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Posted by on 28, Oct 2015 in A la une, Autour du mail, Non classé | 0 comments

L’hébergement des données en Amérique reconnu risqué

L’hébergement des données en Amérique reconnu risqué

Protéger les données des utilisateurs Européens est une préoccupation d’actualité. Héberger ses données en utilisant les services des géants américains (GAFA – Google Apple, Facebook, Amazon) est désormais reconnu par Bruxelles comme non sécurisé.

La bonne nouvelle -> La décision qui sauve nos données

Depuis le 6 octobre 2015, la Cour de Justice de l’Union Européenne a invalidé l’accord « Safe Harbor ». Concrètement cet accord garantissait aux clients européens que leurs données étaient stockées en conformité avec les lois européennes.

Suite aux révélations d’Edward Snowden, sur l’espionnage de masse pratiqué par la NSA, et à la plainte du citoyen autrichien Mark Schrems la Cour de Justice a remis en cause et annulé cet accord de libre-échange.

Triste coup porté à l’Oncle Sam, puisque cette décision suggère que les États-Unis n’assurent pas « un niveau de protection adéquat des données à caractère personnel » et plonge les entreprises américaines dans un statut d’illégalité soudain ! Quid des collectivités et administrations ayant fait le choix des marchés publics de G.Apps ou Office365 pour leurs services collaboratifs !

La moins bonne nouvelle -> Les États-Unis résistent

Le département du commerce américain a annoncé que cette décision ne ferait pas changer les pratiques actuelles d’hébergement. Le Gouvernement Américain est bien conscient que les révélations de Snowden, ajoutées à cette décision européenne portent atteinte à leur intégrité. Mais depuis plus de 18 mois des négociations discrètes sont engagées avec Bruxelles pour faire évoluer le Safe Harbor malgré l’opposition d’un groupe d’Eurodéputés.

À court terme, ce qui risque de changer concerne les sociétés américaines implantées sur le sol du vieux continent, qui elles, deviennent tributaires de cette décision du Conseil de Justice.
Par exemple, le géant Facebook qui possède un data center en Irlande est en théorie tributaire de l’agence de protection des données irlandaises.

Les alternatives -> hébergement des données en Europe

Et vous dans tout ça ? Pour votre compte Facebook, Twitter ou Gmail, il est clair que vous pourrez difficilement modifier les conditions générales des GAFA. La prudence s’impose, car le stockage de vos données personnelles est dépendant des législateurs américains.

Du coté des entreprises, sachez que des alternatives existent. La meilleure solution dans ce genre de cas, c’est de s’assurer que ses données sont bien conservées en Europe, soit en choisissant un prestataire européen qui héberge vos données sur le sol européen (ce n’est pas toujours forcément le cas). Si vous êtes entourées d’une armée d’avocats vous pouvez aussi tenter de négocier votre contrat avec votre fournisseur Outre-Atlantique.

N’oubliez pas que des sociétés comme Alinto vous permettent d’héberger vos fichiers, messageries, en Europe et souvent avec des solutions bien plus flexibles que les géants américains.

En bref, restez vigilant, informez-vous, préférez des acteurs de proximité avec qui vous pouvez discuter et tout devrait bien se passer !

Sources : Le monde, Le blog d’Oodrive, Quechoisir.org 

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