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Posted by on 30, Juin 2009 in A la une, Autour du mail | 1 comment

Faut-il ouvrir les vannes du web 2.0 en entreprise ?

Faut-il ouvrir les vannes du web 2.0 en entreprise ?

Les sites web 2.0 font l’objet de « censure » dans certaines entreprises. Quels sont ces sites ? Il s’agit des webmails (ymail, GMX, gmail…), des réseaux sociaux (Facebook, Viadeo, Linkedin, …) et des portails webs personnalisables (iGoogle, netvibes, …). Les accès à ces sites sont bridés par les directions informatiques pour limiter les excès de connexion dans un premier temps mais surtout pour maintenir de solides remparts protégeant l’entreprise des menaces extérieures.

La société Websense s’est intéressée aux problématiques rencontrées par les DSI à travers une enquête à l’échelle mondiale menée par Dynmamic Markets Limited, « Web 2.0 @ work ».

Si pour 38 %, le web 2.0 est nécessaire à leurs activités et ne pose pas de problème de traitement, 24 % estiment qu’il est complexe à gérer bien qu’il reconnaisse aussi leur importance).
18% pensent qu’il n’est, au contraire, pas nécessaire à leurs organisations mais donne tout de même l’accès aux utilisateurs.
Seuls 6% déclarent qu’il n’a pas d’utilité pour leur business et bloquent l’accès à ces sites.

Des pressions sont exercées sur les DSI de la part des utilisateurs pour avoir accès à ces sites. Les services les plus demandeurs sont à 42% l’IT, suivi par le marketing (34%) et le commercial (32%)

Les autorisations d’accès aux sites web 2.0 varient en fonction du type de technologie :
77 % des DSI autorisent l’accès aux webmails
74 % aux portails web et 71 % aux wikis
49 % aux réseaux sociaux à usage personnel comme Facebook
45 % aux sites permettant de télécharger des vidéos

Cependant, à la question « parmi les services suivants quels sont ceux que vous catégorisez comme faisant partie du web 2.0 ? »
65 % citent les réseaux sociaux à usage personnel
64 % les réseaux sociaux à usage professionnel
53% les wikis
47 % les webmails
On se rend compte ainsi que la notion de web 2.0 reste encore équivoque pour certains DSI.

Si l’apport des technologies web 2.0 dans un cadre personnel n’est pas remis en question, leur légitimé au sein des entreprises reste encore à faire, notamment en France : beaucoup demeurent réfractaires à ces nouveaux outils sous couvert de règles de sécurité protégeant l’entreprise de toute vulnérabilité.

Dans une étude de BEA Systems disponible sur le site du JDN, l’adoption des technologies 2.0 en entreprise permettrait, selon les personnes interrogées, davantage d’interaction avec les clients (41%) et faciliterait la collaboration entre les salariés (31%).
Julien Chaumond, chargé de mission réglementation, usages mobiles et web à la DGCIS [Direction Générale de la Compétitivité de l’Industrie et des Services] confirme les bénéfices offerts par les outils web 2.0 qui pour lui «  sont susceptibles d’améliorer pour les entreprises le travail en équipe, la diffusion de l’information et donc leur efficacité et leur créativité. EDF a, par exemple mis en place une plateforme de veille collaborative – Hermès – dont le résultat semble prometteur avec 7 000 sources d’informations, 25 000 posts (commentaires) publiés et 90 wikis créés. »

Les entreprises ne doivent donc pas se fermer en bloquant l’ensemble des sites web 2.0 mais au contraire établir une politique avec l’ensemble des acteurs de l’entreprise (services informatique, communication/marketing, commercial, …) permettant d’adapter les accès de façon stratégique.

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