Pages Menu
TwitterRssFacebook
Categories Menu

Posted by on 27, Mar 2012 in A la une, Autour du mail, Messagerie, Mobilité | 0 comments

BYOD: définition, enjeux et impacts

BYOD: définition, enjeux et impacts

«BYOD», cet acronyme est depuis quelque mois de plus en plus visible sur le web, mais que cachent ces quatres lettres ? Le terme « Bring Your Own Device » ou en français « apportez votre appareil personnel », traduit la disparition de la frontière entre les univers « pro » et « perso ». En effet, le BYOD repose sur l’utilisation par le salarié de son matériel informatique personnel (tablette, PC portable, smartphones) dans le cadre professionnel.

Le cabinet Gartner (cabinet de conseil et de recherche spécialisé dans le domaine des techniques avancées) explique ce phénomène par deux points : la consumérisation de l’informatique et l’arrivée de la génération Y dans les entreprises. En premier lieu, les smartphones, netbooks et autres tablettes connaissent une réelle explosion et vont continuer à évoluer et pénétrer dans les entreprises. L’explosion de leur utilisation brouille ainsi la barrière entre équipement personnel et professionnel. En effet, les utilisateurs séduits par la simplicité d’usage de leurs nouveaux terminaux ne peuvent plus s’en passer. Les appareils « grand public » sont considérés comme moins « austères » que les terminaux professionnels : qualité du graphisme, ergonomie…plusieurs critères entrent en jeu. De plus, le nomadisme des salariés a accéléré le mouvement: dans un contexte d’ultra mobilité il est plus simple de n’utiliser qu’un terminal. Enfin, les individus sont de plus en plus accros à leur terminal mobile (cf. article «Des emails professionnels trop envahissants») et souhaitent que ce dernier combine messagerie, accès à des services Cloud, accès aux données et applications professionnelles, au multimédia etc… En second lieu, cette génération de technophiles (jeunes ayant entre 18 et 30 ans aujourd’hui, la génération « Y » ou « Why »), est devenue experte dans l’art d’utiliser quotidiennement les réseaux sociaux, la mobilité, le Cloud…que se soit au niveau professionnel ou personnel, pour eux les frontières entre ces deux univers n’ont jamais vraiment existées.

Cet afflux d’appareils personnels dans l’entreprise ne réjouit pas forcément les dirigeants et responsables informatiques. En effet, ces appareils «non contrôlés» par la société peuvent être source de multiples menaces concernant la sécurité des données.

Quels enjeux et solutions ?

Le BYOD doit permettre l’accès aux applications du Système d’information de l’entreprise via un terminal étranger à celle-ci et ceci sans avoir à investir dans une flotte de terminaux ni même de s’occuper du support du périphérique. L’objectif du DSI est donc de proposer un service compatible avec la plupart des terminaux et facilement paramétrable par l’utilisateur final. Nombreuses applications sont accessibles au moyen d’un simple navigateur et pour les autres la virtualisation du poste de travail peut s’avérer une alternative efficace. Le BYOD amène une réelle réflexion concernant l’organisation de l’entreprise, sur la manière d’assurer la sécurité de celle-ci et de ses données. Mais elle amène à réfléchir aussi à l’intégration des nouveaux terminaux dans le cadre professionnel…

Avec le BYOD, la politique de gestion et de sécurité est totalement remise en cause: le DSI n’est plus le seul décideur et la « flotte » mobile de la société devient hétérogène. Certaines entreprises ferment les yeux, d’autres dépensent des sommes considérables dans la gestion de systèmes d’exploitation mobiles et dans la mise en œuvre de logiciels capables de protéger et d’isoler automatiquement les informations et applications de l’entreprise,  et enfin certaines sociétés interdisent tout simplement l’utilisation du matériel personnel dans le cadre du travail. Il s’agit du problème majeur soulevé par le BYOD.

Au niveau organisationnel, la gestion de nombreux systèmes doit être aussi aisée que celle d’un seul. Cela permet à l’utilisateur d’accéder facilement aux données et au DSI de faciliter le support. L’enjeu futur est ainsi la gestion des identités (unification des multiples profils du titulaire d’un terminal et cohabitation des contacts et messageries pro et perso).

Enfin, des questions juridiques et RH sont également soulevées. Que faire si le matériel contenant des informations professionnelles est endommagé ou volé avec des informations confidentielles ? Comment séparer sphère privée et professionnelle? Comment empêcher les employés de tomber dans l’hyper-connectivité?

La place de la messagerie dans le BYOD

Une étude annuelle a été menée par Dresner Advisory Services en octobre dernier auprès d’un panel d’entreprises mondiales (tous secteurs d’activités confondus). Elle nous explique que l’ email est naturellement l’application mobile prioritaire dans les entreprises. Pour elles la «mobilisation» et le développement du BYOD sont des priorités. Avec un indice de 3,5 (sur une échelle de 0 à 4), suivi de près par les outils de gestion d’informations personnels (3,1) l’accès aux comptes de messagerie et emails professionnels sur le matériel personnel ainsi que son contrôle est une priorité.

Une autre étude de Avenade “The Consumerization of IT” a été menée auprès de 605 décideurs. Essentiellement des responsables métier et informatiques de 17 pays en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Europe et dans la zone Asie-Pacifique. Elle nous montre que les entreprises déploient de plus en plus d’applications « cœur de métier » pour les rendre accessibles aux équipements mobiles. Et donc aussi aux terminaux personnels. Par ordre d’importance, les entreprises permettent aux équipements personnels d’accéder à :

  • la messagerie, l’agenda et les contacts (85 %),
  • les réseaux sociaux (46 %),
  • le  CRM (45 %),
  • la gestion du temps et des dépenses (44 %),
  • l’ERP (38 %).

Soit des applications « utiles » à la productivité de l’employé et donc de la société. À noter, 79 % des entreprises sondées ont planifié des nouveaux investissements. Et ce dans le bur de supporter l’intégration des équipements personnels sur 2012. De plus, 25% du budget informatique des entreprises sera utilisé pour gérer l’accès aux « terminaux BYOD ».

Ainsi, le phénomène BYOD commence à être accepté. Il se démocratise même avec l’investissement accru des sociétés dans les solutions mobiles. Quant à la future étape du BYOD, on parle déjà d’ « App Stores d’entreprises » dans lesquelles ces dernières pourront proposer aux salariés des applications liées à leurs postes.

Post a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *