Les articles de Business

Fin du monopole d’Orange sur l’iPhone d’Apple

Vous en aviez rêvé ? Le Conseil de la Concurrence l’a fait!

- Premier acte -

La bataille pour l’ iPhone fait rage, et ce depuis le 17 Décembre 2008. Date où le Conseil de la Concurrence cassa l’exclusivité de 5 ans de l’opérateur téléphonique ORANGE sur cet appareil.
Les raisons ? Un manque de concurrence sur ce type d’offres et une durée jugée excessive de l’exclusivité, portée dorénavant à …3 mois maximum !
Cette décision provient de la plainte déposée par BOUYGUES TELECOM le 18 Septembre.

Les conséquences de cette décision sont que dans les semaines à venir, BOUYGUES et SFR seraient à même de proposer des offres d’abonnement pour tout nouvel achat d’un iPhone. D’autre part, des enseignes telles que la FNAC ou DARTY pourront également vendre ce terminal.

- Deuxième acte -

Depuis, ORANGE a fait appel de cette décision auprès de la Cour d’Appel.
Selon l’opérateur, cette situation irait en opposition avec celle d’autres pays tels que le Royaume Uni, les Etats Unis, l’Allemagne et l’Espagne. De plus, il aurait dépensé environ 100 million d’Euros pour diffuser l’iPhone en France. Ce qui justifie pour lui son fort mécontentement.

- Troisième acte -

BOUYGUES et SFR sont maintenant à même de proposer des offres autour de l’iPHONE, et ce malgré l’appel en cours d’ORANGE qui n’est pas bloquant pour les opérateurs.

Cependant on peut constater sur les deux portails des opérateurs que ceux-ci se contentent pour le moment, d’une simple information relative à la future sortie chez eux de l’I-PHONE.

Bouygues annonce en page d’accueil l’arrivée probable du téléphone d’APPLE, tandis que SFR propose de s’inscrire via un formulaire afin d’être prévenu de la sortie de l’appareil.

En fait, les offres de ces deux opérateurs ne pourront réellement être annoncées tant que la décision finale de la Cour d’Appel n’aura pas été divulguée. En effet, si celle-ci venait à contrer la décision du Conseil de la Concurrence, les offres proposées seraient automatiquement stoppées.

Il est bon de croire que les deux opérateurs attendront sagement la décision finale…qui devrait avoir lieu d’ici un mois.

Quand même, franchement…oserions nous dire que l’iPhone est  tout de même un petit peu nombriliste non ??? Manquerait-il d’ouverture sur les autres ?
Cf l’article “L’iPhone est-il professionnel ?”

Tu es génial(e) dans ce nouveau film !

En anglais dans le texte, si vous préférez : “You look just awesome in this new movie “.

Et non…ce titre pourtant fort évocateur de succès et de gloire ne vous portera pas chance dans votre volonté de percer dans le milieu du grand écran.

Ce message se propage depuis quelques semaines par messagerie, et vous pourriez le recevoir prochainement dans votre boîte aux lettres grande ouverte !

Sans doute avez vous déjà peut être reçu ce message fort sympathique si vous vous adonnez pleinement à votre communauté virtuelle préférée…celle qui vous évite d’écrire avec fougue sur le mur de votre voisin ou de jouer à Guerre des Gangs dans la vraie vie.

Force est de constater que notre nouvel ami Koobface se propage depuis quelques semaines sur le site social Facebook.

Au vue du nombre d’inscrits sur le site communautaire, ce ver pourrait s’emparer d’au moins 120 millions d’internautes.

Son principe de fonctionnement est le suivant :en premier lieu, celui-ci s’infiltre dans votre boîte aux lettres en apparaissant dans un message intitulé ” You look just awesome in this new movie ” (Tu es génial(e) dans ce nouveau film !)

Sitôt le mail ouvert, un message vous suggère innocemment d’actualiser l’application Flash Player (car la version que vous possédez déjà est, d’après le message, obsolète…) afin de pouvoir consulter la vidéo qui s’ensuit. Ce mail est en général envoyé de la part d’un ami qui lui même aura été contaminé. Oups…vous avez plus de 300 amis dans votre liste d’amis…

Bien sûr la mise à jour proposée est en réalité une fausse version du lecteur d’Adobe…

La suite ? Sitôt la version de Flash Player mise à jour, votre PC est infecté par le programme qui vous redirigera à votre insu sur des sites contaminés lorsque vous effectuerez des recherches sur Google, Yahoo ou MSN

Et l’objectif de ce virus dans tout ça ? Recueillir des informations confidentielles telles que votre numéro de carte de crédit, etc…

Selon Barry Schnitt, le porte parole de FaceBook, « quelques autres virus ont tenté de se servir de Facebook de manière similaire pour se propager » mais un « très petit pourcentage d’utilisateurs ont été affectés par ces virus ».

Des consignes de sécurité sont données par les administrateurs de FaceBook sur le lien suivant:  www.facebook.com/security

Bien sûr ce site communautaire n’est pas le seul à subir les attaques des pirates ou autres flibustiers du net. Bien souvent, les risques encourus sont les suivants:

  • espionnage de données personnelles,
  • exploitation de failles de sécurité des plateformes,
  • spam,
  • phishing.

L’autre site communautaire MySpace a subi lui aussi les attaques d’une variante du même ver, intitulée «Net-Worm.Win32.Koobface.a»

Les éditeurs d’antivirus sont sur les dents et ont préparé leur riposte. Cependant, des dizaines de variantes de ce virus ont vu le jour depuis, et selon l’éditeur McAfee, cela ne peut aller qu’en se dégradant. Leur conseil (le bon vieux conseil qui prévaut toujours et encore): toujours se méfier des pièces jointes reçues par mail, même si elles proviennent de personnes connues.

Lien vers l’éditeur:

http://fr.mcafee.com/virusInfo/default.asp?id=description&virus_k=148955

Alors attention aux faux-amis virtuels !

Quand l’infidélité à Microsoft paie…

En renonçant à Microsoft Exchange Server au profit d’une solution alternative, l’éditeur de logiciels de développement web, Serena Software, pourrait réaliser une économie annuelle de 750 000 dollars. Selon Clint Boulton, auteur de l’article “Messageries : Serena Software abandonne Exchange pour Gmail“, l’éditeur envisage ainsi de diviser par quatre les coûts de son pôle messagerie. Ces frais, dus notamment à l’acquisition de licences, sont dans le cas présents réduits en privilégiant des solutions externalisées. L’ensemble des applications et données sont hébergées sur les serveurs du prestataire (Serena Software a fait le choix de Google Gmail) et reste accessible par les utilisateurs via Internet. Cette méthode présente l’avantage de réduire considérablement les coûts de messagerie et de déléguer la maintenance des serveurs. Un avantage certain qui pèse lorsque le choix du prestataire est remis en question.

Internet et la messagerie sur mobile : des services maintenus sous pression qui ne demandent qu’à être libérés !

Dans ce nouvel article que nous vous proposons aujourd’hui, nous revenons sur les chiffres d’une enquête publiée par TNS Sofres. Des chiffres qui deviennent le point de départ d’une mise au point sur la popularité et la situation actuelle des services de navigation Web et de messagerie électronique, utilisés sur les téléphones mobiles. Comme d’habitude, le blog vous propose de laisser vos commentaires à la fin de l’article.

Dans une étude nommée Global Telecom Insight, l’institut TNS Sofres a interviewé, en novembre 2007, 16 000 personnes, âgés de 16 à 60 ans, pour connaître les usages qu’elles faisaient des téléphones mobiles et des services qui les accompagnaient. Bien que l’étude porte sur les habitants de 29 pays différents, le communiqué de presse français de l’institut de sondage se consacre notamment aux données récoltées en Europe et en France.

Suite de l’article : Internet et la messagerie sur mobile

Cisco, un nouvel acteur de poids dans la messagerie ?

Il n’y a pas que le matériel, dans la vie ! C’est apparemment la conclusion à laquelle est venu Cisco Systems, l’équipementier pour les réseaux informatiques, qui a lourdement investit cette année dans les moyens logiciels centrés sur les plate-formes de communication.

Le mois dernier, la firme Californienne a annoncé avoir racheté Jabber Incorporated, la société fondée sur les technologies ouvertes et standardisées du protocole de messagerie Instantanée XMPP. Jabber regoupe en effet plusieurs technologies Libres de protocoles de communication, basées sur une décentralisation des serveurs de Messagerie Instantanée, contrairement aux protocoles de concurrents historiques tels que Windows Messenger ou Yahoo! Messenger. La connexion aux services de Jabber s’effectue d’ailleurs avec un identifiant prenant une forme identique à la structure d’une adresse email.

Depuis sa création, Jabber a connu plus qu’un succès d’estime, puisque nombre de clients de Messagerie Instantanée très utilisés, comme iChat (Apple), Gtalk (Google), AIM (AOL) ou encore Yahoo! Messenger, offrent aujourd’hui une compatibilité avec le protocole Jabber. Ce soutient ne permet pas seulement à Jabber de se populariser, il permet l’interopérabilité de tous les clients IM qui le supporte.

Jabber Inc. est une société qui s’est fondée sur l’utilisation des technologies Jabber, en proposant aux professionnels l’intégration de serveurs IM dans leur infrastructures réseau. Et c’est donc cette société que vient d’acquérir Cisco Systems. Une acquisition qui vient parfaire la nouvelle stratégie de Cisco, puisqu’elle s’ajoute à l’acquisition de WebEx (éditeur d’une plate-forme collaborative de gestion des ressources et des moyens du personnel), et à celle de PostPath (éditeur d’une plate-forme Webmail dotée d’un agenda collaboratif et de fonctions vantées comme interopérables avec les solutions de synchronisation mobile de Microsoft et de RIM).

En plus de fournir les moyens structurels à l’édification d’un réseau informatique, Cisco Systems s’apprête donc à proposer, à terme, des services complémentaires de communication réseau (courrier, agenda, synchronisation mobile, chat, visio-conférence, etc), accessibles aussi bien en interne qu’en externe. Une offre particulièrement complète qui pourrait faire de l’ombre à la concurrence (Microsoft et Google en tête), dès que la firme aura unifiée les technologies de ses différentes acquisition au sein d’un même ensemble de services.

Microsoft prêt à manger du BlackBerry ?

Alors que l’action Research In Motion valait près de 148$ au mois de juin, la crise financière fait aujourd’hui chuter son cours à près de 50$, ce qui ne valorise plus la firme canadienne qu’à hauteur de 28,5 milliards de dollars. Une situation propice à son rachat, particulièrement pour Microsoft, selon certains analystes.

Certains considèrent, en effet, que l’acquisition de RIM par l’éditeur de logiciels se révèlerait particulièrement stratégique. Elle aurait ainsi principalement deux avantages : le premier serait d’éliminer un concurrent sur le secteur des OS mobiles pour SmartPhone (abandon de BlackBerry OS au profit de Windows Mobile) ; le deuxième serait d’affirmer une position sur un marché naissant (celui des terminaux mobiles Internet) pour lequel Windows Mobile a aujourd’hui à affronter la concurrence particulièrement féroce de l’iPhone d’Apple et celle du système Android de Google.

Une telle conséquence entraînerait aussi certainement la migration du fameux système de Push Mail de RIM (fonctionnant avec l’association des logiciels BlackBerry Entreprise Server et BlackBerry Connect), pour favoriser encore davantage la diffusion des technologies Microsoft équivalentes (avec Exchange Server et la synchronisation par ActiveSync).

D’aucuns pensent que Microsoft aurait déjà entamé des discussions avec RIM pour convenir d’une OPA amicale proposée pour 50$ par action ; ce qui sous-entend que Microsoft s’attendrait à une baisse encore importante du cours de l’action RIM, dans les semaines à venir.

Toutes ces questions devraient vraisemblablement trouver réponse avant la fin de l’année.

Les spammeurs s’intéressent au cloud computing

Le Web-marchand Amazon n’aura pas eu à attendre que son service de « nuage de calcul » soit publié en version finale pour qu’il connaisse ses premières attaques de spammeurs.

Les sites Spamhaus et Outblaze ont récemment classé tout ou partie des IP du domaine d’EC2 (Elastic Compute Cloud) dans leurs listes noires des IP émettrices de nombreux spam.

En plein développement actuellement, le marché balbutiant du cloud computing (nuage de calcul), tel qu’il est communément appelé sur la Toile, se voit déjà pris d’assaut par les spammeurs. Il faut avouer que du point de vue d’un spammeur, le cloud computing représente plusieurs avantages.

Le système consiste en une dématérialisation des salles serveurs en entreprise. Concrètement, grâce aux réseaux haut débit et aux nouvelles possibilités matérielles qu’offrent notamment les processeurs en matière de virtualisation (installation d’un deuxième système d’exploitation tournant en parallèle du premier), il devient aisé, pour de grands groupes, de proposer des services d’infogérance de calcul lourd et de SaaS, dont les ressources sont accessibles en ligne.

Les entreprises qui développent des logiciels générant des calculs intensifs peuvent aujourd’hui choisir de payer ce service à des sociétés qui prennent en charge les besoins matériels. S’ensuivent donc des économies substantielles réalisées par les entreprises clientes, en terme d’exploitation. Mais cela est aussi vrai pour les besoins des spammeurs !

Comme la vérification des activités effectuées sur chaque serveur virtuel engendrerait des moyens extrêmement importants pour les firmes proposant le cloud computing, les spammeurs profitent des faiblesses de ce service naissant pour dématérialiser eux-aussi leurs serveurs et brouiller les pistes qui mèneraient directement à eux. Par ailleurs, le problème peut très vite atteindre d’énormes proportions du fait que nombre d’offres de cloud computing proposent un ajustement en temps réel du nombre de serveurs virtuels mis à disposition des clients, selon les besoins ponctuels de ces derniers.

Alors que Dell en est est encore à vouloir déposer le nom de cloud computing, des firmes telles que Google (avec IBM), Yahoo (avec HP et Intel), ou encore AT&T s’empressent de marcher dans les traces d’Amazon, sans pourvoir encore empêcher le cloud computing de devenir un incroyable nid de spammeurs.

Les mails Pro victimes de la fracture numérique ?

Retour sur une actualité publiée en février par Le Monde Informatique. Au début de l’année, le journal en ligne faisait part à ses lecteurs d’une enquête menée par l’agence de conseil marketing OpenedMind en partenariat avec Microsoft. L’enquête révélait que, malgré une progression de la part des Très Petites Entreprises en France ayant ouvert un site à leur nom, leur visibilité sur le réseau des réseaux reflétait une nette différence entre les TPE les plus jeunes situées en région parisienne et les autres.

Une disparité qui influe directement sur le nombre de créations de boîtes mails professionnelles et, par conséquent, le marché de la messagerie professionnelle en France. La plupart des TPE de province se constitueraient effectivement des adresses mails professionnelles avec des services de messagerie grand public comme ceux de Yahoo! ou de Hotmail. Si cela ne constitue évidemment rien de grave en soit, l’absence d’une messagerie professionnelle à son nom reste souvent perçue par le client comme un manque d’infrastructure dédiée dans l’entreprise et un défaut marketing en terme d’image de marque.

Si l’on peut se féliciter que la part des TPE disposant d’une adresse professionnelle se trouve être tout de même légèrement supérieure à celle des TPE disposant d’un site dédié (40% contre 38% selon cette enquête), on ne peut s’empêcher de penser que la conséquence de cette disparité si marquée n’aurait aucun lien avec la fameuse fracture numérique dont il est question en France.

Il y a fort à parier que le manque d’infrastructures réseaux haut-débit dans certaines provinces renforcent aussi le manque d’information sur des services informatiques adaptés aux TPE. Des « zones d’ombres » qu’il serait bon de combler suffisamment tôt avec les prochains réseaux WiMax, avant que l’arrivée de la fibre optique dans les grandes villes ne vienne encore élargir la fracture numérique pour la transformer en trou béant (certaines zones, en France, ne disposent encore de l’accès à Internet que par modem 56K).

Or, les nouveaux réseaux de communication haut-débit, mobiles ou informatiques, transforment déjà petit à petit les usages que nous faisons de la messagerie et génèrent de nouvelles applications (Webmail 2.0, messagerie mobile en Push mail, synchronisation des contacts et des calendriers).

L’externalisation des messageries en forte croissance

Selon l’analyste Mattew Cain du du Gartner group (The Impact of SaaS on E-Mail Applications) la part de marché des messageries hébergées devrait passer de 1% à 20 % en 2012. A l’heure actuelle ce sont plutôt les PME et TPE qui utilisent ce mode de fonctionnement popularisé avec le SaaS (Software as a Service). La baisse des prix liée à la généralisation de ces offres , l’arrivée d’acteurs majeurs tels que Microsoft ou Google vont permettre d’évangéliser ce marché et surtout son appropriation par les grands comptes.

Cette tendance serait confirmée par les acquisitions des grands acteurs ces derniers mois : Google/Postini, Yahoo/ Zimbra et plus récemment DELL/MessageOne.

Même si selon l’article certains DSI restent fidèles à une gestion de leur messagerie en interne, l’évolution des besoins (mobilité, rétention des messages), devraient selon Cain pousser les DSI à plus se préoccuper de la gestion organisationnelle des messageries plutôt que de leur hébergement technique.

Les limites de la stratégie Google ?

Sans aller jusqu’à dire que le géant des moteurs de recherche chancèle sous le vent de la bisbille médiatique, deux actualités récentes nous montrent que dans sa volonté de proposer du tout gratuit, les services de Google cachent certaines faiblesses.

Le premier exemple a pour origine une affaire judiciaire initiée par une petite société de 5 personnes. En effet, la bien nommée LimitNone a récemment porté plainte contre Google en lui demandant près d’un milliard de dollars de dommages et intérêts pour violations de contrat et de propriété intellectuelle.

Selon LimitNone, le géant des moteurs de recherche aurait en effet développé Google Email Uploader, un logiciel destiné à rapatrier emails, contacts et calendriers créés et gérés depuis un client de messagerie local sous Windows. Or, le produit final de Google s’avérerait fortement inspiré du logiciel gMove, pour lequel LimitNone avait passé un contrat de licence auprès de Google.

Une affaire qui ternit quelque peu l’image de la firme de Mountain View, et ce d’autant plus qu’elle est fortement impliquée dans des projets communautaires Open Source (dont les codes Libres se retrouvent parfois illégalement dans des logiciels propriétaires payants).

Un fait qui en appel un autre : l’anecdote des limites d’envois d’emails depuis un compte GMail. Le blog Google Operating System nous en dévoile ainsi quelques unes :

  • l’envoi de 500 mails par jour à 500 adresses uniques

  • l’envoi d’un seul mail à un groupe de 500 adresses uniques par jour

  • l’envoi d’un total de 2000 mails par jour à raison de 4 envois d’un seul mail au même groupe de 500 adresses uniques

  • l’envoi d’un seul mail à 100 adresses uniques par jour lorsque vous effectuez un envoi en IMAP ou en POP depuis un client de messagerie local

Au delà de ces limites, ou si le nombre de mails d’erreur en retour est trop important (à cause de boîtes mails non actives, ou d’erreurs dans la transcription des adresses), Google désactive le compte GMail pendant 24h.

Ces limitations se comprennent dans le cadre d’une lutte contre l’envoi de spam mais le problème est qu’elles affectent également les utilisateurs professionnels de Google Apps. Or, Google ne fait état d’aucune page listant l’ensemble des limitations liées aux comptes GMail.

Des actualités qui permettent d’alimenter encore une fois le débat sur la pertinence de la stratégie de financement de Google.

En effet, dans le premier exemple, Google semble vouloir faire profiter gratuitement à ses utilisateurs d’un service normalement payant et en relation avec des logiciels propriétaires.

Dans le deuxième exemple, Google a concsience qu’un service de Webmail gratuit et populaire attirent les convoitises. En particulier celles des spammeurs, prêts à innonder les bases de données utilisateurs de Google de messages publicitaires. Pourtant, si les besoins en terme de messagerie sont bien différents entre utilisateurs particuliers et utilisateurs professionnels, Google ne fait aucune distinction et leur applique des restrictions identiques (par contrainte technique ?).

Faut-il voir dans ces deux faits relatés par plusieurs sites web les limites du modèle du “tout gratuit” ?

Si le débat sur la stratégie de Google peut apparaître comme non-avenu à la vue de la santé financière du groupe, la question n’en reste pas pour autant dénuée d’intérêt sachant les nouveaux objectifs de rentabilité que la firme vient tout juste d’imposer à sa filliale YouTube.