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Posted by on 8, Août 2008 in Autour du mail | 0 comments

La psychologie par l’email

« C’est la voie de l’avenir, et elle est fascinante », n’hésite pas à affirmer Gavin Andrews, professeur en psychiatrie à l’Université de Nouvelles-Galles du Sud, en Australie. « Nous traitons des patients que nous ne voyons jamais, et nous obtenons pourtant des résultats similaires à notre traitement clinique normalisé de l’anxiété, où nous les voyons en face-à-face. Et ces personnes s’en sortent bien. Si vous avez grandi à une époque précédant l’âge de l’Internet, vous aurez du mal à croire que vous pouvez être traité sans avoir jamais vu un docteur. Mais ça marche. »

Tels sont les propos rapportés par le Sidney Morning Herald, qui s’est intéressé au programme psychologique pilote lancé à l’Hôpital Saint Vincent, à Darlinghust, et qui est entièrement basé sur l’utilisation d’Internet, de questionnaires en ligne et de la messagerie électronique. Non seulement les participants au programme ont donc trouvé la méthode tout aussi efficace qu’une consultation physique, qu’il s’agisse des thérapeutes ou des patients, mais ils ont également apprécié les avantages découlant d’un traitement via Internet.

Du côté des psychiatres, cela leur permettrait de s’occuper prioritairement des personnes dans le besoin le plus urgent. Pour les patients, sans parler de leurs frais de déplacements, il devient plus facile d’obtenir un entretien avec un docteur, en étant moins dépendant des listes d’attente et des consultations fixées au dehors des heures de travail.

Selon Gavin Andrews, le programme apporte également une solution technique pour des personnes qui restreignaient leurs recherches d’un traitement et leurs rapports aux autres, parce que certains des symptômes qui les affectaient leur faisaient craindre la moindre critique ou le moindre jugement. La consultation à distance, en complément des exercices qui leur sont donnés, aident ainsi les patients à devenir plus autonomes.

Pour autant, les cours donnés à distance sont loin d’être impersonnels, estime le Dr Nick Titov. « Au début, j’étais sceptique. Mais nous avons été capables de construire une relation de travail positive avec les patients et établir ainsi des rapports intéressants entre nous, » ajoute-t-il. « Nous manquons de thérapeutes et nos listes d’attente sont tellement longues. Beaucoup de personnes inscrites sur les listes ne nécessitent pas forcément de voir un thérapeute. C’est donc un très bon moyen de passer outre les contraintes du système. »

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