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Big (brother) Google is watching you…

« Locate me » parle de lui même. Il s’agit du nom de l’une des dernières applications de Google dont la fonction principale est de localiser une personne via son téléphone portable.
Dans la même lignée, « Location in signature » s’intéresse à la messagerie électronique et plus précisément au lieu d’envoi d’un email. Sorte de cachet de la Poste virtuel, ce programme intègre dans la signature de l’expéditeur sa géolocalisation en se basant sur son adresse IP. Pour le moment cette fonctionnalité n’est pas disponible en version française.

Du spam sur votre mobile ? Appelez le 33 700 !

Le Secrétaire d’Etat à l’Industrie et à la Consommation, Luc Chatel, a récemment annoncé la mise en place d’un numéro spécial pour les victimes de spam sur téléphone mobile.

A partir du 15 novembre, les messages indésirables qui arriveront sur votre téléphone mobile (comme les SMS publicitaires vous enjoignant à récupérer un cadeau, à la condition d’appeler un numéro surtaxé), pourront être signalés et transférés à un organisme d’Etat, en composant simplement le 33 700. Lequel organisme se chargera d’alerter l’opérateur depuis lequel les spam mobile auront été émis. L’opérateur en question aura alors l’opportunité d’appliquer des sanctions, pouvant aller, en extrême cas, à la suppression du numéro surtaxé.

Une bonne initiative qui semble arriver au moment opportun. En effet, des menaces d’importance sont attendus sur les terminaux mobiles, et plus particulièrement sur les SmartPhone, qui se rapprochent beaucoup d’ordinateurs de poche. De plus en plus d’experts craignent que les SmartPhone ne fassent l’objet d’attaques de robots pour devenir des « mobiles zombies ». La création d’un botnet sur PC n’a jamais été aussi simple qu’aujourd’hui et, cependant, leur détection reste une tâche des plus ardues.

Techniquement, tous les éléments sont déjà réunis pour qu’une telle chose voit le jour. Des millions de mobiles intégreraient des botnets et se transformeraient alors en plateforme de relai du spam mobile. Or, à l’heure actuelle, il n’existe aucune protection valable contre ce genre d’attaques sur les téléphones mobiles ; y compris sur les plus avancés d’entre eux, les SmartPhone.

En fait, la conception même de telles applications de sécurité sur les mobiles, pose un véritable défi technique aux ingénieurs, car de telles applications, tournant en permanence en tâche de fond, amoindriraient grandement l’autonomie des terminaux mobiles.

Pourtant, il faudra bien qu’une solution soit trouvée, car l’émergence de ce type d’attaques a toute les chances de se produire. Des entreprises spécialisées dans la sécurité informatique l’envisagent déjà pour l’année 2009. Nul doute que, dans ces conditions, la mise en place du 33 700 est un premier pas de bon augure.

Les spammeurs préfèrent le texte aux images

C’est ce que nous apprend l’éditeur de solutions de sécurité BitDefender dans son dernier rapport sur le paysage des e-menaces observées pendant le premier semestre 2008. Bien que l’étude se penche notamment sur l’évolution des malwares et chevaux de Troie, elle n’en oublie pas pour autant d’analyser les spam.

On découvre ainsi que la diffusion de spam image a considérablement diminué par rapport à ce qu’elle était il y a 2 ans. Si la proportion de spam image flirtait allègrement avec les 60% en 2006, parmi les échanges de courriers électroniques, celle-ci n’est plus que de 3% à la fin du semestre 2008 ! Une chute spectaculaire de la diffusion de ce type de spam au profit des spam texte qui, durant la même période, sont passés de 20 à 70% des mails échangés sur Internet.

Si le spam ne représente que le neuvième moyen de diffusion des malwares dans le top 10 de BitDefender (les malwares se répandant surtout par les failles de sécurité logicielle et les téléchargements illégaux), les laboratoires de recherche de l’éditeur estiment tout de même que le spam occupera une place importante, dans leurs prévisions d’évolution des menaces électroniques, pour la fin de l’année 2008.

Dans ce nouveau top 10 prédictif des menaces 2008, BitDefender prévoit, en deuxième position, une nouvelle avalanche de spam s’appuyant sur de toutes nouvelles méthodes de diffusion et sur l’utilisation de grands événements médiatiques (comme les prochaines élections présidentielles américaines). Le spam revient ensuite en quatrième position des menaces les plus importantes, avec la diffusion du spam mobile, pour lequel les SmartPhone seront particulièrement visés du fait de leur technique de Push Mail (comme le prédit également Secure Computing).

L’ombre du spam est encore présente, en sixième position, avec l’ascension des botnets. Si les chercheurs de BitDefender en jugent par les dégâts causés par le Troyen Storm, l’arrivée d’un nouveau cheval de Troie du nom de Zlob devrait participer à la prochaine et conséquente augmentation des envois de spam.

Ma Sfere : la messagerie « dans le nuage » selon SFR

Face à la sortie de l’iPhone (en exclusivité chez le concurrent Orange) et au service associé MobileMe d’Apple, SFR contre-attaque. Le deuxième opérateur de téléphonie mobile vient de rendre disponible un nouveau service de synchronisation « dans le nuage » pour les données et les messages de ses utilisateurs.

Annoncé conjointement avec la sortie, en exclusivité chez SFR, du Samsung Player Addict (un SmartPhone tactile marchant clairement sur les plate-bandes de l’iPhone), le service Ma Sfere s’articule autour de trois rubriques nommées « Mes contacts », « Mes messages » et « Mes contenus ».

Le service Ma Sfere a été conçu pour être accessible à la fois depuis un ordinateur (quel qu’il soit) et à la fois depuis un téléphone mobile (de préférence, associé à l’un des forfaits Illimythics 3G+ de l’opérateur), via une interface Web unique, disponible depuis le site Web de SFR. Ce qui rend plus particulièrement attrayantes les deux premières rubriques, comme le commente LeMondeInformatique.

Ainsi, « Mes contacts » synchronise la carnet d’adresses de l’utilisateur avec celui de son espace en ligne, en y ajoutant des fonctionnalités hérités des réseaux sociaux, comme l’humeur, la géolocalisation ou l’actualité personnelle des contacts. « Mes messages » fournit une interface de gestion centralisée pour les emails, les SMS, les MMS et les messages vocaux (dont la gestion de ces derniers prend comme modèle celle de la Messagerie Vocale Visuelle de l’iPhone). Enfin, « Mes contenus » permet aux clients SFR de transférer images, musiques ou vidéos (dans une limite de 150Mo par fichier) sur un espace de stockage en ligne limité à 1Go.

Ambitieux, Ma Sfere prévoit également l’envoi d’alertes, par SMS, des derniers commentaires des visiteurs sur les fichiers, transférés par le client vers son espace en ligne. Lequel se veut donc une sorte de blog composés de médias personnels.

Après MobileMe d’Apple, et en attendant Microsoft Live Mesh, SFR se dote de sa propre solution de synchronisation des données utilisateur qui, par la suite, sera disponible pour tous ses clients, y compris ses abonnés ADSL. Un nombre d’abonnés ADSL qui peut se révéler d’ailleurs assez conséquent, si l’on y aoute ceux du groupe Neuf Telecom (avec lequel SFR a récemment fusionné) !

Encore gratuit jusqu’au 31 décembre 2008, Ma Sfere devrait représenter, par la suite, un coût supplémentaire de 2€/mois ; sans compter les envois de fichiers vers l’espace personnel, qui seront facturés au prix d’un MMS non sur-taxé.

Les USA continuent de s’attaquer aux spammeurs

L’Oncle Sam ne baisse pas sa garde et continue de traquer les spammeurs sur son sol… et même en dehors !

Après 4 ans d’envois de spam aux clients d’AOL, et alors même qu’il plaidait coupable, le jeune américain de 24 ans, Michael Dolan, s’est vu infligé la peine maximale par le tribunal du Connecticut, soit sept années d’emprisonnement, dont trois ans ferme. L’argument de la santé mentale fragile de Michael Dolan, plaidé par son avocat, n’a donc pas retenu l’attention des juges qui ont rendu le verdict le plus sévère attribué à un spammeur. Une condamnation très certainement faite pour l’exemple, étant donné les dommages causés par Michael Dolan : 400 000$, escroqués à 250 personnes, ce qui représente relativement peu de choses par rapport au « marché » du spam.

Mais les Etats-Unis continuent de déployer leurs moyens face aux spammeurs. Récemment encore, c’est un jeune homme de 19 ans qui a été arrêté au Pays-Bas, avant qu’il ne puisse vendre les données de son botnet à un Brésilien de 35ans (le Brésil étant le quatrième pays pourvoyeur de spams au monde). Cette arrestation a été rendue possible grâce à la coordination des informations de la cyber-police Hollandaise, du FBI et de l’éditeur d’antivirus Kaspersky, qui a repéré le logiciel malveillant sur 150 000 machines. Le bot se répandait en utilisant les contacts du logiciel de Messagerie Instantanée Windows Live Messenger.

La messagerie toujours devant sur Internet

L’organisation américaine à but non lucratif, Pew Research Center, vient de rendre publics les derniers résultats de son étude menée sur les usages quotidiens des internautes américains.

Depuis 2002 et jusqu’au mois de mai 2008, la part des utilisateurs se servant prioritairement d’Internet pour leurs emails a augmenté de 15%, pour atteindre les 60% (52% en 2002). Bien que cette augmentation soit moins spectaculaire que celle des internautes se servant au quotidien des moteurs de recherche (d’un tiers des sondés, cette proportion est passée à 49%, soit une augmentation de 69% depuis 2002), l’enquête démontre que l’email reste l’application phare des internautes.

Des chiffres qui prouvent également que, si la messagerie est de plus en plus polluée par le spam et qu’elle reste la première cible des pirates informatiques (via des virus placés en pièce jointe des emails), c’est aussi et surtout parce que sa popularité n’a cessé de croître.

Les mails Pro victimes de la fracture numérique ?

Retour sur une actualité publiée en février par Le Monde Informatique. Au début de l’année, le journal en ligne faisait part à ses lecteurs d’une enquête menée par l’agence de conseil marketing OpenedMind en partenariat avec Microsoft. L’enquête révélait que, malgré une progression de la part des Très Petites Entreprises en France ayant ouvert un site à leur nom, leur visibilité sur le réseau des réseaux reflétait une nette différence entre les TPE les plus jeunes situées en région parisienne et les autres.

Une disparité qui influe directement sur le nombre de créations de boîtes mails professionnelles et, par conséquent, le marché de la messagerie professionnelle en France. La plupart des TPE de province se constitueraient effectivement des adresses mails professionnelles avec des services de messagerie grand public comme ceux de Yahoo! ou de Hotmail. Si cela ne constitue évidemment rien de grave en soit, l’absence d’une messagerie professionnelle à son nom reste souvent perçue par le client comme un manque d’infrastructure dédiée dans l’entreprise et un défaut marketing en terme d’image de marque.

Si l’on peut se féliciter que la part des TPE disposant d’une adresse professionnelle se trouve être tout de même légèrement supérieure à celle des TPE disposant d’un site dédié (40% contre 38% selon cette enquête), on ne peut s’empêcher de penser que la conséquence de cette disparité si marquée n’aurait aucun lien avec la fameuse fracture numérique dont il est question en France.

Il y a fort à parier que le manque d’infrastructures réseaux haut-débit dans certaines provinces renforcent aussi le manque d’information sur des services informatiques adaptés aux TPE. Des « zones d’ombres » qu’il serait bon de combler suffisamment tôt avec les prochains réseaux WiMax, avant que l’arrivée de la fibre optique dans les grandes villes ne vienne encore élargir la fracture numérique pour la transformer en trou béant (certaines zones, en France, ne disposent encore de l’accès à Internet que par modem 56K).

Or, les nouveaux réseaux de communication haut-débit, mobiles ou informatiques, transforment déjà petit à petit les usages que nous faisons de la messagerie et génèrent de nouvelles applications (Webmail 2.0, messagerie mobile en Push mail, synchronisation des contacts et des calendriers).

Les limites de la stratégie Google ?

Sans aller jusqu’à dire que le géant des moteurs de recherche chancèle sous le vent de la bisbille médiatique, deux actualités récentes nous montrent que dans sa volonté de proposer du tout gratuit, les services de Google cachent certaines faiblesses.

Le premier exemple a pour origine une affaire judiciaire initiée par une petite société de 5 personnes. En effet, la bien nommée LimitNone a récemment porté plainte contre Google en lui demandant près d’un milliard de dollars de dommages et intérêts pour violations de contrat et de propriété intellectuelle.

Selon LimitNone, le géant des moteurs de recherche aurait en effet développé Google Email Uploader, un logiciel destiné à rapatrier emails, contacts et calendriers créés et gérés depuis un client de messagerie local sous Windows. Or, le produit final de Google s’avérerait fortement inspiré du logiciel gMove, pour lequel LimitNone avait passé un contrat de licence auprès de Google.

Une affaire qui ternit quelque peu l’image de la firme de Mountain View, et ce d’autant plus qu’elle est fortement impliquée dans des projets communautaires Open Source (dont les codes Libres se retrouvent parfois illégalement dans des logiciels propriétaires payants).

Un fait qui en appel un autre : l’anecdote des limites d’envois d’emails depuis un compte GMail. Le blog Google Operating System nous en dévoile ainsi quelques unes :

  • l’envoi de 500 mails par jour à 500 adresses uniques

  • l’envoi d’un seul mail à un groupe de 500 adresses uniques par jour

  • l’envoi d’un total de 2000 mails par jour à raison de 4 envois d’un seul mail au même groupe de 500 adresses uniques

  • l’envoi d’un seul mail à 100 adresses uniques par jour lorsque vous effectuez un envoi en IMAP ou en POP depuis un client de messagerie local

Au delà de ces limites, ou si le nombre de mails d’erreur en retour est trop important (à cause de boîtes mails non actives, ou d’erreurs dans la transcription des adresses), Google désactive le compte GMail pendant 24h.

Ces limitations se comprennent dans le cadre d’une lutte contre l’envoi de spam mais le problème est qu’elles affectent également les utilisateurs professionnels de Google Apps. Or, Google ne fait état d’aucune page listant l’ensemble des limitations liées aux comptes GMail.

Des actualités qui permettent d’alimenter encore une fois le débat sur la pertinence de la stratégie de financement de Google.

En effet, dans le premier exemple, Google semble vouloir faire profiter gratuitement à ses utilisateurs d’un service normalement payant et en relation avec des logiciels propriétaires.

Dans le deuxième exemple, Google a concsience qu’un service de Webmail gratuit et populaire attirent les convoitises. En particulier celles des spammeurs, prêts à innonder les bases de données utilisateurs de Google de messages publicitaires. Pourtant, si les besoins en terme de messagerie sont bien différents entre utilisateurs particuliers et utilisateurs professionnels, Google ne fait aucune distinction et leur applique des restrictions identiques (par contrainte technique ?).

Faut-il voir dans ces deux faits relatés par plusieurs sites web les limites du modèle du “tout gratuit” ?

Si le débat sur la stratégie de Google peut apparaître comme non-avenu à la vue de la santé financière du groupe, la question n’en reste pas pour autant dénuée d’intérêt sachant les nouveaux objectifs de rentabilité que la firme vient tout juste d’imposer à sa filliale YouTube.