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L’avenir des solutions de messagerie passe-t-il forcément par le tout en ligne ?

Avec l’importance que prend la messagerie électronique au sein des échanges quotidiens, professionnels ou non, les utilisateurs finissent par être de plus en plus exigeants sur les services qui leur sont proposés. La messagerie a même acquis un tel poids dans certaines branches d’activité que sa disponibilité en est devenue un poste hautement critique pour lequel toute coupure du service est inenvisageable. De telles contraintes (nécessitant d’importants moyens d’exploitation) rendent alors évident le besoin d’externalisation du service, dans certaines entreprises.

D’ailleurs, les grandes firmes américaines en font toutes le pari : l’avenir de l’informatique passe par la dématérialisation. Le premier représentant de ce courant de pensée est bien évidemment Google. L’Ogre de Mountain View investit plusieurs milliards de dollars par an (que ce soit directement en Recherche & Développement ou par le biais de rachats stratégiques d’autres entreprises) pour asseoir sa position de premier fournisseur de services complets sur Internet. Le but ? Que chacun puisse disposer de ses données personnelles et les échanger avec d’autres personnes à travers un espace virtuel, accessible n’importe où, n’importe quand. L’idée est affriolante, certes, mais s’accorde-t-elle vraiment aux besoins des utilisateurs ? Le tout en ligne est-il une solution réellement gérable et les utilisateurs sont-ils prêts à l’accepter ? Pas si sûr.

Les limites du modèle retenu

Des faits récents démontrent que les services en ligne sont loin d’être infaillibles. Si les ressources accessibles deviennent virtuellement illimitées grâce à Internet, dans les faits, elles reposent pourtant bel et bien sur des moyens matériels et humains qui se trouvent, eux, être limités et pour lesquels leur expansion ne peut être dictée que par les moyens financiers dont dispose la firme. L’un des derniers cas critiques de ces dernières semaines est sans aucun doute l’exemple fourni par le service MobileMe d’Apple. Pressé de fournir elle aussi un service de messagerie et d’outils collaboratifs en ligne, la firme à la pomme a choisi de refondre son ancien service .Mac en @me.com et le rendre disponible en même temps que la nouvelle version de son SmartPhone, l’iPhone 3G.

Mal lui en a pris ! Non seulement la transition de l’ancien service vers le nouveau s’est concrétisée dans la douleur (avec la perte de certains emails des utilisateurs de .Mac migrés sur MobileMe), mais nombre des nouvelles fonctionnalités promises se sont retrouvées inutilisables (synchronisation entre périphériques à la peine), quand ce n’était pas le service tout entier qui devenait inaccessible, sous le nombre important des connexions utilisateurs. Mais là où le bât blesse, c’est que le service, dépourvu de publicité intégrée, est facturé 79€ par an. Une affaire sensible qui a obligé son charismatique PDG, Steve Jobs, à prendre les choses en main, ce qui est un fait extrêmement rare dans l’histoire de la firme de Cupernito.

Autre cas, autre exemple, avec Google cette fois-ci. Du jour au lendemain, plusieurs utilisateurs de GMail et de ses services annexes, comme les Google Apps, se sont retrouvés dans l’incapacité d’accéder à la moindre de leur ressource. En cause : l’impossibilité pour eux de se connecter et d’être identifiés avec leur compte GMail. Or, comme ce dernier est à la base de toute l’identification aux différents services en ligne fournis par Google, les victimes du problème se voyaient privées de toute leur existence virtuelle. Plus de mail, plus de document bureautique, plus d’agenda, plus de Messagerie Instantanée. Durant 12h, toutes les preuves de leur existence chez Google et de leurs possibilités de communication avec les outils dédiés se voyaient supprimées.

Heureusement, le problème a été identifié et les utilisateurs ont pu retrouver leur connexion et l’ensemble de leurs données. Mais l’affaire aura eu le mérite de témoigner de l’excès de confiance qu’on peut accorder à une entreprise gérant l’ensemble des données utilisateurs, y compris lorsqu’elle s’appelle Google et qu’on sait qu’elle dispose pourtant d’un parc de machines serveurs titanesque, étendu à l’échelle de la planète. La question en inquiète même certains si l’on prend conscience du fait que, tel un Big Brother, Google se positionne aussi sur des services comme la téléphonie mobile et la géolocalisation (à travers son système de cartes Maps ou son logiciel Google Earth). On pourrait estimer qu’il s’agit là de pure paranoïa, cependant les dirigeants de Google semblent s’être eux-mêmes résignés à la puissance de leurs solutions et à l’omniprésence de leurs services.

Le pied sur le frein ?

Face à ces problèmes, et sans même évoquer l’impérative nécessité de disposer d’une connexion réseau haut débit, des mesures adaptées s’imposent et se développent. La duplication des données est une des réponses les plus évidentes, bien que l’accès instantané et en toute circonstance à ces données en constitue par la suite la difficulté majeure pour proposer une solution valable. C’est pourtant le pari que s’est fait fort de relever la société Inboxx, par exemple, en proposant pour les professionnels une solution d’archivage des emails et des pièces jointes qui les accompagnent. Une notion d’archivage qui n’est pas à confondre avec celle de la sauvegarde, comme se fait un devoir de le souligner le Président de la société Inboxx dans son article publié sur ITRmanager.com.

Une autre alternative qui apparaît peu à peu est celle développée curieusement par les grandes firmes américaines proposant justement en ligne tout ce dont devrait avoir besoin l’utilisateur. Curieusement, parce que l’alternative distribuée a pour but de rendre disponibles les données de l’utilisateur en mode déconnecté. Autrement dit, après l’installation d’un logiciel sur son système, l’utilisateur se retrouve avec une copie partielle des ses données sur son ordinateur, et il a la possibilité de les gérer depuis ce logiciel et non plus seulement depuis l’interface en ligne originelle. Cette réponse logicielle de firmes telles que Google ou Yahoo! est surprenante car elle amène donc à reconsidérer l’idée que toute la gestion des données puisse s’effectuer seulement en ligne.

Réelle réponse étudiée aux contraintes du tout en ligne ou subtile marche arrière déguisée ? Car après tout, comment s’empêcher de faire un rapprochement entre ces logiciels, censés apporter une fonction novatrice à la gestion des données en ligne, et les logiciels clients de messagerie, comme Thunderbird ou Outlook, qui fonctionnent déjà sur ce principe depuis plusieurs années ? Pourtant, ces grandes firmes croient beaucoup en ce type de solution logicielle, et ce n’est pas le récent accord conclu entre Canonical (l’éditeur de la célèbre distribution Linux Ubuntu) et Yahoo! qui démontrera le contraire, en intégrant dorénavant au système Linux le nouveau client Zimbra Desktop.

Finalement, les solutions logicielles retenues par les grandes firmes tendraient à prouver que les actuels logiciels de messagerie installés localement sur les machines ont encore plusieurs années devant eux. La réalisation des projets centrés sur une dématérialisation complète des ressources, des systèmes d’exploitation ou des moyens de communication sont sans doute prématurés, à l’image d’Aurora de la Fondation Mozilla, qui n’est encore justement développé qu’à l’état de projet. A ce titre, il sera intéressant de suivre les évolutions du plug-in Snowl, édité par la même fondation en version beta, et destiné à son navigateur phare comme une première tentative de rapprochement vers le concept d’Aurora.

L’avenir des solutions de messagerie passe-t-il forcément par le tout en ligne ?

Un nouvel article qui s’attache à décortiquer les limites de ce qui est appelé à devenir une tendance de fond fiable et bénéfique de l’informatique du futur. N’hésitez à faire part de votre avis sur la question dans les commentaires.

Les grandes firmes américaines en font toutes le pari : l’avenir de l’informatique passe par la dématérialisation. Le premier représentant de ce courant de pensée est bien évidemment Google. L’Ogre de Mountain View investit plusieurs milliards de dollars par an (que ce soit directement en Recherche & Développement ou par le biais de rachats stratégiques d’autres entreprises) pour asseoir sa position de premier fournisseur de services complets sur Internet. Le but ? Que chacun puisse disposer de ses données personnelles et les échanger avec d’autres personnes à travers un espace virtuel, accessible n’importe où, n’importe quand. L’idée est affriolante, certes, mais s’accorde-t-elle vraiment aux besoins des utilisateurs ? Le tout en ligne est-il une solution réellement gérable et les utilisateurs sont-ils prêts à l’accepter ? Pas si sûr.

Suite de l’article : L’avenir des solutions de messagerie passe-t-il forcément par le tout en ligne ?

Encore et toujours plus de spam…

Les chiffres fournis dans le rapport que vient d’établir la société Secure Computing (spécialisée dans les solutions de sécurité logicielle et Web) ont de quoi faire frémir. L’entreprise aurait ainsi relevé une augmentation de 280% du spam par rapport à la même période l’année dernière. En moyenne, 150 milliards de spam seraient ainsi envoyés chaque jour à travers Internet.

Leur provenance aurait toujours comme principale région les Etats-Unis, avec une part de 16,56% sur la totalité des envois mondiaux. Viennent ensuite, dans le top 5, la Russie (6,71%), la Turquie (6,51%), le Brésil (5,29%) et l’Italie (4,32%). Secure Computing estime d’ailleurs que ce classement pourrait être à l’avenir largement modifié par le développement des infrastructures réseau dans des pays émergents. On pense forcément à la Chine (à la 6ème place avec 3,49%) et à l’Inde (en 9ème position avec 2,99%), où le développement des NTIC est très rapide.

Autre phénomène intéressant noté dans le rapport et concernant l’évolution que connaît le spam, les messages en anglais ne composent plus que la moitié des spam diffusés. Si ces derniers ont toujours préféré la langue anglaise pour toucher un maximum de personnes, le japonais se retrouverait à présent dans 12% des spam émis, l’allemand dans 10% des messages et le chinois et le français en représenteraient chacun 5%.

Le rapport tente également une prédiction sur les menaces susceptibles d’atteindre des appareils mobiles perfectionnés tels que l’iPhone. Autorisant aujourd’hui une connexion permanente à des réseaux haut débit mobile, les SmartPhone pourraient faire l’objet d’attaques ciblées des spammeurs pour recueillir les informations complètes d’un carnet d’adresses (généralement synchronisées avec celles de l’ordinateur de bureau) à l’aide de bots installés sur ces appareils. Par la suite, il serait plausible d’assister à une forte augmentation du trafic réseau des opérateurs mobile ; ce qui engendrerait alors des baisses de leur qualité de service.

Nokia propose un client de messagerie pour ses mobiles Symbian

Symbian France nous dévoile un nouveau client de messagerie développé par Nokia et compatible avec la plupart des systèmes de messagerie existants (comme Yahoo! Mail, GMail ou le Webmail de votre FAI), à l’exception cependant de Hotmail et des Webmails professionnels.

Encore en version de développement beta, l’intérêt du logiciel réside déjà dans sa très grande simplicité de paramétrage et dans sa fonction de Push email. En effet, après que l’utilisateur se soit contenté de s’inscrire sur le site de Nokia et qu’il ait fourni au logiciel adresse et mot de passe du compte mail à surveiller, il recevra directement sur son téléphone tout mail qui arrivera dans sa boîte. Nul besoin de se connecter via le WAP au Webmail en question, Nokia Email se charge automatiquement de « pousser » vers votre mobile les mails en réception et leurs pièces jointes.

Autre bonne nouvelle, en attendant que le logiciel soit présenté dans sa version finale, la version beta est totalement gratuite mais limitée, néanmoins, à 1 an d’utilisation. Le logiciel est utilisable sur les mobiles Nokia E51, E61, E61i, E65, E66, E71, E90, N73, N80, N81 8GB et N95.

Le téléchargement de l’application et l’inscription au site s’exécutent depuis l’adresse email.nokia.com.

Les spammeurs s’intéressent au cloud computing

Le Web-marchand Amazon n’aura pas eu à attendre que son service de « nuage de calcul » soit publié en version finale pour qu’il connaisse ses premières attaques de spammeurs.

Les sites Spamhaus et Outblaze ont récemment classé tout ou partie des IP du domaine d’EC2 (Elastic Compute Cloud) dans leurs listes noires des IP émettrices de nombreux spam.

En plein développement actuellement, le marché balbutiant du cloud computing (nuage de calcul), tel qu’il est communément appelé sur la Toile, se voit déjà pris d’assaut par les spammeurs. Il faut avouer que du point de vue d’un spammeur, le cloud computing représente plusieurs avantages.

Le système consiste en une dématérialisation des salles serveurs en entreprise. Concrètement, grâce aux réseaux haut débit et aux nouvelles possibilités matérielles qu’offrent notamment les processeurs en matière de virtualisation (installation d’un deuxième système d’exploitation tournant en parallèle du premier), il devient aisé, pour de grands groupes, de proposer des services d’infogérance de calcul lourd et de SaaS, dont les ressources sont accessibles en ligne.

Les entreprises qui développent des logiciels générant des calculs intensifs peuvent aujourd’hui choisir de payer ce service à des sociétés qui prennent en charge les besoins matériels. S’ensuivent donc des économies substantielles réalisées par les entreprises clientes, en terme d’exploitation. Mais cela est aussi vrai pour les besoins des spammeurs !

Comme la vérification des activités effectuées sur chaque serveur virtuel engendrerait des moyens extrêmement importants pour les firmes proposant le cloud computing, les spammeurs profitent des faiblesses de ce service naissant pour dématérialiser eux-aussi leurs serveurs et brouiller les pistes qui mèneraient directement à eux. Par ailleurs, le problème peut très vite atteindre d’énormes proportions du fait que nombre d’offres de cloud computing proposent un ajustement en temps réel du nombre de serveurs virtuels mis à disposition des clients, selon les besoins ponctuels de ces derniers.

Alors que Dell en est est encore à vouloir déposer le nom de cloud computing, des firmes telles que Google (avec IBM), Yahoo (avec HP et Intel), ou encore AT&T s’empressent de marcher dans les traces d’Amazon, sans pourvoir encore empêcher le cloud computing de devenir un incroyable nid de spammeurs.

Zenbe, le Webmail 2.0 dans sa nouvelle version

L’équipe de développement new-yorkaise de Zenbe vient d’apporter plusieurs nouveautés et correctifs à son Webmail, encore qualifié en tant que version beta, mais déjà très avancé.

Zenbe se veut être un Webmail simple, beau et orienté Web 2.0. Il permet de récupérer et de gérer en ligne les mails de ses différents comptes AOL, GMail, Yahoo! Mail ou encore Windows Live à travers une interface épurée.

L’interface de Zenbe est divisée en 3 parties : une colonne de gauche pour la gestion du contenu, une page principale comportant 4 onglets (Mail, Calendrier, ZenPages et Fichiers) et une colonne de droite à l’aspect communautaire et aux applications tierces (la Quick View). Car la nouveauté introduite par Zenbe est de favoriser directement au sein du Webmail l’échange communautaire.

Ainsi, les ZenPages sont des espaces personnels qui peuvent être consultés par d’autres utilisateurs Zenbe et pour lesquels il est possible d’y ajouter du contenu multimédia (comme un plan Google Maps ou une galerie Flicker). L’onglet Fichier sert quant à lui à rendre disponible en ligne des documents pour ses contacts ou pour soi-même ; alors que la colonne de droite permet à des développeurs et éditeurs tiers de proposer leurs propres modules pour Zenbe. Les utilisateurs de Zenbe ont aujourd’hui la possibilité, via ce système de modules, de voir directement leurs contacts FaceBook ou de dialoguer avec leurs amis sous Gtalk ou Twitter.

Offrant 4Go d’espace de stockage, Zenbe envisage de rester un service gratuit, uniquement financé par la publicité qui serait introduite sur les ZenPages.

Les nouveautés apportées au Webmail Zenbe sont les suivantes :

  • Support du client de messagerie Twitter dans Quick View
  • Réseaux de contacts – grouper vos contacts pour faciliter vos envois d’emailing
  • Support des liens de type webcal:// et https:// lors de l’import de calendriers en ligne
  • Disponibilité d’un plug-in Firefox pour les notifications du Webmail
  • Nouveau menu pour les emails, incluant une interface intuitive de sélection des tags actifs au sommet de la liste, ainsi qu’un marquage « Non lu » amélioré placé derrière le compteur de non-lus des nouveaux emails
  • Vider la corbeille – la possibilité d’effacer définitivement les éléments taggés en « Supprimé » ou en « Spam »
  • Liste des tâches
    • Les listes de tâches ont été modifiées pour de meilleures performances et pour leur ajouter la possibilité de les renommer
    • La séparation des listes de tâches et des calendriers dans les ZenPages
    • L’ajout de plusieurs listes de tâches au sein d’une page ZenPage
  • Suppression simplifiée des contacts ajoutés automatiquement par Zenbe
  • Possibilité de renommer les tags

Zenbe est déjà défini par certains de ses utilisateurs comme le Webmail de demain. Une visite guidée est disponible sur cette page du site officiel.

Les emails des employés particulièrement surveillés aux USA

Selon une étude menée par l’institut Forrester Research et l’éditeur de solutions de sécurité pour email ProofPoint, 44% des grandes entreprises américaines de plus de 1 000 salariés ont avoué avoir rémunéré une activité d’analyse des mails sortants de leurs employés sur une période d’un an.

Il est intéressant de noter que ce sont d’ailleurs 41% des grands groupes (plus de 20 000 salariés) qui semblent les plus enclins à demander ces analyses. Ces chiffres témoignent en fait d’une lutte sérieuse engagée contre l’espionnage industriel et la publication d’informations confidentielles. Lutte non dénuée d’intérêt puisque sur les 44% précédemment cités, 26% de ces grandes entreprises ont conclu au licenciement d’un des membres de leur personnel pour violation du règlement intérieur et de l’usage de la messagerie.

La messagerie constitue, il faut l’admettre, l’un des moyens de communication externe les plus faciles à contrôler ; ce qui peut expliquer de tels chiffres à la fois pour les entreprises sondées et pour les personnes licenciées. Avec le développement des nouveaux appareils de communication (mobiles gérant la photo et la vidéo) et celui des plates-forme communautaires, il devient de plus en plus difficile pour les entreprises de contrôler les informations qui sortent de leur enceinte.

La petite Histoire de l’email

Préhistoire

On considère souvent que l’histoire de l’email (ou courrier électronique) débute en 1965, à une époque ou Internet n’existait pas encore. C’est en effet durant cette année que furent mis en place les premiers échanges de messages entre utilisateurs sur des réseaux privés.

L’un des premiers systèmes ayant autorisé l’échange de messages fut le Compatible Time-Sharing System (CTSS) de la fameuse Institut de Technologies du Massachusetts (MIT), bien que cette paternité lui soit aussi revendiquée par la société System Development Corporation (SDC) et son propre Time-Sharing System (Système de Temps Partagé) créé pour le Q32, un ordinateur spécialement fabriqué par IBM pour l’Armée de l’Air américaine.

Cela étant, le courrier électronique ne naît véritablement qu’à partir de la création du réseau ARPAnet, l’ancêtre d’Internet. Et c’est à l’automne 1971 qu’un ingénieur du nom de Ray (Raymond Samuel) Tomlinson, travaillant chez Bolt Beranek and Newman Technologies (société employée par le Ministère américain de la Défense pour le développement du réseau ARPA), s’envoya à lui-même le premier email de l’Histoire.

Auparavant, les messages ne pouvaient être envoyés qu’aux utilisateurs d’un même domaine et consultés, le plus souvent, sur la même machine que celle qui servait à écrire et déposer les messages.

 

 

 

Genèse d’une révolution

Ray Tomlinson conçu une application spécifique à l’envoi de messages, SNDMSG (Send Message), ainsi qu’une application dédiée à la lecture de ces derniers, READMAIL. Ces applications autorisaient la lecture de messages par différents utilisateurs mais sur une seule et même machine. L’idée de Ray Tomlinson fut d’ajouter à ces applications un protocole d’envoi et de réception de fichiers à travers le réseau ARPAnet, le CPYNET.

Après l’écriture de quelques 200 lignes de code et la création de deux boîtes électroniques sur deux machines côte à côte, Ray Tomlinson devait encore trouver un moyen pour que le programme différencie facilement un message local d’un message réseau. C’est alors qu’il eut l’idée de dissocier nom d’utilisateur et nom d’hôte avec le seul caractère qui n’était utilisé dans aucun nom propre ni, et surtout, dans aucun nom d’entreprise – qui, par la suite, pouvait servir de préfixe au nom de domaine : le symbole @ (arobase).

Ray Tomlinson parvient ainsi à s’envoyer le premier « netmail » de test avec pour seul contenu « QWERTYUIOP », soit la première ligne de caractère du clavier anglophone.

Le premier véritable email envoyé à des utilisateurs le fut par Ray Tomlinson pour annoncer justement la naissance de son application et en expliquer son fonctionnement aux employés de BBN Technologies.

 

 

 

A star is born

L’email connu un tel succès qu’il devint vite inenvisageable, pour les utilisateurs du réseau ARPAnet, de s’en passer. En conséquence, le logiciel obtint très vite le qualificatif de « killer app » (ou « application-qui-tue ») du réseau ARPAnet, et les développeurs s’attachèrent soit à améliorer le programme et son protocole de transfert, soit à développer leurs propres solutions.

Dès 1973, une étude menée par l’ARPA dévoilait que 75% du trafic de son réseau était généré par l’échange d’emails.

C’est en 1975 que l’email va se voir adjoindre un véritable client de messagerie avec la création de MSG par John Vittal, alors ingénieur à l’Institut des Sciences de l’Information, dans l’Université de Californie du Sud. Son programme, considéré comme l’ancêtre des clients de messagerie modernes comme Outlook ou Thunderbird, permet à lui seul de rassembler les fonctions de lecture, d’envoi, de transfert des mails, d’adjonction de pièces jointes et la notion de « corbeille » pour les messages supprimés, le tout dans une interface simplifiée.

Dans la même année, la liste de diffusion non-officielle « SF-Lovers », pour les amoureux de la science-fiction, devient la plus populaire de tout le réseau ARPA.

 

 

 

Le côté obscur du mail

En 1978, Gray Thuerk, un employé de Digital Equipment Corporation (sous-traitant pour le Ministère américain de la Défense), souhaite faire connaître l’un des nouveaux produits de sa société aux ingénieurs du réseau ARPAnet. C’est dans le but de ce simplifier la tâche d’envoi du même mail pour chaque personne que Gray Thuerk récupérera les adresses mail de toutes les 393 personnes, connectées à l’époque sur le réseau, pour leur transmettre ce qui est aujourd’hui considéré comme le premier spam de l’histoire. Son action fut critiquée par l’ARPA, jugeant l’annonce commerciale inappropriée avec l’utilisation qui devait être faite du réseau, à l’origine prévue pour la recherche et le développement technologique.

 

 

 

Ces mails, spam et z’ognons !

Le terme de spam a été assimilé aux courriers indésirables à la suite d’un célèbre sketch des Monthy Python qui fut rediffusé en 1975 sur la BBC (sa première diffusion datant du 15 décembre 1970). Le sketch, complètement loufoque, traitait d’un couple dans un restaurant qui demandait désespérément à la serveuse un plat sans « spam ». En outre, le trio de protagonistes se voyait de plus en plus gêné dans sa conversation par un groupe de Vikings chantant à tue-tête : « Spam, spam, spam, spam ! ». Les Vikings du restaurant, imperturbables, chantent de plus en plus fort, jusqu’à couvrir les voix du couple et de la serveuse qui finissent par ne plus pouvoir s’entendre.

Mais le spam n’est pas un mot purement inventé par les Monthy Python. Il s’agit d’un véritable aliment en conserve qui fut fabriqué par l’américain Hormel Foods Corporation pendant la Seconde Guerre mondiale et distribué aux soldats de l’armée. Son nom est l’acronyme de « Shoulder of Pork And haM », ou, en français, « épaule de porc et jambon ». Relayé par la mauvaise presse qu’en faisait les soldats, le mauvais goût du produit fut par la suite notoirement connu du public anglo-saxon. C’est à partir de cette culture populaire et du fameux sketch des Monthy Python que furent désignés comme spam les messages non-désirés, à caractère commercial, qui ont fini par « envahir » les boîtes électroniques.

Aujourd’hui, après avoir fêté ses trente ans le 3 mai, force est de reconnaître que le spam constitue en 2008 entre 95% et 98% des échanges de mails réalisés dans le monde (selon les données statistiques de la société Softscan)…

Alinto, à l’origine de Demain Le Mail

Bienvenue sur « Demain le Mail » le Blog dédié à la messagerie électronique.

L’email est l’application internet la plus utilisée au monde et sans doute la moins connue de ses utilisateurs. Que vous soyez administrateur de messagerie, super utilisateur ou néophytes vous trouverez ici toutes les « dernières actus » sur l’email, mais aussi son histoire, des combines & astuces, des sondages, des débats et bien d’autre choses…

Ce blog se veut collaboratif et constructif, les commentaires pourront être ironiques mais jamais déplacés ou diffamatoires, et c’est pourquoi nous nous réservons un droit de censure.

En contrepartie suggérez nous de vrais débats avec nos experts et ceux de nos confrères et nous ferons avancer ensemble la technologie.

Editeur et opérateur de services de messagerie, Alinto espère avec l’aide de ce blog et la votre concevoir prochainement la meilleure messagerie électronique du monde.


Ce blog est édité par la société Alinto, éditeur et opérateur de services de messagerie unifiée, mobile et collaborative. L’entreprise, située à Lyon (Rhône) et au capital de 217 450€, a été fondée en 2000.

Alinto propose une gamme de solutions répondant à l’utilisation massive de l’email et au développement des usages mobiles.

Alinto a créé un concept de services de messagerie orginal pour répondre aux nouveaux besoins engendrés par l’utilisation massive de l’email et le développement des terminaux mobiles.

L’innovation de ses services tient dans la conception d’une plate-forme technologique, sa mise à disposition en ASP ou infogérance dédiée, ainsi que dans ses compétences : le développement d’applications, l’exploitation des services et l’intégration. Le cœur de la plate-forme est constitué par l’hébergement et la gestion évoluée des comptes de messagerie sur ses serveurs en environnement hautement sécurisé. Cette brique centrale est complétée de modules applicatifs recouvrant quatre univers distincts : l’unification , la mobilité, les outils collaboratifs et la sécurité.


Quelques exemples de Webmails utilisant la technologie Alinto et sur lesquels vous pouvez vous créer gratuitement des comptes de messagerie.

  • M6Mail.fr : Antivirus et antispam de rigueurs pour le Webmail gratuit de la célèbre chaîne de télévision française. En outre, 300Mo de pièces jointes sont autorisés pour chacune des boîtes mail de 2Go des utilisateurs.
  • LaVache.com : Sous son air débonnaire, le site décalé LaVache propose à ses utilisateurs des boîtes de 2Go de stockage en ligne ainsi que des filtres antivirus et antipsam, par défaut.
  • Romandie.com : Le fameux portail suisse-romand a fait confiance aux solutions d’Alinto pour proposer un Webmail fiable et sécurisé, offrant 2Go de stockage par boîte et la possibilité d’attacher des fichiers de 300Mo à vos emails.
  • NabazCal.com : Grâce à Nabazcal, vous bénéficiez d’une boîte de 50Mo, avec antivirus et antispam, ainsi que d’un service unique de synchronisation et de lecture de votre agenda par votre Nabaztag, le célèbre lapin communicant.
  • MonGénie.com : L’offre gratuite du portail MonGénie met à votre disposition des boîtes de 25Mo avec antivirus et antispam et vous propose en plus un accès vocal pour que vous puissiez connaître le contenu de vos mails par téléphone.
  • MonEmail.com : Edité par la société LaSolutionEmail, le site propose un Webmail professionnel avec des boîtes de 1Go, chacune intégrant un antivirus, un antispam, un agenda en ligne et un carnet d’adresses LDAP afin de centraliser toutes vos données personnelles.