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L’externalisation des messageries en forte croissance

Selon l’analyste Mattew Cain du du Gartner group (The Impact of SaaS on E-Mail Applications) la part de marché des messageries hébergées devrait passer de 1% à 20 % en 2012. A l’heure actuelle ce sont plutôt les PME et TPE qui utilisent ce mode de fonctionnement popularisé avec le SaaS (Software as a Service). La baisse des prix liée à la généralisation de ces offres , l’arrivée d’acteurs majeurs tels que Microsoft ou Google vont permettre d’évangéliser ce marché et surtout son appropriation par les grands comptes.

Cette tendance serait confirmée par les acquisitions des grands acteurs ces derniers mois : Google/Postini, Yahoo/ Zimbra et plus récemment DELL/MessageOne.

Même si selon l’article certains DSI restent fidèles à une gestion de leur messagerie en interne, l’évolution des besoins (mobilité, rétention des messages), devraient selon Cain pousser les DSI à plus se préoccuper de la gestion organisationnelle des messageries plutôt que de leur hébergement technique.

Les limites de la stratégie Google ?

Sans aller jusqu’à dire que le géant des moteurs de recherche chancèle sous le vent de la bisbille médiatique, deux actualités récentes nous montrent que dans sa volonté de proposer du tout gratuit, les services de Google cachent certaines faiblesses.

Le premier exemple a pour origine une affaire judiciaire initiée par une petite société de 5 personnes. En effet, la bien nommée LimitNone a récemment porté plainte contre Google en lui demandant près d’un milliard de dollars de dommages et intérêts pour violations de contrat et de propriété intellectuelle.

Selon LimitNone, le géant des moteurs de recherche aurait en effet développé Google Email Uploader, un logiciel destiné à rapatrier emails, contacts et calendriers créés et gérés depuis un client de messagerie local sous Windows. Or, le produit final de Google s’avérerait fortement inspiré du logiciel gMove, pour lequel LimitNone avait passé un contrat de licence auprès de Google.

Une affaire qui ternit quelque peu l’image de la firme de Mountain View, et ce d’autant plus qu’elle est fortement impliquée dans des projets communautaires Open Source (dont les codes Libres se retrouvent parfois illégalement dans des logiciels propriétaires payants).

Un fait qui en appel un autre : l’anecdote des limites d’envois d’emails depuis un compte GMail. Le blog Google Operating System nous en dévoile ainsi quelques unes :

  • l’envoi de 500 mails par jour à 500 adresses uniques

  • l’envoi d’un seul mail à un groupe de 500 adresses uniques par jour

  • l’envoi d’un total de 2000 mails par jour à raison de 4 envois d’un seul mail au même groupe de 500 adresses uniques

  • l’envoi d’un seul mail à 100 adresses uniques par jour lorsque vous effectuez un envoi en IMAP ou en POP depuis un client de messagerie local

Au delà de ces limites, ou si le nombre de mails d’erreur en retour est trop important (à cause de boîtes mails non actives, ou d’erreurs dans la transcription des adresses), Google désactive le compte GMail pendant 24h.

Ces limitations se comprennent dans le cadre d’une lutte contre l’envoi de spam mais le problème est qu’elles affectent également les utilisateurs professionnels de Google Apps. Or, Google ne fait état d’aucune page listant l’ensemble des limitations liées aux comptes GMail.

Des actualités qui permettent d’alimenter encore une fois le débat sur la pertinence de la stratégie de financement de Google.

En effet, dans le premier exemple, Google semble vouloir faire profiter gratuitement à ses utilisateurs d’un service normalement payant et en relation avec des logiciels propriétaires.

Dans le deuxième exemple, Google a concsience qu’un service de Webmail gratuit et populaire attirent les convoitises. En particulier celles des spammeurs, prêts à innonder les bases de données utilisateurs de Google de messages publicitaires. Pourtant, si les besoins en terme de messagerie sont bien différents entre utilisateurs particuliers et utilisateurs professionnels, Google ne fait aucune distinction et leur applique des restrictions identiques (par contrainte technique ?).

Faut-il voir dans ces deux faits relatés par plusieurs sites web les limites du modèle du “tout gratuit” ?

Si le débat sur la stratégie de Google peut apparaître comme non-avenu à la vue de la santé financière du groupe, la question n’en reste pas pour autant dénuée d’intérêt sachant les nouveaux objectifs de rentabilité que la firme vient tout juste d’imposer à sa filliale YouTube.

Yahoo! Messenger bientôt compatible avec Google Talk

L’accord de coopération publicitaire signé la semaine dernière entre Yahoo! et Google tente de mettre à l’écart Microsoft et révèle également une future compatibilité entre les services de Messagerie Instantanée Yahoo! Messenger et Gtalk. Ainsi, le client de messagerie de Yahoo! se trouve maintenant compatible avec ceux d’AOL (AIM), de Microsoft (MSN) et de Google. Un accord non négligeable qui oblige le milliardaire Carl Icahn a réajusté quelque peu son point de vue concernant les partenariats possibles avec Google, sans toutefois leur préférer l’option d’un accord de rachats des actions de la firme au moteur de recherche par Microsoft.

Car pour autant, la situation du PDG de Yahoo! est en ce moment particulièrement inconfortable. Outre les assauts répétés d’Icahn au conseil d’administration par lettres interposées, Jerry Yang s’est vu être vertement critiqué par des analystes économiques et la presse américaine pour son refus, il y a plusieurs mois, d’une précédente offre faite par Microsoft et créditant l’action Yahoo! à hauteur de 40$. C’est la stratégie même de Yahoo! par Jerry Yang qui est à présent remise en cause.

Pour certains, cela ne fait même plus de doute et son éviction, au profit d’anciens membres fondateurs (ayant suivi d’autres chemins, depuis), serait déjà programmée lors de la prochaine réunion du conseil d’administration, repoussée et prévue finalement pour le 3 août.

Pour l’heure, Microsoft se dit encore ouvert aux discussions mais semble surtout attendre avec intérêt ce qui ressortira justement de cette fameuse réunion.

Ne dîtes plus emailing !

Ou alors, payez les droits qui s’imposent, comme l’a récemment découvert Guillaume le Friant, président de la société MessageBusiness, en interrogeant les services de Google Adwords !

En effet, la société française Ludopia Interactive commence à faire valoir ses droits sur le terme d’ « emailing », qu’elle a fait enregistrer auprès de l’INPI en 2005, pour son utilisation dans le monde (exception faite d’enregistrements aux Etats-Unis et au Canada). A moins qu’une action en justice ne soit menée d’ici peu, l’utilisation du terme « emailing » sera donc bientôt soumise à une licence, dont Ludopia n’a pas encore fait connaître le coût.

Outre l’étonnement qu’une telle action suscite au sein de la profession, la société MessageBusiness a choisi de prendre les devants en publiant sur son site une pétition en ligne pour que le mot redevienne un terme générique.

En attendant, l’utilisation des termes « e-mailing » ou « mailing » reste encore pleinement libre.

Microsoft en passe d’acquérir définitivement Yahoo ?

De nouvelles rumeurs font finalement bel et bien état d’un possible rachat de l’ensemble de Yahoo par Microsoft. L’éditeur de Seattle serait prêt à renchérir sa dernière offre d’un dollar par action, soit 34$, pour un montant total avoisinant les 50 milliards de dollars.

Si Microsoft se refuse à tout commentaire concernant ces rumeurs, elles confirment en tout cas une certaine fébrilité autour des actionnaires de Yahoo et des opinions émises concernant l’avenir à donner à la firme.

Outre l’acquisition des technologies logicielles de la régie publicitaire (comme SmartAds), pour lesquelles Microsoft montrait un intérêt particulier, le rachat de la firme au moteur de recherches par LE représentant des logiciels propriétaires amène également certaines questions et inquiétudes auprès des clients qui ont fait le choix des logiciels Libres édités par Yahoo sous sa propre licence, la Yahoo Public Licence 1.0. Si un tel rachat venait à être finalisé, l’avenir en tant que Logiciels Libres de solutions comme Zimbra, tout juste évoqué hier sur notre blog, pourrait être remis en question.

Rachat de Yahoo : la guerre interne des actionnaires

Plus la date de la prochaine assemblée générale des actionnaires de Yahoo! se rapproche, et plus les divisions au sein des actionnaires mutent en une guerre interne opposant l’actuel conseil d’administration et Jerry Yang, PDG de la firme, au milliardaire Carl Icahn et aux actionnaires ayant rejoint son point de vue.

En effet, plusieurs fonds d’investissements et patrons de grands groupes ont décidé de suivre Carl Icahn dans sa stratégie de faire pression sur les décisionnaires de Yahoo! pour leur imposer la vente de la firme à Microsoft. Icahn, qui a encore augmenté sa part dans la société de 1,3 points et vise maintenant l’acquisition d’un total de 7% des actions, peut espérer atteindre prochainement, avec ses alliés, une part conjuguée de 12% du capital boursier.

A cette vitesse, au bout d’un mois et demi, c’est à se demander si le remplacement complet des membres du conseil d’administration par le milliardaire et ses partenaires est encore une vue de l’esprit ! Il faut avouer que l’action initiale d’Icahn a été rendue d’autant plus facile que, à la suite de l’abandon d’OPA par Microsoft, la valeur du titre perdit 16% à Wall Street.

Pour autant, ces manœuvres n’incitent pas Microsoft à reparler de rachat complet. Au contraire, l’éditeur américain aurait même revu ses positions à la baisse en ne s’intéressant plus qu’aux activités de “moteur de recherche” et de “liens sponsorisés” de Yahoo! ; ce qui pourrait déboucher sur une éventuelle scission du groupe en deux entités, l’une centrée sur son activité historique et l’autre sur les services développés autour de son fameux portail.

Microsoft ne ferme pas la porte à Yahoo!

Après la prise de 3% du capital de Yahoo! par le milliardaire Paul Icahn et ses velléités pour modifier la donne au sein du conseil d’administration, Microsoft, par la voix de Steve Ballmer, fait savoir qu’il est prêt à entamer “de nouvelles discussions avec Yahoo!, les actionnaires ou une tierce partie“.

Plutôt que de refaire une offre de rachat de la firme, la stratégie de Microsoft consiste maintenant à tendre la main aux actionnaires de Yahoo! pour leur proposer une alliance ou une transaction à l’amiable.

Evidemment, cette manœuvre consistant à s’adresser directement aux actionnaires, qui ont tous noté la baisse du cours de leurs actions après la défection de Microsoft, n’est pas pour plaire au conseil d’administration actuel et notamment à Jerry Yang, l’actuel PDG de Yahoo!

Les hostilités semblent donc reprendre de plus belle entre les grandes figures des deux firmes et nul ne sait encore si Google répondra à ce dernier épisode.