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Posted by on 21, Oct 2008 in Sécurité | 0 comments

Le spam qui visait les pirates…

Décidément, l’audace des spammeurs ne connaît pas de limite ! Leur dernière trouvaille ? Se faire passer pour une agence de lutte contre le piratage d’œuvres protégés par les droits d’auteur.

Tout commence par un email en anglais, que reçoit la victime. Celui-ci est au nom de MediaDefender, une société qui existe bel et bien et dont l’activité est de lutter contre les téléchargements illégaux de films ou de musiques.

Employée par les majors américaines, elle se contente de piéger les pirates en diffusant, sur les réseaux de partages, des fichiers aux noms évocateurs d’œuvres récentes et renommées ; mais pour le moins très différents, dans leur contenu, de ce à quoi s’attendent les utilisateurs qui les téléchargent. In fine, le but est ainsi de décourager les personnes qui se servent un peu trop des réseaux eDonkey ou Bittorrent.

Or, c’est justement par l’un des sites affiliés aux téléchargements pirates, que l’on apprend qu’un spammeur se sert du nom de cette société, et du fait que de nombreux internautes utilisent ces réseaux, pour leur faire croire qu’ils ont été identifiés et qu’ils encourent des sanctions pénales.

Le message est livré avec une pièce jointe contenant, soit-disant, une liste des recherches effectuées par l’utilisateur, sur plusieurs sites célèbres référençant des fichiers torrent. Bien évidemment, la fameuse pièce jointe n’est là que pour lancer l’installation d’un Troyen, dès son ouverture… Car toute cette histoire n’est qu’un leur.

Si MediaDefender cherche bien à nuire aux téléchargements pirates, en aucune manière la société n’est en droit de pister les recherches des utilisateurs sur ces sites, ni d’ailleurs de collecter des informations susceptibles d’identifier tel ou tel utilisateur, réalisant des téléchargements illégaux.

Il est coutumier de trouver des fichiers contenant des virus sur les réseaux P2P, mais ici, la fourberie du spammeur tient dans le renversement des situations. Une personne qui contamine son ordinateur avec un fichier trouvé sur les réseaux P2P est son propre coupable, serait-on tenté de dire. Mais dans ce le cas présent, l’email de spam considère comme coupables de téléchargements pirates tous les utilisateurs, et leur demande de cliquer sur sa pièce jointe pour « se mettre en règle ».

Or, sur le court laps de temps qui la sépare de son apparition, il semblerait que cette seconde méthode démontre son étonnante efficacité sur la première !

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