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Posted by on 3, Nov 2016 in A la une, Autour du mail, Sécurité | 0 comments

Cloud souverain, collectivités, le gouvernement lance un rappel à l’ordre

Cloud souverain, collectivités, le gouvernement lance un rappel à l’ordre

Selon une récente décision du gouvernement, les données de l’administration Française sont considérées comme « Trésor National ». Dans le but de conserver ces données, le gouvernement exige un hébergement de « ses trésors nationaux » sur le territoire pour en garantir la pérennité.

Cette décision fait débat sur la toile.

Parmi les « pessimistes », le directeur général d’Alfa Safety (hébergeur nantais), Christophe Lejeune affirme que c’est impossible à mettre en place. Il explique « Prenons l’exemple très simple de la messagerie en ligne, Microsoft avec Office365 détient près de 85% du marché, Google et ses Apps 15%. Quelques acteurs se partagent les miettes, aucun n’a la taille suffisante pour proposer une alternative française. Et on imagine mal les collectivités territoriales se couper du monde Microsoft, ce qui entraînerait des coûts et des difficultés de migration et de formation. »

Et encore une fois selon lui : « Il faut être conscient que l’hébergement sur le sol français n’est pas une garantie de sécurité ».  Il estime qu’il faut penser à l’échelle européenne. « Nous sommes dans un métier de travail à distance, la conception des sites des collectivités doit se faire avec des acteurs de proximité qui connaissent les collectivités, c’est compréhensible, mais l’hébergement c’est différent. Un site de collectivité ce n’est quand même pas du secret-défense. »

Mais ce n’est pas l’avis de tous !

Un autre point de vue plus positif

Une étude Gartner à l’échelle mondiale portant sur plus de 40 000 organisations attribuait début 2016 : 8% de parts de marché à Office 365 et 5% à Gapps. On est loin d’une hégémonie annoncée plus haut. Rappelons, également que la société de services numériques française Cap Gemini compte plus d’employés que Microsoft (180 000 VS 117 000). Autre chiffre OVH est le 3ème hébergeur mondial, avec ses 240 000 serveurs physiques se classe régulièrement devant Amazon ou Google pour sa qualité de service (cloud screener). Par conséquent, on ne peut pas affirmer qu’Orange Business Service, Atos ou d’autres acteurs plus modestes tels qu’Alinto (ce dernier travaillant pour des banques et des ministères) aient quelque chose à apprendre des Américains en termes de sécurité et d’hébergement.

Outre-Atlantique, on observe également un mouvement de défiance envers les Géants du cloud. Des clients Gapps font machine arrière pour bénéficier de plus de support et services de la part d’acteurs plus locaux. La France ne fait que suivre une stratégie adoptée par de nombreux pays : les USA d’abord, la Suisse, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie qui imposent de plus en plus un hébergement national des données.

Pour conclure, la sécurité est très bien assurée pour un hébergement en France. Il faut accepter d’investir dans un service proposé par des prestataires expérimentés qui répondront aux exigences législatives ou réglementaires.

Une fausse idée du prix

Préférer les grands hébergeurs comme Microsoft, c’est accepter une politique marketing dite du « pot de miel ». Cela peut finir par vous revenir jusqu’à 20€/mois/utilisateurs (certains plans entreprise de Microsoft). Les acteurs Français savent proposer des offres sérieuses entre 1€ et 5€ par mois… En fonction des usages de chaque typologie d’utilisateurs.

Pour finir, conserver des trésors nationaux en France, c’est aussi assurer des recettes supplémentaires à l’État Français. Cela génère aussi de la croissance, des emplois… Bref un cercle vertueux où tout le monde est gagnant.

 

Sources : Le Monde Informatique, Channel News, La lettre du Cloud

 

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