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Posted by on 15, Avr 2009 in Logiciels & Webmails, Messagerie, Mobilité | 1 comment

Quel avenir pour la messagerie électronique ?

 

Avec le foisonnement des outils de communication pour les particuliers ou les entreprises, il est légitime de se demander quel avenir s’offre à la messagerie électronique. Devra t’elle subir un lifting ? Comment résistera t’elle à l’assaut des webmails, clients de messagerie gratuits ou légers, messageries instantanées et sites communautaires qui prennent aujourd’hui de l’ampleur ?

Quelques chiffres édifiants…

En février 2009 la France comptait 35 millions d’internautes (âgés de plus de 15 ans), soit 19% de plus que l’année précédente, selon ComScoreWorld Metrix.


En 2008, les internautes se sont principalement tournés vers la messagerie instantanée (14,3%), les sites de divertissement (8,6%), les courriels (8,2%) et les réseaux sociaux (5,7%). Facebook est l’un des sites communautaires qui monte de plus en plus en France.
Le public français s’adonne de plus en plus au « chat » et aux réseaux sociaux et de moins en moins à la messagerie électronique classique. Nous observons depuis quelques temps que certains sites communautaires ont plus que le vent en poupe. Pour l’exemple, MySpace et son webmail communautaire qui apparait. (lire notre article « MySpace, bientôt “mon espace” webmail…« )

Facebook, quand à lui, enregistre environ 13,7 millions de membres en France. Sa croissance a été énorme, surtout depuis le passage du site communautaire en français. (contre 2,2 millions de membres l’année précédente !!!)
Le site aux 175 millions d’amis dans le monde est désormais entré dans le top 10 des sites les plus consultés. Avec 13,7 millions de visiteurs uniques en février (+518% en un an), Facebook est 8ème du classement, loin derrière Google (28,7 millions), mais juste devant les sites du groupe Lagardère (13,6 millions) et l’encyclopédie virtuelle Wikipédia (13,5 millions).

Top 10 du Web français (février 2009)
Sites Nombre de visiteurs uniques (en millions) Variation annuelle
Google 28,7 +34%
Microsoft 25,3 +32%
Orange 20,3 +35%
Illiad/Free.fr 16,9 +32%
Yahoo! 15,7 +35%
Groupe Pages Jaunes 15,4 +33%
eBay 14,2 +21%
Facebook 13,7 +518%
Groupe Lagardère 13,6 +77%
Fondation Wikimedia (Wikipédia) 13,5 +33%

Un abandon progressif de la messagerie électronique

Un des fléaux majeurs qui touche de plein fouet la messagerie électronique reste à l’heure actuelle la réception des SPAMS. D’après de récentes statistiques, plus de 94% des messages envoyés sont des SPAMS. Une des conséquences directe de ce problème est que de plus en plus d’internautes se tournent vers les réseaux communautaires pour échanger des messages. Car sur ces sites, on peut sélectionner les personnes avec qui l’on souhaite communiquer. La conséquence pourra être le déclin de la messagerie électronique qui deviendrait alors l’outil de communication des non informés, des « has-been », de ceux qui ne sont pas inscrits sur MySpace ou sur Facebook.

Comment vont résister les clients de messageries les plus connus face à l’engouement des messageries instantanées, jugées plus rapides et plus conviviales ?
Dans certains pays, (Chine, Etats Unis) la messagerie instantanée représente la majorité des échanges pratiqués. Pourquoi un tel succès ? Une révolution est-elle en marche, bouleversant peu à peu nos habitudes ? Ce phénomène pourrait il durer ? Le canal classique de communication par mail est il menacé ? Nous n’avons aujourd’hui peut être pas toutes les réponses à ces questions, mais le débat est lancé et mérite que l’on s’y arrête quelques instants.

Une nette percée de la Messagerie Instantanée

La messagerie instantanée permet des échanges rapides en temps réels avec ses proches ou ses collègues. Plus qu’un outil de simple « chat », il peut rendre de multiples services dans une communication interne d’entreprise, lorsque les individus sont situés dans différents bureaux. Les questions ou informations fusent rapidement d’un écran à un autre, et évitent la profusion inutile de messages électroniques et l’encombrement de la bande passante. De plus, la spontanéité de ce mode de communication contraste pleinement avec les autres canaux.

On peut également observer une phénomène de délaissement des SMS au profit des clients de I.M. Non seulement on les utilise de plus en plus sur son ordinateur personnel, mais aussi sur son téléphone portable. En effet, de par l’augmentation des couts d’envoi de SMS pratiqués par les opérateurs, les consommateurs préfèrent maintenant continuer à utiliser leur client de messagerie instantanée préféré. D’ailleurs, les fabricants de téléphones portables et autres Smartphones ne s’y sont pas trompés: l’ergonomie de ces nouveaux terminaux mobiles est de plus en plus adaptée à ces nouveaux usages (grand écran, clavier, approche 100 % multimédia…).

Et demain ?

Mais ne désespérons pas. La messagerie « de Papa » a encore de beaux jours devant elle car elle offre encore moultes services collaboratifs bien utiles, mais il serait gravissime de minimiser la montée en puissance de la messagerie instantanée. Ce nouveau média, ainsi que l’apparition des nouvelles fonctionnalités offertes par le »web 2.0″ imposent dorénavant de s’ouvrir à de nouveaux services en terme de messagerie traditionnelle.

Ainsi, c’est ce que propose Glyn Moody, dans un récent article traduit par le Framablog, où l’auteur propose quelques conseils pour l’avenir. Pour lui, si l’on prend le cas du client de messagerie Thunderbird et de ses futures évolutions, celles-ci devront inclure ces nouvelles formes de communications sélectives.  » Il faut trouver un moyen d’intégrer les tweets, les messages Facebook, les flux RSS et tout le reste de ce qui apparaitra ces quelques prochaines années, dans un flux de messages cohérents et où l’on puisse naviguer.  »

Il continue par ces propos : » Je m’attends à ce que cela exige de Thunderbird des capacités considérables, afin d’être capable d’afficher des messages en les hiérarchisant selon leur provenance, par exemple en donnant la priorité aux messages directs de Twitter par rapport aux flux RSS. De même, cette approche suppose à la fois que le client de messagerie interprète les actions quotidiennes de l’utilisateur, et qu’il soit extrêmement modulaire, parce que chacun aura ses préférences et ses besoins dans la gestion du flot de messages qui lui est destiné.  »

Mais vous, qu’attendez-vous aujourd’hui d’une messagerie électronique ? Le débat est lancé…

Liens internet :

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-facebook-et-la-messagerie-instantanee-cartonnent-en-france-28398.html

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/04/06/01011-20090406FILWWW00542-les-francais-accros-a-facebook.php

http://www.neteco.com/166438-messagerie-instantanee-menace-mail-sms-tribune-francis-cohen.html

1 Comment

  1. Belle analyse. Il est vrai que l’on peut aujourd’hui parler du déclin du mail par rapport à de nouvelles formes de communications sur internet. Cela dit, je pense que le mail n’a pas dit son dernier mot. Il ne tient qu’à lui d’évoluer vers les nouveaux besoins émergents.
    La messagerie électronique doit selon moi évoluer tant dans son format que dans son protocole.

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