l’ensemble des personnes interrogées par Websense. Ainsi, alors qu’elles sont 26% à ne pas savoir si leur boîte dispose d’une protection anti-spam et 18% à ignorer être protégées contre le phishing, elles sont malgré tout 33% à ouvrir des emails d’expéditeurs inconnus et 22% à avouer cliquer sur les liens qu’ils contiennent !

Des chiffres qui s’expliquent aussi par le fait qu’elles sont 67% à estimer que la sécurité entourant leurs boîtes mail ne relève que de la seule responsabilité du Service Informatique de leur entreprise. Or, les méthodes modernes de récupération de données personnelles, comme le phishing, ont justement pour objectif de se camoufler à travers l’utilisation que nous faisons de l’informatique au quotidien, pour ne se rendre dépendantes que des comportements d’utilisateurs mal informés. Par conséquent, quelles que soient en général les protections employées par les Services Informatiques (souvent jugées trop restrictives par les utilisateurs) pour sécuriser les outils des employés, leurs efforts peuvent être rapidement réduits à néant, notamment du fait d’un manque d’information de la part des salariés sur l’évolution des techniques de spam et d’infection par mail.

Les risques n’étant pas seulement grands pour le poste informatique du salarié mais aussi pour l’entreprise, avec la probabilité de voir certaines données confidentielles récupérées, nul doute qu’il faille s’attendre à voir les boîtes mails de plus en plus contrôlées en milieu professionnel.