Tag Archives: 3G

Décembre 2009 – Les nouveaux usages de la messagerie : une révolution technologique et comportementale

La communication électronique rassemble diverses technologies nous permettant d’interagir avec notre environnement. L’une d’elles : la messagerie est devenue un outil indispensable dans la gestion quotidienne des échanges au sein des entreprises. Les solutions de gestion d’email et leurs outils associés (agenda, annuaire,…) ont connu une véritable révolution ces dernières années.

L’évolution des usages et le besoin d’être connecté en permanence ont rendu nécessaire le développement de technologies permettant l’usage de sa messagerie à tout instant et en tout lieu. Désormais, son utilisation en déplacement s’est banalisée, car l’offre de terminaux (smartphone, PDA, ordinateurs portables, …) et de réseaux mobile haut débit (3G, WIFI, …) est devenu plus abordable.

La messagerie prenant une place de plus en plus importante dans la vie professionnelle, elle doit aussi faire face à de nombreuses menaces. Parmi elles, le SPAM et l’abondance de trafic peuvent engendrer un rejet. De nouveaux moyens de communications (réseaux sociaux, messagerie instantanée,…) se développent également et peuvent démultiplier les sources de communication.

Par ailleurs, la conservation et la gestion des messages échangés posent la question de la valeur du patrimoine numérique. Le courriel, par exemple, se positionne comme un document stratégique qu’il est utile de sécuriser et de préserver car il est souvent un moyen privilégié pour envoyer des informations importantes. Il s’ensuit alors un problèmes sur le volume des BAL (Boites Aux Lettres) qui s’assimilent à des outils de Gestion Électronique de Documents (GED) mais qui n’en ont ni la structure ni les capacités en terme de recherche et de classement de l’information. Le besoin d’outils plus communicants, plus accessibles et mieux adaptés se développe alors. Ils devront être convergents, structurants et intégrés à notre environnement usuel.

Depuis la première édition de son livre blanc il y a 6 ans, Alinto a pu mesurer le chemin parcouru et l’évolution des attentes des entreprises. Pour sa nouvelle édition, cet ouvrage indépendant dresse un paysage plus large de la communication électronique en confiant à l’Université Lyon I (L’Unité d’Enseignement de Veille Technologique ) une analyse prospective. Tous ces éléments conduisent à envisager une évolution significative des usages dans les années à venir car les utilisateurs comme les administrateurs espèrent une gestion intelligente de la messagerie.

Pourquoi ne pas alors explorer d’autres espaces tels que le Web sémantique. Il se caractérise par une signification bien définie et formelle des informations et des liens issus du Web, de façon à ce qu’ils soient interprétables par des programmes dans le but de transformer la masse des pages Web en un immense espace de données semi-structurées permettant de trouver rapidement les informations utiles. Mais le Web est un espace public alors qu’un email est assimilé à de la correspondance privée. Sera-t-il alors possible de confier à un ordinateur l’analyse et le traitement des conversations ?

Avons nous le choix ? Il est de notre (votre…) devoir de ne pas laisser s’accumuler tant d’informations ? Nous pensons pour notre part que les technologies émergentes telles que l’analyse sémantique pourraient répondre aux enjeux de demain.  Pourrons-nous parler du MAIL 3.0 comme un standard lors de notre prochaine édition ? Autant de questions passionnantes qui devraient prochainement faire couler beaucoup d’encre.

A propos d’Alinto

Créé en janvier 2000, Alinto est l’un des principaux éditeurs et opérateurs européen de messagerie collaborative et de communications unifiées. Alinto gère plus 4 000 domaines de messagerie professionnelle et plus d’un million d’utilisateurs sur 5 pays.
Alinto s’appuie sur une équipe qui dispose d’une expertise dans la communication électronique depuis plus de quinze ans et conjugue une politique de recherche et développement soutenue avec un service client de haute qualité.

Site web www.alinto.com

Blog www.demainlemail.com

Pas de vacances pour les Iphone

 Vous êtes en vacances et vous lisez les nouveaux articles de Demain le mail depuis votre portable !!!
Nous n’allons pas nous plaindre….mais en plus, vous répondez à vos Emails professionnels ! Est ce que le mot vacances ne va pas prochainement changer de définition dans le Petit Robert? 
Profitons du mois d’Août pour parler de ce phénomène de plus en plus général réservé il y a encore un an ou deux aux dirigeants et professions libérales.

Juin 2009 – Alinto assure gratuitement la synchronisation des contacts sur l’iPhone 3Gs

Les solutions Alinto permettent de synchroniser les agendas et les contacts avec l’iPhone 3Gs grâce au support par Apple des protocoles CalDAV et LDAP.

L’intégration dans l’OS de l’iPhone des protocoles permet de bénéficier gratuitement et facilement de fonctions de synchronisation et ce, sans installation de plug-in ou de logiciels complémentaires. La configuration est très simple et la synchronisation fluide. Contrairement aux systèmes de type push, la notification des événements (création, suppression, modification) s’effectue dès le lancement de l’application et garantit une mise à jour en temps réel en intégrant toutes les caractéristiques d’un événement : lieu, participants… Cela s’effectue dans les deux sens : de l’iPhone vers le serveur ou du serveur vers l’iPhone. Les collaborateurs sont ainsi informés immédiatement des modifications d’emploi du temps.

Il faut noter que cette mise à jour concerne tous les iPhone en incluant ceux de la première génération. Avec ce choix par Apple, c’est un pas de plus vers l’adoption du protocole par les éditeurs qui annoncent le lancement de nouveaux produits comme des connecteurs pour Microsoft Outlook. Alinto avait anticipé cette situation en intégrant dès 2008 le support du protocole dans ses serveurs et de nombreux clients ont déjà déployé cette solution avec succès.

Nokia favorise la mobilité avec l’arrivée de terminaux à 100 euros

image nokia 2730Une fois n’est pas coutume de parler des nouveautés en matière de téléphonie mobile.
Attendu pour le 3ème trimestre 2009 sur le marché français, deux mobiles signés Nokia vont très certainement trouver leur public. Design et compact, ces téléphones annoncés à des tarifs très abordables proposent néanmoins l’essentiel des fonctionnalités requises aujourd’hui pour un mobile. L’un des ces mobiles est le 2730 Classic (prix de vente annoncé 109 euros TTC) dont voici un condensé de ses fonctions :

- accès haut débit 3G
- appareil photo 2 mégapixels
- compatible ovi mail (service de messagerie mobile de Nokia)
- 2Go de mémoire
- écran 2” (résolution 320×240 pixels)

Free, nouvel acteur du marché 3G ?

Le FAI Free est présenté comme le nouvel opérateur de téléphonie mobile 3G. Il deviendrait ainsi le 4ème prestataire à entrer dans le “club” fermé français des opérateurs 3G dont font déjà partie SFR, Bouygues Telecom et Orange.

GMail for mobile : Google déconnecté…

L’application de messagerie pour téléphones mobiles de Google, GMail for mobile, passe en version 2 et colle désormais à l’utilisation courante d’un mobile, soit le fait que ce dernier n’est pas connecté en permanence au réseau de l’opérateur.

En effet, jusqu’à présent, et donc depuis la distribution du logiciel en décembre 2005, GMail for mobile ne permettait pas de rédiger et d’envoyer un email de réponse sans que le mobile de l’utilisateur soit connecté à Internet. Une curiosité, surtout si l’on considère le fait qu’en 2005, les offres de connexion illimité en 3G+ ne couraient pas vraiment les rues pour la cible grand public que vise surtout GMail…

C’est donc pour ce mois d’octobre 2008, avec le développement en parallèle de ce genre d’offres chez les opérateurs mobiles, que Google propose désormais un mode déconnecté pour la consultation de sa messagerie. Les utilisateurs de mobiles BlackBerry ou de mobiles sous Java peuvent télécharger cette nouvelle version de l’application, qui leur permettra donc de rédiger des messages sans connexion préalable et de les envoyer dès que celle-ci aura été établie par l’utilisateur.

Ma Sfere : la messagerie « dans le nuage » selon SFR

Face à la sortie de l’iPhone (en exclusivité chez le concurrent Orange) et au service associé MobileMe d’Apple, SFR contre-attaque. Le deuxième opérateur de téléphonie mobile vient de rendre disponible un nouveau service de synchronisation « dans le nuage » pour les données et les messages de ses utilisateurs.

Annoncé conjointement avec la sortie, en exclusivité chez SFR, du Samsung Player Addict (un SmartPhone tactile marchant clairement sur les plate-bandes de l’iPhone), le service Ma Sfere s’articule autour de trois rubriques nommées « Mes contacts », « Mes messages » et « Mes contenus ».

Le service Ma Sfere a été conçu pour être accessible à la fois depuis un ordinateur (quel qu’il soit) et à la fois depuis un téléphone mobile (de préférence, associé à l’un des forfaits Illimythics 3G+ de l’opérateur), via une interface Web unique, disponible depuis le site Web de SFR. Ce qui rend plus particulièrement attrayantes les deux premières rubriques, comme le commente LeMondeInformatique.

Ainsi, « Mes contacts » synchronise la carnet d’adresses de l’utilisateur avec celui de son espace en ligne, en y ajoutant des fonctionnalités hérités des réseaux sociaux, comme l’humeur, la géolocalisation ou l’actualité personnelle des contacts. « Mes messages » fournit une interface de gestion centralisée pour les emails, les SMS, les MMS et les messages vocaux (dont la gestion de ces derniers prend comme modèle celle de la Messagerie Vocale Visuelle de l’iPhone). Enfin, « Mes contenus » permet aux clients SFR de transférer images, musiques ou vidéos (dans une limite de 150Mo par fichier) sur un espace de stockage en ligne limité à 1Go.

Ambitieux, Ma Sfere prévoit également l’envoi d’alertes, par SMS, des derniers commentaires des visiteurs sur les fichiers, transférés par le client vers son espace en ligne. Lequel se veut donc une sorte de blog composés de médias personnels.

Après MobileMe d’Apple, et en attendant Microsoft Live Mesh, SFR se dote de sa propre solution de synchronisation des données utilisateur qui, par la suite, sera disponible pour tous ses clients, y compris ses abonnés ADSL. Un nombre d’abonnés ADSL qui peut se révéler d’ailleurs assez conséquent, si l’on y aoute ceux du groupe Neuf Telecom (avec lequel SFR a récemment fusionné) !

Encore gratuit jusqu’au 31 décembre 2008, Ma Sfere devrait représenter, par la suite, un coût supplémentaire de 2€/mois ; sans compter les envois de fichiers vers l’espace personnel, qui seront facturés au prix d’un MMS non sur-taxé.

L’avenir des solutions de messagerie passe-t-il forcément par le tout en ligne ?

Avec l’importance que prend la messagerie électronique au sein des échanges quotidiens, professionnels ou non, les utilisateurs finissent par être de plus en plus exigeants sur les services qui leur sont proposés. La messagerie a même acquis un tel poids dans certaines branches d’activité que sa disponibilité en est devenue un poste hautement critique pour lequel toute coupure du service est inenvisageable. De telles contraintes (nécessitant d’importants moyens d’exploitation) rendent alors évident le besoin d’externalisation du service, dans certaines entreprises.

D’ailleurs, les grandes firmes américaines en font toutes le pari : l’avenir de l’informatique passe par la dématérialisation. Le premier représentant de ce courant de pensée est bien évidemment Google. L’Ogre de Mountain View investit plusieurs milliards de dollars par an (que ce soit directement en Recherche & Développement ou par le biais de rachats stratégiques d’autres entreprises) pour asseoir sa position de premier fournisseur de services complets sur Internet. Le but ? Que chacun puisse disposer de ses données personnelles et les échanger avec d’autres personnes à travers un espace virtuel, accessible n’importe où, n’importe quand. L’idée est affriolante, certes, mais s’accorde-t-elle vraiment aux besoins des utilisateurs ? Le tout en ligne est-il une solution réellement gérable et les utilisateurs sont-ils prêts à l’accepter ? Pas si sûr.

Les limites du modèle retenu

Des faits récents démontrent que les services en ligne sont loin d’être infaillibles. Si les ressources accessibles deviennent virtuellement illimitées grâce à Internet, dans les faits, elles reposent pourtant bel et bien sur des moyens matériels et humains qui se trouvent, eux, être limités et pour lesquels leur expansion ne peut être dictée que par les moyens financiers dont dispose la firme. L’un des derniers cas critiques de ces dernières semaines est sans aucun doute l’exemple fourni par le service MobileMe d’Apple. Pressé de fournir elle aussi un service de messagerie et d’outils collaboratifs en ligne, la firme à la pomme a choisi de refondre son ancien service .Mac en @me.com et le rendre disponible en même temps que la nouvelle version de son SmartPhone, l’iPhone 3G.

Mal lui en a pris ! Non seulement la transition de l’ancien service vers le nouveau s’est concrétisée dans la douleur (avec la perte de certains emails des utilisateurs de .Mac migrés sur MobileMe), mais nombre des nouvelles fonctionnalités promises se sont retrouvées inutilisables (synchronisation entre périphériques à la peine), quand ce n’était pas le service tout entier qui devenait inaccessible, sous le nombre important des connexions utilisateurs. Mais là où le bât blesse, c’est que le service, dépourvu de publicité intégrée, est facturé 79€ par an. Une affaire sensible qui a obligé son charismatique PDG, Steve Jobs, à prendre les choses en main, ce qui est un fait extrêmement rare dans l’histoire de la firme de Cupernito.

Autre cas, autre exemple, avec Google cette fois-ci. Du jour au lendemain, plusieurs utilisateurs de GMail et de ses services annexes, comme les Google Apps, se sont retrouvés dans l’incapacité d’accéder à la moindre de leur ressource. En cause : l’impossibilité pour eux de se connecter et d’être identifiés avec leur compte GMail. Or, comme ce dernier est à la base de toute l’identification aux différents services en ligne fournis par Google, les victimes du problème se voyaient privées de toute leur existence virtuelle. Plus de mail, plus de document bureautique, plus d’agenda, plus de Messagerie Instantanée. Durant 12h, toutes les preuves de leur existence chez Google et de leurs possibilités de communication avec les outils dédiés se voyaient supprimées.

Heureusement, le problème a été identifié et les utilisateurs ont pu retrouver leur connexion et l’ensemble de leurs données. Mais l’affaire aura eu le mérite de témoigner de l’excès de confiance qu’on peut accorder à une entreprise gérant l’ensemble des données utilisateurs, y compris lorsqu’elle s’appelle Google et qu’on sait qu’elle dispose pourtant d’un parc de machines serveurs titanesque, étendu à l’échelle de la planète. La question en inquiète même certains si l’on prend conscience du fait que, tel un Big Brother, Google se positionne aussi sur des services comme la téléphonie mobile et la géolocalisation (à travers son système de cartes Maps ou son logiciel Google Earth). On pourrait estimer qu’il s’agit là de pure paranoïa, cependant les dirigeants de Google semblent s’être eux-mêmes résignés à la puissance de leurs solutions et à l’omniprésence de leurs services.

Le pied sur le frein ?

Face à ces problèmes, et sans même évoquer l’impérative nécessité de disposer d’une connexion réseau haut débit, des mesures adaptées s’imposent et se développent. La duplication des données est une des réponses les plus évidentes, bien que l’accès instantané et en toute circonstance à ces données en constitue par la suite la difficulté majeure pour proposer une solution valable. C’est pourtant le pari que s’est fait fort de relever la société Inboxx, par exemple, en proposant pour les professionnels une solution d’archivage des emails et des pièces jointes qui les accompagnent. Une notion d’archivage qui n’est pas à confondre avec celle de la sauvegarde, comme se fait un devoir de le souligner le Président de la société Inboxx dans son article publié sur ITRmanager.com.

Une autre alternative qui apparaît peu à peu est celle développée curieusement par les grandes firmes américaines proposant justement en ligne tout ce dont devrait avoir besoin l’utilisateur. Curieusement, parce que l’alternative distribuée a pour but de rendre disponibles les données de l’utilisateur en mode déconnecté. Autrement dit, après l’installation d’un logiciel sur son système, l’utilisateur se retrouve avec une copie partielle des ses données sur son ordinateur, et il a la possibilité de les gérer depuis ce logiciel et non plus seulement depuis l’interface en ligne originelle. Cette réponse logicielle de firmes telles que Google ou Yahoo! est surprenante car elle amène donc à reconsidérer l’idée que toute la gestion des données puisse s’effectuer seulement en ligne.

Réelle réponse étudiée aux contraintes du tout en ligne ou subtile marche arrière déguisée ? Car après tout, comment s’empêcher de faire un rapprochement entre ces logiciels, censés apporter une fonction novatrice à la gestion des données en ligne, et les logiciels clients de messagerie, comme Thunderbird ou Outlook, qui fonctionnent déjà sur ce principe depuis plusieurs années ? Pourtant, ces grandes firmes croient beaucoup en ce type de solution logicielle, et ce n’est pas le récent accord conclu entre Canonical (l’éditeur de la célèbre distribution Linux Ubuntu) et Yahoo! qui démontrera le contraire, en intégrant dorénavant au système Linux le nouveau client Zimbra Desktop.

Finalement, les solutions logicielles retenues par les grandes firmes tendraient à prouver que les actuels logiciels de messagerie installés localement sur les machines ont encore plusieurs années devant eux. La réalisation des projets centrés sur une dématérialisation complète des ressources, des systèmes d’exploitation ou des moyens de communication sont sans doute prématurés, à l’image d’Aurora de la Fondation Mozilla, qui n’est encore justement développé qu’à l’état de projet. A ce titre, il sera intéressant de suivre les évolutions du plug-in Snowl, édité par la même fondation en version beta, et destiné à son navigateur phare comme une première tentative de rapprochement vers le concept d’Aurora.

Quand la messagerie électronique dépasse les bornes

Les solutions de messagerie connaissent à ce jour une véritable révolution et tendent à s’affranchir des modes de consultation traditionnels jusqu’alors utilisés. Elles doivent en effet prendre en compte le décloisonnement intégral de l’univers de restitution classique.

Outil de productivité unanimement reconnu et indispensable dans la gestion quotidienne des échanges entre les entreprises, les solutions de messagerie et leur galaxie d’outils associés (agenda, annuaire,…) connaissent à ce jour une véritable révolution et tendent à s’affranchir des modes de consultation traditionnels jusqu’alors utilisés.

En effet, plutôt orientées postes fixes pour un usage « sédentaire », les messageries modernes doivent aujourd’hui prendre en compte les nouveaux usages et s’adapter à des formats qui tendent à évoluer progressivement vers un décloisonnement intégral de l’univers de restitution classique.

Afin d’illustrer notre propos, nous allons au travers de différents exemples mettre en lumière des domaines d’applications complémentaires (certains étant d’ores et déjà adoptés et reconnus comme un “must have” et d’autres, plus prospectifs, mais qui commencent à donner de premières applications en phase avec l’évolution des mentalités, des usages et des équipements mobiles : Machine 2 Machine…).

L’un des exemples les plus marquants de la nouvelle forme de « consommation » de la messagerie est celui de la mobilité professionnelle. En effet, il y a encore 2 ans, la mobilité était encore réservée à une population professionnelle avertie qui utilisait la messagerie en environnement mobile (notons qu’il y a encore peu de temps le coût du service ou plutôt de la connexion et du matériel représentait un frein pour des déploiements à grande échelle).

Désormais l’accessibilité des matériels (smartphone, PDA, ordinateur portable…) et des réseaux (3G, infrastructures convergentes…) contribuent à banaliser l’usage de la messagerie. Il faut également compter avec l’évolution des mentalités, des usages et des modes de travail nomades et décentralisés.

Prendre le train, aller au restaurant, attendre un avion… autant d’exemples parlants ! En effet, il suffit de jeter un coup d’oeil vers les utilisateurs de PC et de téléphones connectés pour entrapercevoir un webmail ou un environnement de messagerie Outlook, Thunderbird… N’oublions pas non plus qu’à l’heure du web 2.0 voire du web 3.0 professionnel où la dimension de travail collaboratif est un fondement de cette approche, les notions de communication sont incontournables. En ce sens la messagerie doit être accessible en tout lieu.

Ce besoin au départ professionnel se banalise progressivement comme  nous avons pu le constater lors du Mobile World Congress 08 où la prochaine évolution du marché mobile semblait se diriger :  Internet. Et quelle application tire les usages pour plus de 66 % des mobilnautes ? La consultation et l’envoi d’emails depuis son mobile !

Au-delà de ce premier élément qui semble aujourd’hui assez largement adopté ou tout du moins transposable dans les grands comptes comme dans les PME à court terme, d’autres domaines d’application apparaissent et laissent augurer les prémices de la messagerie de demain. Parmi les dernières tendances, se distinguent les initiatives libérant totalement l’utilisateur des modes de consultation traditionnels.

Cette évolution s’explique par exemple par l’arrivée de nouveaux équipements (robots, équipements du bureau et de la maison…) et les réalisations de type Machine 2 Machine (avec le Wi-Fi, Bluetooth, RFID, CPL…).

La messagerie sort alors intégralement du bureau de travail traditionnel pour devenir totalement vocale et intégrée à un cadre de travail plus dynamique. Nous entrons de fait de plain-pied dans le monde des assistants personnels de demain qui, comme on le sait, intégreront le monde de l’entreprise non pas de manière ludique mais professionnelle avec une adaptation aux besoins et spécificités métiers de ces dernières.

A ce jour, des initiatives industrielles menées avec des spécialistes des « mobile devices » sont d’ores et déjà une réalité opérationnelle en production à une échelle réduite. Ainsi le célèbre lapin communicant Nabaztag est désormais capable non seulement de vous alerter en cas de message important mais également de vous lire à haute voix vos prochains rendez vous.

Au vu de l’accélération exponentielle des délais de mise à disposition sur le marché, ce qui fait  rêver aujourd’hui sera vraisemblablement réel dans les 5 prochaines années.

De plus, des projets de bureaux virtuels et interactifs sont aujourd’hui à l’étude. Prenons l’exemple du bureau communicant qui, une fois qu’un collaborateur s’installera, lui proposera automatiquement d’accéder sans aucune manipulation clavier à sa messagerie (l’interaction vocale sera alors un élément déterminant). Il pourra en être de même dans une voiture…. Les objets se transforment donc pour être communicants , accessibles et mieux adaptés, ce n’est plus l’homme qui s’adapte aux technologies mais bien l’inverse.

En constante ébullition, les outils de messagerie continuent donc leur transformation et sortent des sentiers battus pour répondre aux nouveaux usages du marché. Etant positionnés parmi les fondamentaux et les principaux outils de productivité des entreprises, ils devraient à très court terme s’intégrer dans de nouveaux environnements plus dynamiques qui contribueront à faire entrer la messagerie professionnelle dans l’univers des « assistants de demain ». Un nouveau chantier d’envergure technologique et comportementale pour les DSI des entreprises.

Publié dans le JDNet du 23/05/08