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Posted by on 21, Oct 2014 in A la une, Sécurité | 1 comment

Le droit à l’oubli

Le droit à l’oubli

Aujourd’hui nous allons évoquer le droit à l’oubli offert par Google. C’est-à-dire la suppression pure et un simple d’un propos diffamatoire, d’une page web vous insultant ou d’un vieux blog très honteux… Nous évoquerons le parcours du combattant d’une journaliste travaillant pour le Figaro.fr.

Le droit à l’oubli a été mis en place en mai dernier par la Cour de justice européenne pour permettre à tous les citoyens européens de demander la suppression de données personnelles «inappropriées, hors de propos ou qui n’apparaissent plus pertinentes». Près de 6 mois plus tard, Google a déjà reçu plus de 135.000 demandes via son formulaire.

Ce processus a émergé en France des suites de l’apparition de photos érotiques concernant un grand patron du milieu de l’automobile. Et aujourd’hui c’est monsieur et madame Toutlemonde qui pourraient en avoir besoin, comme en témoigne l’expérience de la journaliste Lucie Ronfaut.

Un jour, au détour d’une navigation sur Internet, elle découvre que son nom est associé à des images à caractère pornographique et des propos homophobes. Car un internaute anonyme n’avait pas « apprécié » un de ses articles sur les relations entre Vladimir Poutine et le réseau social russe VKontakte, il l’insultait ouvertement de « russophobe pathologique ».

Elle a alors contacté Google via le formulaire, renseigner son nom, prénom, le lien à désindexer. Elle a aussi justifié sa demande en précisant que la page était diffamatoire et utilisait une photo d’elle sans son autorisation.
Deux mois plus tard, Google lui répond que sa demande est injustifiée. «Il semble que l’URL mise en cause se rapporte à des questions qui présentent un intérêt particulier pour le public concernant votre vie professionnelle» autrement dit, les internautes ont le droit de savoir qu’elle est qualifiée de «russophobe pathologique» car il s’agit d’une qualification liée à son travail. De la même manière qu’un restaurateur ne peut pas demander à désindexer un commentaire critiquant sa cuisine.

Son cas n’a rien de particulier, Google refuse environ 32 % des URLs soumises et en accepte la moitié (53 %). Les 15 % restant font l’objet d’une observation plus approfondie. Au niveau des demandes de suppression, près de 13 % d’entre elles concernent l’effacement d’un profil de réseau social.

À tous les refusés de Google, ne perdez pas espoir ! Vous pouvez aussi vous tourner vers  «l’autorité chargée de la protection des données dans votre pays». En France, c’est la CNIL : la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés. Sur son site vous pouvez formuler une plainte en cas de difficultés à faire effacer du contenu. Pour l’instant la CNIL a reçu une soixantaine de plaintes mais n’y a pas donné suite. Elle attend une réunion avec les autres autorités européennes de protection des données pour aviser. Cette réunion arrive ce mois-ci, alors patientons encore un peu.

En attendant, je vous invite à rester discret et à regarder cet article qui aborde le droit à l’oubli sous un jour plus juridique.

Sources : Le figaro.fr, image

1 Comment

  1. Depuis que ce service existe.Les gens se bousculent!

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