Les spammeurs s’intéressent au cloud computing

Le Web-marchand Amazon n’aura pas eu à attendre que son service de « nuage de calcul » soit publié en version finale pour qu’il connaisse ses premières attaques de spammeurs.

Les sites Spamhaus et Outblaze ont récemment classé tout ou partie des IP du domaine d’EC2 (Elastic Compute Cloud) dans leurs listes noires des IP émettrices de nombreux spam.

En plein développement actuellement, le marché balbutiant du cloud computing (nuage de calcul), tel qu’il est communément appelé sur la Toile, se voit déjà pris d’assaut par les spammeurs. Il faut avouer que du point de vue d’un spammeur, le cloud computing représente plusieurs avantages.

Le système consiste en une dématérialisation des salles serveurs en entreprise. Concrètement, grâce aux réseaux haut débit et aux nouvelles possibilités matérielles qu’offrent notamment les processeurs en matière de virtualisation (installation d’un deuxième système d’exploitation tournant en parallèle du premier), il devient aisé, pour de grands groupes, de proposer des services d’infogérance de calcul lourd et de SaaS, dont les ressources sont accessibles en ligne.

Les entreprises qui développent des logiciels générant des calculs intensifs peuvent aujourd’hui choisir de payer ce service à des sociétés qui prennent en charge les besoins matériels. S’ensuivent donc des économies substantielles réalisées par les entreprises clientes, en terme d’exploitation. Mais cela est aussi vrai pour les besoins des spammeurs !

Comme la vérification des activités effectuées sur chaque serveur virtuel engendrerait des moyens extrêmement importants pour les firmes proposant le cloud computing, les spammeurs profitent des faiblesses de ce service naissant pour dématérialiser eux-aussi leurs serveurs et brouiller les pistes qui mèneraient directement à eux. Par ailleurs, le problème peut très vite atteindre d’énormes proportions du fait que nombre d’offres de cloud computing proposent un ajustement en temps réel du nombre de serveurs virtuels mis à disposition des clients, selon les besoins ponctuels de ces derniers.

Alors que Dell en est est encore à vouloir déposer le nom de cloud computing, des firmes telles que Google (avec IBM), Yahoo (avec HP et Intel), ou encore AT&T s’empressent de marcher dans les traces d’Amazon, sans pourvoir encore empêcher le cloud computing de devenir un incroyable nid de spammeurs.

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