18 novembre 2008 at 16:20
Les pannes de GMail se suivent et se ressemblent. Après déjà trois pannes successives pendant le mois d’août, la messagerie de Google a encore eu à accuser le coup d’une panne d’un peu plus de 24h, rendant le service totalement inopérant.
Si la plupart des utilisateurs de GMail utilisent le service gratuitement, pour les entreprises qui ont choisi de faire confiance, pour 50$ par an, aux applications en ligne de Google, la disponibilité du service à plus de 99%, vantée par la firme, n’est pas respectée.
Les Administrateurs Google Apps de certaines entreprises américaines commentent durement l’affaire, sur Internet. L’un deux, sous le pseudonyme de Techlinks, écrit ainsi : « Cette panne nous a affecté durement et nous avons été sans messagerie pendant 24 heures. Maintenant nos affaires en souffrent. ». Dans le même ton, un autre administrateur, identifié comme Bill W. sur Internet, laissait ceci : « C’est considéré comme un problème critique dans notre entreprise. Nous allons peut-être devoir prendre d’autres dispositions. Apparement Google mais n’est pas vraiment fiable. »
Au delà des simples pannes techniques à répétition, ce qui finit d’agacer particulièrement les utilisateurs professionnels se trouve être le manque de communication de la firme de Mountain View sur l’origine ou la résolution des pannes.
Des faits qui viennent encore alimenter le débat sur la pertinence des systèmes de messagerie exclusivement en ligne, comme ceux de Google, justement.
18 novembre 2008 at 16:20
L’application de messagerie pour téléphones mobiles de Google, GMail for mobile, passe en version 2 et colle désormais à l’utilisation courante d’un mobile, soit le fait que ce dernier n’est pas connecté en permanence au réseau de l’opérateur.
En effet, jusqu’à présent, et donc depuis la distribution du logiciel en décembre 2005, GMail for mobile ne permettait pas de rédiger et d’envoyer un email de réponse sans que le mobile de l’utilisateur soit connecté à Internet. Une curiosité, surtout si l’on considère le fait qu’en 2005, les offres de connexion illimité en 3G+ ne couraient pas vraiment les rues pour la cible grand public que vise surtout GMail…
C’est donc pour ce mois d’octobre 2008, avec le développement en parallèle de ce genre d’offres chez les opérateurs mobiles, que Google propose désormais un mode déconnecté pour la consultation de sa messagerie. Les utilisateurs de mobiles BlackBerry ou de mobiles sous Java peuvent télécharger cette nouvelle version de l’application, qui leur permettra donc de rédiger des messages sans connexion préalable et de les envoyer dès que celle-ci aura été établie par l’utilisateur.
7 novembre 2008 at 17:14
Dorénavant attendue dans le courant du premier semestre 2009, la version finale de Thunderbird 3 est évoquée au cours de deux interviews, publiées sur le Web, de David Ascher, Directeur de la filiale Mozilla Messaging, de la Fondation Mozilla.
Les propos échangés, et recueillis par 01net dans le premier entretien, nous apprennent ainsi que la future version du client de messagerie reprendra une bonne partie des nouvelles technologies intégrées à Firefox 3 (moteur Gecko, système d’extensions). L’extension Lightning, ajoutant un système d’agenda, fera désormais partie intégrante du logiciel. Les onglets devraient également faire leur apparition, ainsi qu’un moteur de recherche performant, basé sur le contenu des emails mais aussi sur des méta données ajoutées par l’utilisateur.
David Ascher en profite aussi pour revenir sur l’intérêt que gardent encore les clients de messagerie sur les Webmails. Cette question est cependant un peu plus développée dans la seconde interview, réalisée par Clubic, où sont évoqués les solutions de mode déconnecté des Webmails (telles que Google Gears) et les développement de plug-in de messagerie pour navigateurs Web (comme Snowl, pour Firefox). L’interview de Clubic détaille un peu plus l’organisation interne de Mozilla Messaging et les échanges avec les équipes de Firefox.
En attendant, la version 2.0.0.17 de Thunderbird reste téléchargeable depuis le blog.
7 novembre 2008 at 17:13
C’est par les résultats d’une enquête menée, en milieu professionnel, auprès de 260 personnes qu’un des spécialistes de l’archivage de données, GFT inboxx, dévoile des chiffres surprenants. L’entreprise allemande dévoile ainsi dans son rapport que :
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plus de 75% des salariés disent n’avoir reçu aucune consigne portant sur l’archivage ou la conservation des emails à caractère professionnel
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les directives communes de conformité et de légalité ne sont pas respectées – plus d’un tiers des salariés ont perdu d’importants documents électroniques, sans jamais les avoir retrouvés
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les habitudes des utilisateurs ajoutent une contrainte inutile sur les serveurs de messagerie et les capacités de stockage – 41% des salariés laissent leurs fichiers attachés à des emails et près de la moitié seulement ont une limite de capacité liée à leur boîte mail
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Les utilisateurs trouvent l’archivage complexe et laborieux et tireraient bénéfice d’une approche unifiée à l’archivage
Pour Juergen Obermann, CEO de la société GFT inboxx, les résultats du rapport ne peuvent amener qu’à deux hypothèses : « soit les entreprises ont gardé une approche laxiste dans le stockage de l’information et la gestion des emails, soit elles ont échoué à communiquer les règles à leurs employés. Ce qui, par conséquent, se répercute sur le contrôle de l’utilisation de l’email par le personnel et sur celui du stockage de l’information potentiellement critique. »
« Dans un contexte actuel de conformité aux cultures d’entreprise, il est impensable que plus de la moitié des personnes interrogées pense qu’il n’y a aucune politique de messagerie en place ou qu’elle n’en ait pas connaissance », poursuit Obermann. Il s’étonne d’ailleurs que seulement la moitié des personnes ait une boîte à l’espace de stockage limité.
Selon lui, « la crise des crédits va obliger à repenser entièrement les budgets des entreprises pour l’année à venir. Alors que la gestion de l’email et celle du stockage de l’information ont toujours été le souci des départements informatiques, la réduction inévitable des budgets va les forcer à repenser les pratiques courantes de l’email en entreprise. L’archivage est la clef de cette équation qui permettra à des organismes de reprendre le contrôle de leurs systèmes, tout en réduisant les dépenses de stockage. »
On pourrait arguer que Monsieur Obermann semble prêcher un peu pour sa paroisse ; d’autant que le nombre des sondés semble particulièrement faible pour espérer être suffisamment représentatif. Néanmoins, les dernières paroles transmises comme conclusion de l’enquête sont loin d’être inintéressantes.
A l’heure de la progression des messageries en ligne et de celle de l’utilisation de l’email dans les échanges professionnels (et avec tout ce que cela peut comporter de confidentiel), la question de l’archivage de ces documents se fait de plus en plus pressante. Et il est indéniable que les solutions d’archivage proposées aux professionnels sont là pour combler un manque évident, ou une faiblesse de gestion avérée, dans le domaine.
4 novembre 2008 at 9:02
Aujourd’hui, le blog vous propose un nouveau sondage pour connaître vos moyens de communications préférés sur téléphone mobile. Objectif de demainlemail, avoir évidemment un aperçu des envies des utilisateurs et de leurs attentes, sur ce qui constituera l’un des outils de communication les plus utilisés à l’avenir.
Votre réponse dans la colonne de droite du blog.
28 octobre 2008 at 11:55
Il n’y a pas que le matériel, dans la vie ! C’est apparemment la conclusion à laquelle est venu Cisco Systems, l’équipementier pour les réseaux informatiques, qui a lourdement investit cette année dans les moyens logiciels centrés sur les plate-formes de communication.
Le mois dernier, la firme Californienne a annoncé avoir racheté Jabber Incorporated, la société fondée sur les technologies ouvertes et standardisées du protocole de messagerie Instantanée XMPP. Jabber regoupe en effet plusieurs technologies Libres de protocoles de communication, basées sur une décentralisation des serveurs de Messagerie Instantanée, contrairement aux protocoles de concurrents historiques tels que Windows Messenger ou Yahoo! Messenger. La connexion aux services de Jabber s’effectue d’ailleurs avec un identifiant prenant une forme identique à la structure d’une adresse email.
Depuis sa création, Jabber a connu plus qu’un succès d’estime, puisque nombre de clients de Messagerie Instantanée très utilisés, comme iChat (Apple), Gtalk (Google), AIM (AOL) ou encore Yahoo! Messenger, offrent aujourd’hui une compatibilité avec le protocole Jabber. Ce soutient ne permet pas seulement à Jabber de se populariser, il permet l’interopérabilité de tous les clients IM qui le supporte.
Jabber Inc. est une société qui s’est fondée sur l’utilisation des technologies Jabber, en proposant aux professionnels l’intégration de serveurs IM dans leur infrastructures réseau. Et c’est donc cette société que vient d’acquérir Cisco Systems. Une acquisition qui vient parfaire la nouvelle stratégie de Cisco, puisqu’elle s’ajoute à l’acquisition de WebEx (éditeur d’une plate-forme collaborative de gestion des ressources et des moyens du personnel), et à celle de PostPath (éditeur d’une plate-forme Webmail dotée d’un agenda collaboratif et de fonctions vantées comme interopérables avec les solutions de synchronisation mobile de Microsoft et de RIM).
En plus de fournir les moyens structurels à l’édification d’un réseau informatique, Cisco Systems s’apprête donc à proposer, à terme, des services complémentaires de communication réseau (courrier, agenda, synchronisation mobile, chat, visio-conférence, etc), accessibles aussi bien en interne qu’en externe. Une offre particulièrement complète qui pourrait faire de l’ombre à la concurrence (Microsoft et Google en tête), dès que la firme aura unifiée les technologies de ses différentes acquisition au sein d’un même ensemble de services.
27 octobre 2008 at 16:16
Alors que l’action Research In Motion valait près de 148$ au mois de juin, la crise financière fait aujourd’hui chuter son cours à près de 50$, ce qui ne valorise plus la firme canadienne qu’à hauteur de 28,5 milliards de dollars. Une situation propice à son rachat, particulièrement pour Microsoft, selon certains analystes.
Certains considèrent, en effet, que l’acquisition de RIM par l’éditeur de logiciels se révèlerait particulièrement stratégique. Elle aurait ainsi principalement deux avantages : le premier serait d’éliminer un concurrent sur le secteur des OS mobiles pour SmartPhone (abandon de BlackBerry OS au profit de Windows Mobile) ; le deuxième serait d’affirmer une position sur un marché naissant (celui des terminaux mobiles Internet) pour lequel Windows Mobile a aujourd’hui à affronter la concurrence particulièrement féroce de l’iPhone d’Apple et celle du système Android de Google.
Une telle conséquence entraînerait aussi certainement la migration du fameux système de Push Mail de RIM (fonctionnant avec l’association des logiciels BlackBerry Entreprise Server et BlackBerry Connect), pour favoriser encore davantage la diffusion des technologies Microsoft équivalentes (avec Exchange Server et la synchronisation par ActiveSync).
D’aucuns pensent que Microsoft aurait déjà entamé des discussions avec RIM pour convenir d’une OPA amicale proposée pour 50$ par action ; ce qui sous-entend que Microsoft s’attendrait à une baisse encore importante du cours de l’action RIM, dans les semaines à venir.
Toutes ces questions devraient vraisemblablement trouver réponse avant la fin de l’année.
24 octobre 2008 at 11:41
L’information serait presque passée inaperçue, au début du mois de septembre, si John Bambenek, de l’Institut SANS (spécialisée dans la recherche et la formation sur la sécurité informatique), n’avait relevé les dernières données fournies par les graphiques du site de la Shadowserver Foundation.
Ce groupement de surveillance, composé de professionnels de l’informatique et de la sécurité des données, publie en effet sur son site des graphiques, mis à jour régulièrement, et référençant des données collectées sur l’activité réseau de malwares, virus, attaques DDoS, et autres botnets.
C’est à la lecture d’un des graphiques de la fondation, que John Bambenek a rapporté sur son blog la croissance par 4 du nombre de machines infectées par des bots, en seulement 3 mois !

Progression de nombre de bots référencés depuis 90 jours
Une augmentation inquiétante qui, selon lui, coïnciderait avec celle des attaques par injection de commandes SQL, en nette recrudescence sur les serveurs Web depuis quelques temps. Ce type d’attaque permet à un pirate de récupérer la base de données des utilisateurs référencés par un site Web, pour ensuite faire de ces derniers les proies de son logiciel robot.
Si John Bambenek, avec ses collègues de l’Institut SANS, s’estiment assez bons dans la détection des attaques réseau et des infections par email, ce dernier reconnaît qu’il leur reste encore beaucoup de travail pour détecter de pures attaques de serveurs Web. Philosophe, John conclue ainsi : « C’est l’un des inconvénients de travailler de façon réactive. Nous sommes derrière la courbe de progression pendant un certain temps, jusqu’à ce que nous trouvions quelque chose qui nous ramène à une certaine parité. »
21 octobre 2008 at 10:15
Décidément, l’audace des spammeurs ne connaît pas de limite ! Leur dernière trouvaille ? Se faire passer pour une agence de lutte contre le piratage d’œuvres protégés par les droits d’auteur.
Tout commence par un email en anglais, que reçoit la victime. Celui-ci est au nom de MediaDefender, une société qui existe bel et bien et dont l’activité est de lutter contre les téléchargements illégaux de films ou de musiques.
Employée par les majors américaines, elle se contente de piéger les pirates en diffusant, sur les réseaux de partages, des fichiers aux noms évocateurs d’œuvres récentes et renommées ; mais pour le moins très différents, dans leur contenu, de ce à quoi s’attendent les utilisateurs qui les téléchargent. In fine, le but est ainsi de décourager les personnes qui se servent un peu trop des réseaux eDonkey ou Bittorrent.
Or, c’est justement par l’un des sites affiliés aux téléchargements pirates, que l’on apprend qu’un spammeur se sert du nom de cette société, et du fait que de nombreux internautes utilisent ces réseaux, pour leur faire croire qu’ils ont été identifiés et qu’ils encourent des sanctions pénales.
Le message est livré avec une pièce jointe contenant, soit-disant, une liste des recherches effectuées par l’utilisateur, sur plusieurs sites célèbres référençant des fichiers torrent. Bien évidemment, la fameuse pièce jointe n’est là que pour lancer l’installation d’un Troyen, dès son ouverture… Car toute cette histoire n’est qu’un leur.
Si MediaDefender cherche bien à nuire aux téléchargements pirates, en aucune manière la société n’est en droit de pister les recherches des utilisateurs sur ces sites, ni d’ailleurs de collecter des informations susceptibles d’identifier tel ou tel utilisateur, réalisant des téléchargements illégaux.
Il est coutumier de trouver des fichiers contenant des virus sur les réseaux P2P, mais ici, la fourberie du spammeur tient dans le renversement des situations. Une personne qui contamine son ordinateur avec un fichier trouvé sur les réseaux P2P est son propre coupable, serait-on tenté de dire. Mais dans ce le cas présent, l’email de spam considère comme coupables de téléchargements pirates tous les utilisateurs, et leur demande de cliquer sur sa pièce jointe pour « se mettre en règle ».
Or, sur le court laps de temps qui la sépare de son apparition, il semblerait que cette seconde méthode démontre son étonnante efficacité sur la première !
8 octobre 2008 at 17:48
Nokia ne semble plus vouloir laisser les BlackBerry de RIM prendre davantage de parts sur le marché des SmartPhone. Si celle du n°1 de la téléphonie mondiale s’établissaient à 50,8% sur le marché des SmartPhone, elle serait descendues à 47,5% entre les seconds trimestres des années 2007 et 2008, selon les chiffres de l’institut Gartner. Or, dans le même temps, la part de marché de Reasearch In Motion aurait pratiquement doublé, passant de 8,9% à 17,4%.
Nokia réagit donc en conséquence face à ce sérieux concurrent : tous les modèles de gamme N de la fameuse série 60, anciens comme nouveaux, bénéficieront bientôt d’une compatibilité avec les serveurs de messagerie Microsoft Exchange. Cette compatibilité est rendue possible par l’intermédiaire d’un logiciel développé par Nokia, Mail for Exchange, pour lequel Nokia a acquis une licence Miscrosoft ActiveSync et qui autorise le Push Mail avec les serveurs Exchange 2007.
Jusqu’à présent, seuls les modèles de gamme E (professionnel) et deux modèles de gamme N (grand public), les N78 et N96, disposaient de ce logiciel. En outre, l’abandon du logiciel BlackBerry Connect (application de Push email propriétaire, passant exclusivement par les serveurs de RIM) sur les modèles E66 et E71 constituait déjà un prélude au rafraîchissement des relations entre les deux firmes. Désormais, Nokia semble bien décider à lutter plus fermement contre le canadien RIM.
Notons, par ailleurs, que cette décision s’inscrit aussi dans une stratégie d’innovation opérée par le géant finlandais. Pour espérer ne pas être bientôt dépassé par des SmartPhone concurrents aux possibilités très avancées, Nokia a compris qu’il fallait faire évoluer les solutions logicielles plus rapidement. Quitte à racheter l’éditeur de Symbian OS, pour tenir tête aux OS concurrents comme Windows Mobile (Microsoft), BlackBerry OS (RIM), OS X (Apple) et Android (Google).