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Posted by on 19, Juil 2010 in Autour du mail, Business | 1 comment

Et si le bouton « J’aime » de Facebook intégrait vos emails ?

Se pourrait-il que l’on voit bientôt apparaître au sein de nos boîtes de réception des emails intégrant le petit bouton bleu de Facebook, d’abord apparu sous la forme  » je suis fan » et désormais transformé en  » j’aime » (ou dans sa version originale « like »).

La réponse est oui : la société américaine d’email marketing, MailChimp, vient d’annoncer la sortie de MailChimp v5.2, la nouvelle version de son application au sein de laquelle sera intégré le fameux bouton (source Mashable).

Les clients de la solution verront bientôt ajoutés à leurs messages le bouton de partage du réseau social le plus étendu au monde.

Mais quels enjeux implique ce déploiement ?

Tout d’abord, il faut savoir que chaque jour, 65 millions d’utilisateurs de Facebook pressent sur « j’aime ». Autant d’informations qui se retrouvent propulsées à l’intérieur même du réseau composé de plus de 400 millions de membres actifs. Une audience importante, qu’il serait inopportun d’ignorer.

Ensuite, comme l’explique Ben Chestnut, co-fondateur de MailChimp, « Facebook is using all this Like activity to power their own semantic search engine, which some say should make Google worried (actually, they’re trying to say it’s an all out war). Did you get that? Facebook’s building a semantic search engine powered by Likes. » en d’autres termes plus francophones « Facebook utilise l’ensemble des « J’aime » pour alimenter son propre moteur de recherche sémantique, dont certains disent qu’il devrait faire peur à Google (en fait, ils tentent de dire qu’il s’agit d’une guerre totale). Avez-vous saisi cela ? Facebook est en train de créer un moteur de recherche sémantique généré par les « J’aime ». »

En disposant un bouton « j’aime » dans chaque campagne emailing à proximité des informations émises, MailChimp entend ainsi étendre la visibilité du message et prolonger sa portée.

Imaginons qu’une société de commerce en ligne souhaite communiquer sur une période de promotion pour une gamme de produit en particulier : un emailing est transmis aux contacts de type clients depuis leur base de donnée. Une fois le message reçu, chaque destinataire sera en mesure d’un simple clic, de partager cette offre promotionnelle avec l’ensemble de leurs « amis », membres comme eux du même réseau.

L’intégration de cet outil offre effectivement de nouvelles opportunités de diffusion sans frais supplémentaire auprès d’un public varié dont l’entité émettrice n’aurait peut-être pas soupçonné l’intérêt.

Mais là où le déploiement de MailChimp a ses limites c’est lorsque les informations ne se destinent pas à un large public ou à des contacts non déterminés par l’émetteur du message. Prenons simplement l’exemple d’une entreprise qui transmet régulièrement une lettre d’information à ses clients sur ses évolutions de services, sur ses activités de développement,… Si certaines de ces informations sont intéressantes à diffuser à grande échelle, d’autres peuvent-être en revanche plus confidentielles et ne se destinent pas à tomber entre les mains de la concurrence.

D’un point de vue déontologique, l’email a t-il comme qualité de rester confidentiel ?

Est-on en droit de diffuser, sans le consentement préalable de l’auteur, le contenu d’un courrier électronique ? Comment distinguer un message à caractère privée, d’un message à diffusion autorisée ?

A ma connaissance, hormis dans le domaine de l’email marketing (cf. la rubrique Déontologie sur le site du SNCD), il n’existe pas encore de code de déontologie propre à la messagerie électronique.

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